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Un festin en paroles. Histoire littéraire de la sensibilité gastronomique de l'Antiquité à nos jours
Revel Jean-François ; Theis Laurent
TALLANDIER
9,50 €
Épuisé
EAN :9782847344455
La littérature sur l'art de la cuisine est presque aussi ancienne que la cuisine elle-même. Pourtant, il est souvent difficile de se faire une idée précise, palpable, concrète des cuisines du passé. Quel goût avaient les vins que buvaient César ou Horace ? Quelle saveur avaient les ragoûts du Moyen Âge ou les pâtés rabelaisiens ? Et les traités de cuisine d'antan restent souvent obscurs pour les profanes de notre époque. C'est au détour de mémoires, de correspondances, de romans, à travers nombre de témoignages spontanés, et dont le but était tout autre, que Jean-François Revel a retrouvé la trace de ces mets disparus. Une succulente promenade littéraire à travers trois mille ans de souvenirs et de révolutions gastronomiques.Jean-François Revel (1924-2006), de l'Académie française, ancien élève de l'École normale supérieure, agrégé de philosophie, journaliste et polémiste, a été un acteur majeur de la vie intellectuelle et politique française. De Pourquoi des philosophes (1957) à La Tentation totalitaire (1976), de La Connaissance inutile (1988) à ses Mémoires (1997), son oeuvre de portée internationale l'a imposé comme l'un des grands critiques et esthètes de la pensée française.
Résumé : Après vingt-cinq ouvrages publiés en quarante années, avec le retentissement mondial que l'on sait, Jean-François Revel a écrit celui qui, sans aucun doute, lui tenait le plus à c?ur : des Mémoires où il livre, à sa fantaisie, le sel de sa vie, laquelle n'en a pas manqué. De l'écolier marseillais à qui les quatre cents coups ne faisaient pas peur, jusqu'au directeur de l'Express, familier des plus grands, l'invitation au voyage, à travers le monde et à l'intérieur de soi-même, tient toutes ses promesses. Occupation et Résistance à la fois tragiques et burlesques, rencontres et portraits, longs dépaysements en Algérie, au Mexique, en Italie, qui forment un écrivain à la fois cosmopolite et très français, servitudes et grandeurs du journalisme -la plume acide, affectueuse ou inspirée de l'auteur fait merveille, dans le registre de l'émotion comme dans celui de l'humour. Elle brille en particulier dans les portraits, tant de personnages obscurs mais prodigieusement pittoresques, que de personnalité célèbres dans la politique, le cinéma, la littérature, la philosophie, l'édition, les affaires ou les arts, que l'auteur a connus, parfois intimement : François Mitterrand, Luis Bunuel, Louis Althusser, Jimmy Goldsmith, Raymond Aron, Cioran, de grands résistants comme Charles Tillon ou le colonel Rémy, prennent un relief inattendu. Le titre Le Voleur dans la maison vide s'inspire d'un proverbe bouddhiste : tout homme entre dans la vie comme un voleur qui s'introduit dans une maison pour s'apercevoir en fin de compte, qu'elle est vide. Non pas que Revel soit pessimiste : il a participé aux grandes batailles idéologiques du siècle et peut être tenu pour l'un de ceux qui y ont vu clair le plus tôt. Mais aucune victoire n'est garante de l'avenir. Ne pas se prendre au sérieux et se prendre au sérieux : Jean-François Revel applique l'axiome à la lettre dans ce livre de Mémoires hors normes qui, sous ses apparences de simplicité et d'improvisation souvent joyeuse, cache un travail subtil de composition. Le bonheur d'écriture, lui, ne fait jamais défaut.
Il y a bien des manières de raconter l'histoire d'un pays. Celle de la France a longtemps pris la forme d'un récit. Des origines aux temps contemporains, le roman de la nation traçait une continuité essentielle ; il était le garant d'une identité collective en même temps que d'une communauté de destins. Ainsi s'est peu à peu imposé un discours d'évidence qui, avec les siècles, est devenu inséparable de l'affirmation nationale. Ce récit n'est plus reçu aujourd'hui. Le rapport que les Français entretiennent avec leur passé, avec leur avenir aussi, a changé. La rapidité, l'ampleur des évolutions auxquelles nous avons été confrontés, les incertitudes qu'elles entretiennent parmi nous font à nouveau de la France une énigme. Plus que jamais, nous demandons au passé les raisons de notre présent, mais notre attente est moins assurée et les réponses difficiles à déchiffrer. Le miroir s'est obscurci. D'où la forme originale de cette Histoire de la France, qui rompt avec les habitudes du genre. Quatre volumes en proposent une approche thématique. Chacun d'eux traite d'un ensemble de singularités françaises qui marquent lourdement encore le paysage contemporain : l'organisation d'un espace propre, les rapports singuliers qui existent entre l'Etat et la société, le rôle des conflits dans le façonnement de l'unité française, les formes de la culture enfin. Ces histoires particulières s'inscrivent dans des durées très différentes. Elles se croisent et, parfois, se contredisent. Toutes ensemble, elles donnent à voir la complexité d'une genèse. Loin d'accepter comme une évidence les caractères originaux de notre expérience nationale, les auteurs ont choisi de les traiter comme autant de problèmes à reconnaître et à résoudre. Ils ont l'ambition, ce faisant, d'offrir au lecteur une France à comprendre et à aimer autrement.
Les éditoriaux de Jean-François Revel comptent depuis trente ans parmi les plus influents de la presse française. On l'a souvent comparé à Raymond Aron pour l'exactitude de ses analyses, et aux écrivains du XVIIIe siècle pour la vivacité de son style. Chroniqueur politique et littéraire, il a toujours été suivi par un très large public, d'abord à L'Express de 1966 à 1981, puis au Point à partir de cette date. Les chroniques qu'on lira ici s'échelonnent sur les deux dernières décennies. A des articles du Point s'ajoutent quelques papiers parus dans la presse étrangère puisque Revel, jouissant d'une réputation internationale, a également collaboré à des journaux italiens, américains, espagnols et latino-américains. La période couverte par ces textes est probablement l'une des plus décisives, sinon la plus décisive, du XXe siècle. C'est, en effet, durant ces années que l'humanité aura vu se désagréger les grands systèmes totalitaires communistes qui, il y a encore quinze ans, couvraient la majeure partie de l'Europe et de l'Asie, et poursuivaient leur expansion tant en Afghanistan qu'en Afrique et en Amérique centrale. En même temps qu'une révolution politique et économique, les deux dernières décennies du siècle ont vécu une importante révolution culturelle, à travers, en particulier, la disparition des grands systèmes d'explication du monde au profit d'une philosophie plus proche des hommes. Avec l'effacement des grands systèmes totalitaires dans l'ordre de la pratique et des grands systèmes philosophiques dans l'ordre de la théorie, c'est au fond à la renaissance de l'individu, de la pensée et de la liberté individuelle que Revel nous fait assister pas à pas, épinglant à l'occasion les ridicules du temps, maniant la satire avec autant de bonheur que l'analyse.
Résumé : Y a-t-il une raison objective pour que la dernière année d'un siècle soit plus remarquable ou moins désastreuse que les autres ? Par l'effet de quelle magie un décompte chronologique inventé par l'homme e[ n'existant que dans son esprit aurait-il une influence sur la teneur même de l'histoire? Combien de fois, pourtant, n'avons-nous pas lu ou entendu : " En l'an 2000, il n'est plus possible de... ", " En l'an 2000, il est indispensable que... " ? Ce chiffre, simple convention, a peut-être néanmoins incité les hommes à un retour sur eux-mêmes. Les a-t-il rendus plus intelligents, plus sages, plus moraux, plus fraternels, plus sincères, plus tolérants ? C'est ce qu'a essayé de vérifier Jean-François Revel en scrutant au jour le jour les particularités les plus frappantes de l'actualité nationale et internationale, politique et culturelle, avec les réflexions qu'elles lui inspiraient au fil du temps.
Tout jeune sous-secrétaire d'État aux Colonies, Winston Churchill accomplit, à l'automne 1907, une tournée en Afrique de l'Est. Au cours de son voyage, il combine travail et plaisir: aux parties de chasse au gros gibier et expéditions touristiques, succèdent les rencontres avec des officiels, colons et chefs de tribus. Dans ce récit de voyage, il conte ses journées africaines, décrivant du point de vue d'un Européen du début du XXe siècle l'innocence et le charme des tribus qu'il rencontre tout en dénonçant les abus du colonialisme. Alternant considérations politiques et descriptions des paysages qui l'émerveillent, Churchill mène son lecteur le long du Nil, en Ouganda et au Kenya. Véritable oeuvre littéraire, ce texte n'avait jamais été traduit en français.
Paris, août 1945 : le maréchal Pétain, ex-chef de l'État français, assiste, muré dans le silence, à son procès. Nuremberg, novembre 1945 : vingt et un dignitaires du IIIe Reich prennent place sur le banc des accusés. Jérusalem, avril 1961 : Adolf Eichmann répond devant un tribunal israélien de sa participation à la Solution finale. Envoyé spécial de France-Soir, Joseph Kessel met ici son talent exceptionnel d'homme de lettres au service d'un récit dramatique où la justice rencontre l'histoire.
Lorsque Philippe le Bel fit arrêter les Templiers en 1307, l?Histoire tournait une page: les tempsmodernes, illustrant le triomphe du temporel sur le spirituel, commençaient. L?ordre militaire leplus prestigieux de la chrétienté, qui avait défendu le royaume de Jérusalem pendant près de deuxsiècles au prix de très lourds sacrifices, était sur le point d?être définitivement abattu par le roi deFrance. Leur arrestation massive, minutieusement préparée, fut une gigantesque opération policière: elle stupéfia l?opinion, pris de court le pape Clément V, accabla l?honnête grand Maître de l?Ordre, Jacques de Molay. S?ensuivit une parodie de justice orchestrée par l?inquisition: accusations mensongères, lavages de cerveaux, séances de tortures savamment graduées. Lâchetés et actes d?héroïsme, trahisons et coups de théâtre se succédèrent jusqu?à la suppression du Temple et la mort sur le bûcher de Jacques de Molay en 1314. C?est ce mécanisme diabolique que GeorgesBordonove a mis à plat avec son talent de narrateur. Démontrant l?indigne falsification des chargespesant sur les inculpés, il laisse la vérité s?imposer d?elle-même qui plaide en faveur des victimesde la tragédie.
D'un essai enlevé sur les caricatures à un autre, magnifique, sur le plaisir de peindre, en passant par une analyse du gouvernement parlementaire et des problèmes économiques, Winston Churchill partage avec son lecteur les sujets divers et parfois inattendus qui l'occupaient dans l'entre-deux-guerres. On avait découvert un écolier turbulent, un soldat courageux et un écrivain prometteur dans Mes jeunes années. On retrouve ici un homme tout aussi aventureux, dont l'expérience s'est considérablement enrichie, la vision du monde et de la société sensiblement affinée et dont la vivacité de style reste un grand plaisir littéraire. A travers cette collection de pensées, de souvenirs, de réflexions et même de prédictions se dégage une philosophie profonde et originale.