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L'artiste en petites choses
Reumaux Patrick ; Tuot Noël
KLINCKSIECK
23,00 €
Épuisé
EAN :9782252044766
J'avais un goupil de rêve, queue touffue, touffue, oreilles tachées de noir, ils l'ont tué. S'ils avaient pu, ils nous auraient tous tués, mais nous étions partis dans les montagnes, là où ils ne pouvaient pas nous tuer. Nous attendions la neige, comprenez-vous, on ne peut pas tuer dans la neige des monts. Ils avaient beau faire des comptes, entamer des procédures, faire durer le plaisir, clamer leurs bonnes raisons sur tous les toits en brandissant des preuves plus fausses les unes que les autres, ils ne pouvaient pas nous tuer. Brandir des preuves aux assises ? Le roman est un drôle de rêve, tellement faux qu'il a vraiment l'air vrai. On ne prépare pas plus la venue d'un roman qu'on ne prépare celle d'un rêve. On voit. Ou pas. Un homme de haute stature se lave les mains... Antonia Pozzi le savait : C'est l'hiver ? mon âme ? C'est l'hiver. P. R.
Résumé : Ces poèmes ont la forme de distiques d'inspiration populaire, avec des titres étranges, des images neuves. L'auteur emprunte à la chanson son rythme, à la comptine son invention, à la contrepèterie son comique, à la fantaisie hoffmannesque quelques thèmes ou quelques personnages. Jonglerie savoureuse qui éclaire, comme par une série de flashes, tout un petit monde, avec ses scènes, ses paysages.
Un peintre abandonné par sa femme vient s'installer avec sa petite fille dans un bourg des Ardennes détrempé par la pluie et par la brume. Dans ce pays mystérieux où règne une étrange famille de quatre enfants, chacun promène son rêve jusqu'au jour où l'on découvre que les chiens ont égorgé un loup. Entre le loup et les habitants s'établit alors une relation étrange : son ombre coïncide avec des événements qui changeront la vie de tous, le temps que reviennent la paix et la grande monotonie des jours...
Patrick Reumaux donne ici de nouveaux poèmes semblables à des herbes folles, pleins de fantaisie, d'idées biscornues, d'images surprises, verts et vifs comme la vie.
Résumé : Nommé assistant au laboratoire de cryptogamie du Muséum d'histoire naturelle, Henri Ferrare se consacre à l'étude du genre Inocybe, l'un des plus ardus parmi les genres d'Agarics ochrosporés. Taillé sur le modèle pervers, il collectionne, outre les sporées, les souvenirs, particulièrement ceux que se rattachent à une critique situé au-delà d'immenses tables rocheues visibles à marée basse. Si Ferrare rassemble ainsi les fils de sa mémoire, c'est qu'il a l'obsession des liens, que ce soient les liens noirs des algues, les résilles, les corsets ou les liens conjugaux. Lorsque Jeanne paraît dans sa vie, il se découvre une vocation nouvelle : celle de voleur d'âme. Mais, telle une graine de chardon, l'âme de Jeanne vagabonde sur des paysages de plus en plus lointains, et le ciel d'Henri devient d'une pâleur insupportable à regarder. Rompre les liens est un danger mortel, mais quand on est déjà mort c'est s'offrir de donner le corps de Jeanne aux chiens.