Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Les frères Joseph
Revel Serge
ROUERGUE
20,00 €
Épuisé
EAN :9782812604584
... Qu'est-ce que les journaux en disent de la guerre? Y a-t-il du bon et espoir de quelque chose? Si j'avais une jolie blessure je serais plus heureux...ClémentLettre du 4 mars 1916C'est le temps des vaches maigres. Maigres parce que nourries de vieille paille, d'herbe sèche et d'un peu de verdure glanée le long des chemins ou délaissée après les fenaisons à l'ombre d'un frêne ou d'un buisson. En cet été si sec, il ne faut pas entamer le foin de l'hiver, ce foin qu'on vient juste d'engranger. Elles donnent chacune de quatre à cinq litres de lait par jour, les deux tarines aux yeux comme ourlés de khôl. De quoi faire des tommes et même en vendre à l'épicerie. Avec les trois chèvres et le bouc qui pue tant lorsque les femelles sont en chaleur qu'il faut l'éloigner pour que le lait ne prenne pas l'odeur, cela fait un joli petit troupeau à Joseph Trilloux, au moins de quoi vivre. Six journaux de bonne terre, un de vigne, un autre planté de fruitiers. Joseph ne se plaint pas même si la vie est dure. Il a de quoi nourrir toute la famille, une maisonnée de sept bouches sans compter l'aîné, Alphonse-Joseph, marié avec Alberte Bonin qui lui a donné déjà un beau garçon qui va sur ses trois ans et qui attend un enfant pour les jours à venir, Alphonse qu'il faut encore aider le temps qu'il ait suffisamment de terres pour faire vivre sa famille, Alphonse, un tendre lui aussi, comme son cadet, mais les pieds sur terre, un vrai paysan qui saura conduire ses affaires. Décidément, on ne sait faire que des garçons chez les Trilloux! Même Lucien, le frère de Joseph, a deux gars: l'aîné, Honoré a l'âge de Pierre et Ernest vient de fêter ses dix ans. Ce n'est pas plus mal vu qu'on a besoin de bras, mais il faut aussi partager les terres et là... Restent sept bouches à nourrir à la maison avec la mère, Louise Froment, épousée voilà bientôt vingt-neuf ans, ses deux vieux, l'Auguste et la Clémence qui perd un peu la tête depuis l'hiver. Lui, Joseph, le loup comme on appelle par ici ceux qui viennent vivre chez leur femme, et puis les trois autres garçons restants, vu qu'Alphonse-Joseph, l'aîné, est allé s'installer dans la vieille ferme de l'oncle Thomas. Le cadet, Louis-Joseph, vingt-quatre ans, Pierre-Joseph, vingt-deux ans, né un jour de si grand froid qu'il n'a dû la vie qu'à sa forte constitution et Clément-Joseph, le petit dernier, seize ans depuis le dernier jour des fenaisons.En ce mois de juillet 1914 on parle beaucoup au village, dans les cafés, une dizaine, plus l'épicerie de Marguerite Fillon qui pose trois tables en fer devant sa boutique à la belle saison. Chaque soir, aux retrouvailles, on parle des menaces de guerre. On boit un verre de clinton, ce petit vin acidulé qu'on produit au pays, devisant, disputant, chacun donnant son avis à voix haute et ferme. Chacun a ses certitudes.- On va y aller! crâne Armand, un petit-cousin de Marguerite.- En espérant qu'elle durera pas longtemps, ajoute un vieux qui s'est battu en soixante-dix, près de Sedan.- Et autant qu'elle arrive après les moissons, qu'on ait le temps de tout rentrer, car comment qu'on ferait, nous les femmes qu'ont pas les bras à faucher et à porter les gerbes la journée entière! C'est pas nous qu'on peut y faire même si on aidera, c'est sûr! dit Marguerite dont l'homme cultive quelques journaux de terre.- C'est sûr qu'elle viendra, ajoute le vieux, à cause du Guillaume qui veut la gémonie sur toute la terre.Il a vaguement entendu parler des prétentions de l'empereur.- Ou du Bismarck, ajoute Claude Ferrand, qu'avec son monocle, y joue les maîtres du monde et que ça lui portera pas chance!
Tout commence par la découverte d'une vieille ferme abandonnée, perdue au fond d'une forêt, dévorée par les ronces et le lierre. Un cadenas rouillé, la découverte de deux vies... Et une remontée dans le temps, des années 60 à la fi n du XIXe siècle. L'enquête commence. Comment une jeune bourgeoise parisienne, artiste et féministe, a-t-elle pu épouser au XIXe un paysan de Savoie ? Une rencontre totalement improbable, voire impossible. Comment a pu naître un amour aussi fou ? L'histoire de deux vies traversées de bonheurs infinis et de drames atroces dans un monde paysan qui se transforme tant en un siècle.
Un rire d'enfant, des souvenirs, un chemin de terre brune, un sommet atteint au tout petit matin, un ami qui s'en va, une nuit d'hiver, un voyage, un amour, une cueillette, la lumière d'un sous-bois, la mimique au vent, un rêve inachevé... Il suffit de si peu pour que naisse le bonheur, il suffit de si peu pour qu'il s'enfuit.. Il est si délicatement fragile... " Recueil de textes et d'émotions, promenade à travers la vie et le temps, le temps si difficile à saisir, que l'on voudrait arrêter ou remonter, que l'on voudrait tant maîtriser et que l'on poursuit dans la vie, dans les rêves, à la recherche d'instants magiques, ces petits instants de bonheur, si légers, si subtils...
Résumé : Écrit à partir des carnets d'un soldat blessé à Verdun et de centaines de lettres échangées entre les poilus et leurs familles, ce roman poignant imagine le destin exemplaire de quatre frères pris dans la tragédie de la Grande Guerre et de leur famille paysanne.
Dans ce récit autobiographique, Guillaume Guéraud retrace sa jeunesse dans une cité populaire au cours des années 1970-80, au travers d?un prisme particulier: son rapport au cinéma. Sa mère refusant d?avoir la télé, elle l?entraîne dans les salles obscures et c?est au travers du septième art qu?il découvre le monde. Un récit d?une très grande émotion, qu?on lira aussi comme un éclairage indispensable sur l?univers de cet auteur jeunesse de grand talent.
L'auteur nous explique tout sur cette pratique, mais aussi le rôle des défenses naturelles de la plante et de la terre, ainsi que la façon dont il faut distribuer les légumes et les plantes diverses dans le jardin pour qu?ils se protègent les uns les autres. De nombreux conseils enrichissent cet ouvrage, dont une nouvelle façon de travailler confortablement au jardin avec, comme seul outil, une fourchette. Cette nouvelle édition inclut un chapitre inédit sur les dernières expérimentations de l?auteur.
Deux mois de stage dans un journal local, sur une île paradisiaque de Norvège, c'est une façon sympa de passer son été.Mais Engel a une grande gueule et une fâcheuse tendance à se faire des ennemis.Et comme elle n'est pas du genre à écrire de gentils articles sur la kermesse du coin, elle va mettre son nez et son appareil photo un peu partout... au risque de foncer tête baissée dans ce gui pourrait être sa première et dernière enquête.Un polar nordique haletant.Née en 1976, Ingelin R
Une classe de 4e, en voyage scolaire vers l'Espagne. Dans les Pyrénées, leur bus bascule dans un ravin. Mais il ne s'agit pas d'un accident. La douzaine de rescapés va connaître une nuit d'horreur, à la merci de trois sauvages avides de sang... D'une efficacité redoutable.Notes Biographiques : Né en 1972 à Bordeaux, Guillaume Guéraud vit désormais à Pézenas (34). Au Rouergue, il est l'auteur de quelques albums et de nombreux romans dans les collections doado, doado noir et dacodac mais également dans la brune.
Résumé : A Vitry-sur-Seine, Sihem, jeune franco-algérienne de 23 ans, fait sa rentrée en première au microlycée, un établissement pour élèves décrocheurs. Elle loge à la résidence autonomie Auguste Blanqui, où elle fait la connaissance d'Emile, dit Zapata, un vieux révolutionnaire de 82 ans. Sihem ne croit pas en une société qui, pense-t-elle, ne lui offre pas d'avenir. Zapata cherche un sens à sa vie qui s'achève. Hélène, la professeure de français de Sihem, et Rose, la directrice de la résidence, sont les témoins complices de l'amitié naissante entre ces deux écorchés. A l'aube et au crépuscule de leur chemin, ils prendront ensemble leur envol. Sur l'autre rive de la Méditerranée, en Algérie, Achir rêve lui aussi de changement et de liberté... Un premier roman lumineux.
Résumé : Les histoires d'amour ne se ressemblent pas. Cependant elles entretiennent des correspondances secrètes à travers le temps et l'espace. Alice et Vincent s'aiment, aujourd'hui, à Paris : ils ont l'art et l'érotisme en partage. Leur passion entre mystérieusement en résonance avec d'autres amours, des collines de Rome aux rivages du Brésil, et jusque dans la Grèce antique. Dans cette chasse éperdue où l'on ne sait plus qui fuit et qui assaille, on croise Piero di Cosimo, l'énigmatique peintre de la Renaissance, Diane et Actéon, chasseurs illustres, Ariccia et Philippe, égarés en Italie pendant la Seconde Guerre mondiale, et bien d'autres amants pris dans les tumultes de l'Histoire.
Résumé : " Vous vous demandez sans doute ce que je fais dans la chambre de ma mère. Moi, le professeur de lettres de l'Université catholique de Louvain. Qui n'a jamais trouvé à se marier. Attendant, un livre à la main, le réveil possible de sa génitrice. Une maman fatiguée, lassée, ravinée par la vie et ses aléas. La Peau de chagrin, de Balzac, c'est le titre de cet ouvrage. Une édition ancienne, usée jusqu'à en effacer l'encre par endroits. Ma mère ne sait pas lire. Elle aurait pu porter son intérêt sur des centaines de milliers d'autres ouvrages. Alors pourquoi celui-là ? Je ne sais pas. Je n'ai jamais su. Elle ne le sait pas elle-même. Mais c'est bien celui-ci dont elle me demande la lecture à chaque moment de la journée où elle se sent disponible, où elle a besoin d'être apaisée, où elle a envie tout simplement de profiter un peu de la vie. Et de son fils. "
Il était une fois, dans un grand bois, une pauvre bûcheronne et un pauvre bûcheron.Non non non non, rassurez-vous, ce n'est pas Le Petit Poucet ! Pas du tout. Moi-même, tout comme vous, je déteste cette histoire ridicule. Où et quand a-t-on vu des parents abandonner leurs enfants faute de pouvoir les nourrir ? Allons...Dans ce grand bois donc, régnaient grande faim et grand froid. Surtout en hiver. En été une chaleur accablante s'abattait sur ce bois et chassait le grand froid. La faim, elle, par contre, était constante, surtout en ces temps où sévissait, autour de ce bois, la guerre mondiale.La guerre mondiale, oui oui oui oui oui.J.-Cl. G.Prix spécial du jury du prix des Libraires 2019.Prix des lecteurs L'Express/BFMTV 2019.