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Voguer vers la modernité. Le voyage à travers les genres au XVIIe siècle
Requemora-Gros Sylvie ; Ronzeaud Pierre
SUP
28,01 €
Épuisé
EAN :9782840508205
Lier la littérature, dans la diversité de ses genres, au voyage, conçu comme thème et comme structure narrative, permet d'analyser la topique de l'homo viator à la fois dans sa réalité, à travers des récits de voyage authentiques, et dans ses traitements littéraires, à travers la production romanesque, théâtrale et poétique du XVIIe siècle. Le corpus étudié couvre une période qui s'étend de la fin du XVIe siècle jusqu'aux premières années du XVIIIe siècle, depuis Montaigne et Léry jusqu'à la traduction des Mille et une nuits de Galland, en passant par de grandes oeuvres comme Polexandre, Ibrahim, Le Bourgeois gentilhomme, Bajazet ou Les Aventures de Télémaque, et par des oeuvres moins connues (relations de voyageurs, récits de flibustiers, tragi-comédies, ballets, romans baroques, voyages imaginaires, utopies, etc.). L'espace géographique considéré couvre les quatre points cardinaux (Indes orientales et occidentales, Laponie, Barbarie, Cafrerie) et privilégie l'outremer par rapport au voyage en Europe. La première partie s'attache à la lettre même des textes recensés, afin de mettre en valeur la vérité littéraire de cette inter-influence entre voyage et littérature en dégageant des arts poétiques viatiques mixtes. La seconde confronte l'écriture à l'imaginaire de l'ailleurs, le texte à la culture de son contexte à travers l'étude des images, de la cartographie allégorique et de notions telles que la curiosité, le merveilleux, le vraisemblable, les stéréotypes, pour arriver à préciser les fonctions du voyage. La dernière partie essaie de penser les sens idéologiques que le voyage prend au XVIIe siècle (réflexions sur l'Autre, soi, l'État, le droit, la religion, la nature humaine). L'interférence des écritures et des imaginaires s'avère être le lieu privilégié de la compréhension d'une certaine "modernité" du XVIIe siècle, créant et métamorphosant des genres en fonction d'expériences et d'idées nouvelles.
Mobilisant l'érudition d'une trentaine de chercheurs (littéraires, philosophes et historiens) venus d'horizons différents, cet ouvrage ouvre un vaste champ d'études sur l'humanisme littéraire, un concept remontant à la Renaissance, qui s'est enrichi de multiples traits jusqu'à nos jours et fonde la civilisation, la politique et la pédagogie sur le livre et les arts du langage. La conjonction des Lettres et de l'Humanisme naît du besoin pressant de réinventer l'homme, lorsque les cadres culturels, les croyances religieuses, les choix politiques ou les idéologies ne suffisent plus à enchanter le monde. Pour affronter ces défis, la littérature n'a cessé de s'interroger sur l'écheveau confus des humanismes et sur le rapport de l'universel avec la singularité et la variabilité. A l'heure où la littérature se marginalise sous l'effet des nouveaux médias et des nouvelles mobilités, les contributeurs de ce volume rappellent que les liens avec l'humanisme ne sont pas défaits, qu'ils sont porteurs d'espoir au regard de la destruction des espaces naturels et des espèces vivantes, qu'ils participent à la redéfinition de la dignité humaine face à la barbarie des temps modernes, entre camps de concentration et colonisation. Les Défis de l'humanisme littéraire présentent le double intérêt de jeter un éclairage sur les fondations de l'humanisme et de rapporter, par la lecture d'oeuvres littéraires du XIVe au XXIe siècle, l'expérience d'un courant de pensée toujours renaissant et renouvelé.
Cet ouvrage offre une perspective nouvelle aux études sur la littérature des voyages dont la vaste matière iconographique reste à ce jour relativement peu exploitée. II propose une réflexion théorique et analytique inédite sur la place et le rôle de l'image dans le vaste ensemble de la littérature des voyages, en regroupant les contributions de littéraires, de géographes, d'historiens de l'art, d'historiens du livre et en travaillant la notion d'imaginaire, via l'étude d'images concrètes, de supports iconographiques divers, tous liés à l'écriture du voyage. Il couvre la période de la fin du Moyen Age au XIXe siècle, c'est-à-dire des origines iconographiques arabes à la naissance de la photographie, ainsi qu'une aire géographique maritime vaste, de la Méditerranée aux Océans oriental et occidental.
Alors que l'Amérique s'interroge sur l'héritage de la révolution fondatrice, et doit faire face à de grandes questions telles que l'expansion territoriale vers l'Ouest, l'industrialisation naissante, l'afflux massif d'immigrants ou encore la question de l'esclavage, les Américains manifestent un vif intérêt pour les deux révolutions qui secouent la France en 1830 et 1848. Ces événements font l'objet de multiples célébrations officielles et populaires aux Etats-Unis et donnent lieu à des débats passionnés dans la presse américaine, au Congrès et dans les milieux contestataires tels que les premiers mouvements ouvriers, les abolitionnistes ou encore le féminisme naissant. L'approche transnationale de Yohanna Alimi-Levy se démarque de l'historiographie traditionnelle et invite à penser autrement la démocratie américaine en soulignant la circulation d'idées entre les deux rives de l'Atlantique.
Ahmad Zaki fut entre 1892 et 1934 l'une des figures les plus dynamiques de la vie culturelle égyptienne : polyglotte, traducteur, bibliophile, philologue, homme d'érudition, mais épris de modernité et de voyages. A l'aise tant dans la culture arabe que française, il stupéfiait déjà ses contemporains par l'ampleur de ses connaissances et sa liberté d'esprit. Le tour d'Europe qu'il effectua à partir de 1892 et dont on présente ici la traduction intégrale a tout pour nous étonner encore aujourd'hui par éclectisme dont il témoigne. Rédigeant ses feuillets à la diable, d'où un style singulièrement alerte, l'auteur nous fait partager le regard qu'il porte à la fois en humaniste, en ethnographe amateur et en touriste bon vivant, sur l'Italie, la France, l'Angleterre, le pays de Galles, la péninsule Ibérique, auréolée pour lui du souvenir d'Al-Andalus et de ses splendeurs. Chemin faisant, ce qui se construit, dans ce récit au ton personnel, mi-parti d'humour et de souci patriotique, c'est aussi un discours occidentaliste, véhiculant savoir et représentations moins de "l'Autre", que des autres, mais sans aucune lourdeur dogmatique.