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La connaissance inutile
Revel Jean-François
GRASSET
31,85 €
Épuisé
EAN :9782246385813
Jamais la communication n'a été aussi abondante, aussi rapide, aussi présente. Jamais, donc, en théorie, les décideurs politiques, économiques, culturels n'ont travaillé dans de meilleures conditions, et jamais les opinions publiques n'ont disposé d'autant d'éléments nécessaires pour bien juger leurs dirigeants et pour s'orienter. Le monde devrait, par conséquent, ne s'être jamais mieux porté qu'aujourd'hui. Or chacun sait qu'à bien des égards il n'en est rien. La connaissance ne nous fait pas défaut, mais voulons-nous l'utiliser ? La communication est-elle le contraire de l'information ? Jean-François Revel passe en revue la situation de l'information en s'appuyant sur une vaste enquête internationale, parsemée de faits inattendus et de souvenirs personnels. Il tire toujours ses exemples de plusieurs pays à la fois, de plusieurs cultures et systèmes politiques. L'information, bien sûr, c'est d'abord l'explosion de la presse et des médias, mais c'est aussi la connaissance scientifique, c'est aussi l'éducation, c'est aussi la production culturelle, ce qui pose le problème du rôle des intellectuels dans nos sociétés, celui du poids de l'idéologie ou de la désinformation. Construite pour fonctionner grâce à la connaissance, notre civilisation est-elle viable si elle refuse de s'en servir ?
Résumé : L'originalité de l'essai de Jean-François Revel consiste à juger le roman de Proust en " lecture directe " et non pas à travers les idées esthétiques professées par l'auteur et reprises par ses commentateurs. La théorie bergsonienne de la " double mémoire ", postulat philosophique de l'?uvre, est, littérairement, son apport le plus faible. Quant à la célèbre " continuité proustienne ", quant au sens aigu du déroulement temporel, ils n'existent pas. Le génie de Proust est non pas d'avoir révolutionné la forme du roman mais d'avoir inventé un roman sans forme, une nouvelle matière romanesque. Proust a fait sien l'axiome de Ruskin pour qui " le devoir de l'écrivain est de percevoir la réalité " et, dans son ?uvre, il a porté cette exigence à sa plus haute expression, de telle manière que l'art et la vie s'y trouvent indissolublement liés. Il n'est pas pour autant un écrivain naturaliste. C'est un visionnaire : mais, comme Saint-Simon ou Tacite, un visionnaire du vécu.
La démocratie est-elle un luxe ou un minimum vital ? Le marxisme avait cru l'un ; nous découvrons l'autre. Nous assistons, depuis 1980, à l'amorce d'un regain démocratique dans le monde, avec ses composantes inséparables : le libéralisme économique, les libertés individuelles et les droits de l'homme. D'abord le tiers-monde, ensuite le monde communiste ont, sinon encore réalisé, du moins réclamé la démocratie politique et l'économie de marché. Ils tentent de les construire. Socialisme et tiers-mondisme s'effondrent de concert. De leur côté, les démocraties chevronnées, et même leurs partis de gauche, rejettent de plus en plus l'étatisme et le dirigisme, et jusqu'au modèle social-démocrate. En politique étrangère même, on s'achemine vers un nouveau droit international où seront un jour, peut-être, seuls tenus pour légitimes les Etats démocratiques. Les autres ne pourront plus compter sur la complicité passive des démocraties et invoquer le vieux principe de la " non-ingérence " pour asservir leurs populations impunément, comme ce fut et c'est encore le cas dans tant de régimes totalitaires. Voilà le bilan de cette révolution avec ses perspectives d'avenir, que présente ici à l'échelle planétaire Jean-François Revel. Quels en sont les acquis ? Peut-elle, va-t-elle se poursuivre ? La sortie du communisme ne se révèle-t-elle pas bien plus ardue qu'on ne l'avait imaginée tout d'abord ? Comment passer d'une culture de l'obéissance à une culture de la liberté? Les pays en voie de développement pourront-ils éliminer la corruption qui ronge leurs économies ? Les démocraties développées ne sombrent-elles pas elles-mêmes dans la corruption et l'apathie ? L'Islam peut-il se démocratiser ? Les fanatismes nationaux, ethniques, religieux vont-ils répandre partout le chaos ? Une autre idéologie perverse va-t-elle remplacer le marxisme défunt ? L'auteur examine en profondeur toutes ces interrogations et fait la synthèse des réponses possibles que l'Histoire pourrait leur donner. Il conclut qu'au stade actuel, l'humanité, malgré elle peut-être, se trouve, pour survivre, en quelque sorte condamnée à la démocratie. Historien des idées, philosophe, ancien directeur de l'Express, éditorialiste au Point, Jean-François Revel est l'auteur d'essais qui ont connu, en France et dans le monde, un retentissement considérable, depuis Ni Marx, ni Jésus, jusqu'à La Connaissance inutile.
Jean-François Revel va droit à la question clé de notre temps, à savoir le lent glissement qui nous fait consentir à l'impérialisme soviétique. Les démocraties ne vont pas mal, dit-il. Et elles ne sont plus, comme dans les années trente par exemple, menacées par une gangrène intérieure. Mais tout se passe comme si elles avaient par avance abdiqué devant la force. Comme si les cadres mentaux étaient prêts, déjà, pour accepter la servitude. Et comme si, avant même que de livrer bataille, nous nous étions résignés à l'inévitable. Ce livre, autrement dit, n'est pas le énième livre sur le totalitarisme. C'est le premier qui pose, avec cette rigueur et cette lucidité, le problème du destin des démocraties ; ces régimes bénis qui pourraient bien apparaître très bientôt comme de minces et précaires parenthèses à la surface de notre histoire. Et si la démocratie n'était qu'une infime péripétie ? Et si notre Occident s'avérait n'être qu'un accident ? Et si, non point par la force ni les chars seuls, mais par une sourde entropie dont nous serions les acteurs, le totalitarisme devenait le destin même de la planète ?
Résumé : Y a-t-il une raison objective pour que la dernière année d'un siècle soit plus remarquable ou moins désastreuse que les autres ? Par l'effet de quelle magie un décompte chronologique inventé par l'homme e[ n'existant que dans son esprit aurait-il une influence sur la teneur même de l'histoire? Combien de fois, pourtant, n'avons-nous pas lu ou entendu : " En l'an 2000, il n'est plus possible de... ", " En l'an 2000, il est indispensable que... " ? Ce chiffre, simple convention, a peut-être néanmoins incité les hommes à un retour sur eux-mêmes. Les a-t-il rendus plus intelligents, plus sages, plus moraux, plus fraternels, plus sincères, plus tolérants ? C'est ce qu'a essayé de vérifier Jean-François Revel en scrutant au jour le jour les particularités les plus frappantes de l'actualité nationale et internationale, politique et culturelle, avec les réflexions qu'elles lui inspiraient au fil du temps.
Résumé : " Peins ma fille, peins... Le jour commençait à baisser quand elle s'était enfin arrachée d'une ancienne fièvre. Une grande toile en était sortie, comme elle n'en peindrait jamais plus, avait-elle aussitôt compris. Une simple bâtisse dans l'herbe rase d'un vert cru, une bergerie, peut-être, tombée du ciel comme un météore... " Ainsi peint Aimée Castain, bergère de Haute-Provence. La montagne est dans le paysage. La mer nappe l'horizon, invisible, brumeuse, à soixante kilomètres. Et partout, la tendre sauvagerie des collines, les oliviers, les bories, la tentation de la couleur. Saisir sur la toile la beauté du monde. Son mari Paul ne comprend pas bien cette passion nouvelle, mais Aimée s'y donne, entièrement, tout en surveillant son troupeau. Peu à peu, son talent franchit la vallée, les amateurs achètent ses toiles, les journalistes écrivent sur le prodige. Une candeur de touche, un talent singulier, comme offert, par l'insaisissable : l'école du ciel, peut-être... La narratrice et son compagnon, Daniel, avocat, cherchent comment fuir Paris et Marseille, la vie épuisante, éclatée. Dans un village de Haute-Provence, une maison leur apparaît, comme offerte elle aussi, par l'invisible. Elle sera leur point d'ancrage. Chaque matin est une promesse nouvelle. Puis Daniel s'enflamme pour l'oeuvre d'une artiste oubliée, une fille de métayers, née pendant la Grande Guerre, une simple bergère. La maison qu'ils viennent d'acheter fut la sienne. Un talent magnifique et méconnu aurait-il vécu entre ces murs ? Elisabeth Barillé nous entraîne à la rencontre d'Aimée Castain et nous livre le roman de la liberté, avec grâce et un sens unique des images : échapper à son histoire, traverser l'enfance, accomplir son destin.
Résumé : " Une petite fille nous aborde : Qu'est-ce que vous cherchez ? Elle a un regard joueur et curieux, je lui explique. Ici, il y a des années, sous le régime khmer rouge, c'était un hôpital, et j'ai enterré de très nombreux corps dans des fosses. Puis l'eau a englouti ce lieu, et on a bâti des maisons. Elle joue avec un petit bout de bois, un peu gênée : Je sais. On dort sur les morts. La nuit, parfois, on les entend parler. J'insiste un peu : Mais tu as peur ? Elle sourit : Non, on n'a pas peur, on les connaît. " C'est à un voyage hors du commun que nous convient Rithy Panh et Christophe Bataille, huit ans après leur livre L'élimination - un voyage vers l'enfance et vers les rizières où furent tués, par l'idéologie, la faim et la violence, 1, 8 millions de Cambodgiens. Le grand cinéaste cherche les lieux où furent enterrés les siens : le tombeau de son père, dans la glaise ; la fosse où furent englouties sa mère et ses soeurs. Mais aussi le grand banyan où il s'abrita, désespéré, à treize ans, avec ses boeufs - sur cette colline, les khmers rouges n'osaient pas s'aventurer. Rithy Panh et Christophe Bataille roulent à travers le pays, s'arrêtent, parlent avec les bonzes, questionnent les villageoises âgées, grattent la terre et trouvent des ossement, des tissus ensanglantés. L'oubli guette, et la négation. Et Rithy Panh poursuit son chemin, cherchant la paix avec les morts et tissant un rapport unique avec les vivants, qu'il côtoie, victimes, bourreaux, complices, anciens cadres khmers rouges : le travail de connaissance ne cesse pas, à hauteur d'hommes. D'une conversation écrite avec Noam Chomsky à des échanges avec le père Ponchaud, d'un entretien avec Robert Badinter aux lettres enfantines rangées dans une sacoche de cuir, d'une méditation sur l'idéologie aux visites aux femmes-devins, les auteurs nous offrent un grand livre.
Bogdanov Igor ; Bogdanov Grichka ; Tettiravou Marc
Résumé : Que diriez-vous si l'on vous apprenait un jour que l'un des plus grands mathématiciens de l'histoire, Bernhard Riemann, le père de la fameuse "géométrie riemanienne", avait découvert en 1859 une mystérieuse formule qui, selon ses propres mots, "indiquait le chemin qui mène vers Dieu ? ". Une formule impénétrable, qui donne le vertige. Son nom ? L'hypothèse de Riemann. Or, malgré des efforts acharnés, aucun mathématicien n'a encore été capable d'en percer le mystère. L'Institut de Mathématiques Clay offre aujourd'hui une récompense d'un million de dollars à celui qui trouvera enfin la solution. S'agit-il du graal dans lequel seraient enfouies, sous une forme algébrique, les réponses ultimes aux questions que chacun se pose sur le sens de la vie ? Une clef permettant de comprendre que la naissance de l'Univers n'est pas le fruit du hasard ? Fascinés, à leur tour, par le formidable secret que recèle la fonction Zeta de Riemann, Igor et Grichka Bogdanov nous plongent jusqu'au vertige au coeur de cette éblouissante énigme mathématique. Une énigme qui pourrait bien confirmer que l'Univers a bel et bien un sens. Et que notre propre existence repose sur un ordre profond décrit, de manière inévitable, par l'équation Dieu.
Résumé : Paru en 1845, Paris anecdote est un livre consacré à la vie quotidienne à Paris, au milieu du XIXe siècle. L'auteur revient sur les métiers les plus insolites de la capitale : du pâtissier ambulant à la femme qui a fait fortune en vendant de la mie de pain récupérée pour les oiseaux, en passant par l'éleveuse de fourmis ou l'exterminateur de chats. Il raconte la vie d'une maison du quartier de Saint-Germain-des-Prés, où logent peintres, poètes, chanteurs, tous pauvres et flamboyants, des princes râpés de la bohème. Il raconte ses nuits dans les plus fameuses tavernes et autres cabarets du quartier des Halles, mille rencontres avec des Parisiens et des banlieusards qui commercent, rêvent, boivent, perpétuant un Paris du Moyen Age depuis bien disparu et qui ont fait de Paris, à jamais, la ville qu'elle est. Industrieux du jour et dériveurs de la nuit, comme ce pair d'Angleterre excentrique et tragique, ou cette tenancière de café gouailleuse, c'est le grand et petit peuple de la capitale du XIXe siècle, pour reprendre l'expression de Walter Benjamin. Un Paris disparu, d'avant les travaux du baron Haussmann, d'un temps où, comme l'écrit Privat d'Anglemont dans ce livre culte et inédit depuis des décennies, " on voulait s'amuser, on ne pensait même qu'à cela ".