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Le génie de l'Autriche-Hongrie
Reszler André
GEORG
22,00 €
Épuisé
EAN :9782825707333
LA GRANDEUR ET LA DÉCADENCE D'UN EMPIRE. 1867-1918 : la trajectoire de l'Autriche-Hongrie s'inscrit entre ces deux dates. Il s'agit de la phase ultime, placée sous le signe du provisoire, d'un vaste empire souvent perçu comme une sorte d'anomalie historique. Se situant au-dessus des nationalités, il n'en a pas moins réalisé, à l'échelle de la région danubienne, l'idéal européen de l'unité dans la diversité. De surcroît, il est resté jusqu'à la fin pleinement créateur dans de nombreux domaines de la vie. Au même titre que Venise ou la Suisse, l'Empire habsbourgeois possède une personnalité unique qui le différencie des autres nations plus " modernes " du continent. Quels sont les traits de son " génie " particulier ? Et peut-on déceler en son sein des tendances qu'on associe traditionnellement avec le phénomène du déclin ? Comment expliquer enfin son effondrement inattendu ? C'est à ces questions que tente de répondre l'auteur de cet essai d'interprétation en réexaminant les témoignages d'une fin de règne qui garde aujourd'hui encore toute sa valeur de paradigme.
Par une analyse approfondie de l'utilisation des mythes dans les pratiques politiques depuis deux siècles André Reszler parvient à dégager clairement les risques possibles de travestissement de leur fonction symbolique de cimentation de la société. Cet ouvrage, d'une grande pertinence actuelle, nous met en garde devant les usages laïcisés, fragmentés ou même dégradés que peut subir le mythe dans une déformation artificielle, consciemment orchestrée par une technique habile visant à libérer l'individu de ses angoisses devant le fardeau de sa liberté.
L'intellectuel se méfie de l'Europe. 'fout se passe comme si le soupçon qui a détourné l'écrivain, l'artiste, de sa tradition, était en train de gagner sa confiance dans l'avenir. Sa seule attache à une civilisation, qui a su faire du culte du changement et de l'inconnu le point de ralliement d'une culture individualiste, se défait ". André Reszler, par cette recherche des raisons de la mauvaise conscience européenne qui atteint maintenant l'intellectuel, nous apporte un éclairage salutaire pour comprendre les difficultés actuelles de la construction de l'Europe politique. Il nous montre à travers maintes références ce qui fait l'esprit européen, curiosité envers l'autre et intérêt pour la diversité, dont le revers a été le désir de conduire le monde sous sa surveillance impériale. Mais l'Europe, elle aussi, a été colonisée plusieurs fois. C'est pourquoi l'interrogation formulée par André Reszler est intrigante : comment les petits-fils et arrière petits-fils d'Osmin et de Sélim ont-ils appris à dépasser la mauvaise conscience ? Nous sommes ainsi conviés à chercher comment les intellectuels européens pourraient, aujourd'hui, réanimer un sentiment de fierté, une foi dans l'Europe alors que le monde s'est emparé de ses idées, de ses créations, de sa philosophie, de son invention de l'individu, de la liberté, de la démocratie.
Qu'est-ce que le pluralisme ? Une prédisposition de l'esprit, une perception particulière du monde et un principe d'organisation sociale dont les origines remontent à l'époque de l'Antiquité tardive. C'est aussi une idée qui occupe depuis un bon demi-siècle une position dominante au sein de la culture politique moderne. André Reszler a organisé son ouvrage, à maints égards novateur, autour de trois axes. Après avoir tracé l'histoire de l'idée du pluralisme, il esquisse la théorie des sociétés ouvertes qu'il qualifie de pluralistes, pour étudier enfin le pluralisme en tant que facteur constitutif de la personne (le pluralisme du "moi"). Il consacre un chapitre important à la notion des sociétés fermées qui lui sert de contre-épreuve.
On n'a jamais autant parlé d'abus et pourtant;, lorsque nous y sommes confrontés, la plupart du temps, nous passons à côté. Devant les résultats de nombreuses études qui y sont consacrées, un constat s'impose: l'ampleur des abus est nettement sous-estimée. Quelles sont les problématiques des abusés et des abuseurs et comment les reconnaître? Ce livre propose un inventaire des diverses formes d'abus, sexuels, physiques, émotionnels et l'auteur part du principe que certains symptômes psychosomatiques en sont les révélateurs. Ensemble, les multiples abus représentent les pièces éparpillées d'un puzzle géant. Afin de sortir du cercle infernal de la relation abuseur-abusé, l'auteur propose une nouvelle forme ai traitement la thérapie émotionnelle et l'approche cognitivo-comportementale.
C'est en 1950 que le grand psychanalyste suisse donna cette quatrième édition, considérablement amplifiée, d'un essai de 1912 dans lequel, partant d'un cas individuel - celui, expose par Théodore Flournoy, dune jeune Américaine auteur de poèmes dans un état semi-inconscient -, il ouvrait à sa discipline des perspectives radicalement neuves. En partant de l'histoire de miss Miller, il s'y livre à une vaste enquête sur les symboles et les mythes culturels et religieux, développe sa théorie de l'inconscient collectif et archaïque, élargissant en fait le champ de la psychanalyse à une psychologie générale de l'humanité et de la culture. Dès sa première partition, ce livre qui marquait sa rupture avec Freud fut abondamment commenté et discuté. C. G. Jung ne cessa par la suite de l'enrichir et d'en affiner les vues. C'est une de ses oeuvres maîtresses et lun des classiques mondiaux de la psychanalyse.
Jerome Bruner, professeur de psychologie à l'université de New York, dont l'œuvre a profondément marqué le développement des sciences cognitives, nous propose dans cet ouvrage une réflexion passionnante, véritable manifeste s'inscrivant à contre-courant de l'hypothèse biologique qui aujourd'hui prétend à elle seule expliquer le fonctionnement de là pensée. En comparant le cerveau et l'ordinateur, elle a isolé la psychologie des autres sciences humaines et oublié que l'homme est un être situé socialement, historiquement et culturellement. Pour Jerome Bruner, la psychologie doit rejoindre le courant qui anime les sciences humaines ; elle doit " Interpréter " les récits, ceux de la " psychologie populaire ", par lesquels nous créons de la signification, comme l'Histoire interprète une période ou la sociologie une société. Ces récits montrent comment une culture façonne les croyances, les désirs, les valeurs de ceux qui y vivent.