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Léon Blum chef de gouvernement. 1936-1937
Renouvin Pierre ; Rémond René
SCIENCES PO
9,50 €
Épuisé
EAN :9782724604542
La période étudiée est celle du premier gouvernement présidé par Léon Blum (juin 1936-juin 1937). Les auteurs s'efforcent d'apprécier l'action de l'homme d'Etat dans le contexte où elle s'est située : quelles étaient les intentions et les possibilités de Léon Blum ? La situation était-elle révolutionnaire ? Quel est le bilan de l' "expérience" ? La conclusion qui se dégage des travaux recueillis ici est nuancée. La faculté d'initiative du gouvernement présidé par Léon Blum était singulièrement restreinte dès le départ par l'opposition des hommes, la résistance des choses, la pesanteur des situations, l'inertie des structures ; par la suite, les germes de dissentiments intérieurs à la coalition, le raidissement des forces adverses, l'altération de la situation, les surprises de l'événement, l'usure du temps ont encore rétréci sa marge de jeu. L'oeuvre accomplie en quelques mois est pourtant une des plus considérables qui soient et elle a survécu au gouvernement, persistant dans les esprits comme dans les institutions. Loin de diminuer la grandeur de Léon Blum, la connaissance objective de ces limites et l'appréciation des difficultés soulignent les qualités du chef de gouvernement
Le " Journal " de guerre et de l'Occupation d'un grand historien.Pierre Renouvin (1893-1974) est un historien majeur des relations internationales, ayant laissé une forte empreinte dans l'historiographie. Ancien combattant, blessé et mutilé en 1917, il a passé une partie de sa vie à essayer de comprendre les causes de ce conflit mondial, qui l'a meurtri dans sa chair, et à percer les secrets des relations entre les États et entre les peuples aux XIXe-XXe siècles. Alors qu'il semblait n'avoir jamais rien écrit sur la Seconde Guerre mondiale, voilà qu'un manuscrit a été trouvé dans une armoire de la Sorbonne, son université, composé d'une série de notes rédigées entre 1938 et 1945. Ce texte, édité et annoté dans le présent ouvrage, est d'une rare originalité. Il en ressort que l'histoire de la période telle que nous la connaissons de manière linéaire ne correspond pas à celle vécue par les contemporains, parce que, par définition, ceux-ci ne connaissent pas le dénouement du conflit. Il en ressort un sentiment d'histoire immédiate, tandis que l'on suit les errements, les incertitudes, les émotions, les peurs, les espoirs ressentis par Renouvin dans les instants successifs de la guerre. Il nous fait comprendre, par exemple, qu'on peut être à la fois " maréchaliste " et probritannique. Alors que le Débarquement nous paraît un événement évident, quasi banal, il nous fait voir, dès la fin de 1942, à quel point son attente a été puissante. Les annotations et introductions de Robert Frank permettent d'intégrer dans un même livre la confrontation entre cette histoire vécue, saccadée, pleine de suspense, et l'histoire des historiens depuis cinquante ans.
L'Armistice de Rethondes reste le meilleur livre sur l'épisode capital qui clôt quatre années de guerre meurtrière et ruineuse. Avec la maîtrise incomparable d'une documentation océanique, Pierre Renouvin restitue d'une plume limpide l'histoire enchevêtrée de ces quelques semaines haletantes. Il en explore les enjeux politiques, stratégiques, diplomatiques, économiques, et fait découvrir les raisons, les contraintes, les arrière-pensées, les bons ou les mauvais calculs qui ont conduit les différents protagonistes à mettre fin à cette guerre sans issue. Fallait-il conclure l'armistice le 11 novembre ou attendre une ultime offensive alliée ? Fallait-il arrêter les hostilités avant d'entrer en Allemagne ? Comment, d'un côté comme de l'autre, militaires et politiques ont-ils analysé la situation au jour le jour, mais aussi les propositions, ultimatums, rebondissements et volte-face qui allaient déboucher sur la signature de l'armistice ? Comment situer Rethondes par rapport au traité de Versailles ? Telles sont, avec tant et tant d'autres, les questions auxquelles ce livre magistral s'efforce de répondre. "Le 11 novembre 1918 signe l'entrée de la France dans une ère nouvelle", écrit Antoine Prost dans l'essai inédit qui clôt l'ouvrage. Une France certes victorieuse, mais fragilisée, divisée et travaillée par le pacifisme, que l'ombre de 14-18 ne cessera de hanter, avant que 1940 ne vienne la jeter à terre.
Guerre d'Espagne, effritement du système militaire français, arrogance nazie à l'occasion des Jeux olympiques, proclamation de l'axe Rome-Berlin, annonce du pacte germano-japonais, les ombres croissent sur le monde en ce deuxième semestre de l'année 1936. " Les périls qui existent aujourd'hui ne sont pas propres à la France et à Allemagne... Il paraît impossible de cantonner ou de diviser la paix " déclare Léon Blum, président du Conseil, à la conférence de Londres sur l'Espagne. Il ne peut pourtant se faire entendre et se résigne à adopter la non-intervention. Les 514 documents réunis dans ce volume en 1964 par Pierre Renouvin n'ont rien perdu de leur pertinence. Extraits des archives des Affaires étrangères, des Armées, des Finances ainsi que des papiers personnels de deux diplomates de premier plan, René Massigli, directeur politique adjoint du ministère des Affaires étrangères, et Jacques Fouques-Duparc, chef de cabinet du ministre, étayés par un apparat critique précis, ils donnent de la politique française une vision saisissante où se confrontent les points de vue des décideurs et des observateurs. Pierre Renouvin (1893-1974), doyen de la faculté des lettres de Paris de 1955 à 1958, est notamment l'auteur de Introduction à l'histoire des relations internationales, La Première guerre mondiale, La Question d'Extrême-Orient, 1840-1940. Il a dirigé aux éditions Hachette une Histoire des relations internationales en huit volumes (rééditée en 1994).
Résumé : La pratique diplomatique a connu plusieurs mutations majeures : elle n'est plus l'apanage de l'Etat et de ses agents, elle use d'instruments d'une technicité croissante, elle investit de nouveaux territoires de négociation. Ces changements ont suscité un regain d'intérêt pour l'analyse de la scène diplomatique par de nombreuses disciplines, de la science politique des relations internationales à l'histoire, en passant par la sociologie. Premier Manuel de diplomatie en langue française, cet ouvrage aborde toutes les dimensions de l'institution diplomatique au XXIe siècle, en la situant dans son évolution historique et en présentant ses aspects classiques comme ses nouvelles formes d'expression. Le livre s'organise en trois parties : vecteurs : bilatéralisme, multilatéralisme, négociation et médiation, nouvelles technologies de l'information et de la communication, diplomaties de clubs et de groupes, paradiplomatie, rituels et protocole ; acteurs : Etat, organisations intergouvernementales, régions (sub- et supra-étatiques), parlements et collectivités territoriales, individus ; secteurs : culture, entertainment, environnement, économie et entreprise, expertise, défense et humanitaire.
Le rejet du Traité constitutionnel européen en 2005 par les peuples français et néerlandais, suivi du "non" irlandais de 2008 et du Brexit de 2016, a plongé l'Union européenne dans une crise grave. II a fait resurgir doutes et incertitudes quant à sa nature institutionnelle, à la répartition des pouvoirs, à la place des citoyens et des opinions et à sa capacité à faire face aux enjeux mondiaux actuels. Comprendre cette crise, et ses répercussions profondes sur la politique des Etats membres, exige d'affronter la complexité de l'Union, sans en exagérer la portée. Ce livre a pour ambition de mettre en évidence la cohérence et l'originalité du régime politique européen. Il analyse la nature de la "fédération d'Etats" et montre comment les conflits de compétence sont résolus en son sein. Il revient sur l'équilibre institutionnel original du "modèle communautaire" et sur les mécanismes de décision qu'il génère. Il se penche sur la "vie politique" qui s'ébauche dans l'Union et s'interroge sur la manière dont cette fédération d'Etats peut devenir pleinement démocratique. Dépassant les dichotomies classiques et posant le compromis comme principe constitutif de la vie politique européenne, cet ouvrage constitue une véritable référence qui permet de mieux saisir les enjeux de l'Union européenne.
Les grandes puissances reprennent leur compétition stratégique, Donald Trump répand sa vision isolationniste du monde, le terrorisme s'internationalise, la Chine devient le nouveau géant, la Russie retrouve son agressivité, les guerres se font cybernétiques... Autant de signes que l'ordre international tel que nous le connaissons a vécu. Si un terme devait résumer la période charnière que nous vivons, ce serait celui du recul des relations internationales : recul de la sécurité, de la stabilité et du multilatéralisme. Pour mieux comprendre la reconfiguration en cours du système mondial, cet ouvrage de référence présente, de manière pédagogique et critique, les concepts fondamentaux des études de stratégie et de sécurité, et revient sur les mutations du caractère de la guerre, les possibilités de régulation des conflits et les stratégies de paix au XXIe siècle.
L'entrée du numérique dans nos sociétés est souvent comparée aux grandes ruptures technologiques des révolutions industrielles. En réalité, c'est avec l'invention de l'imprimerie que la comparaison s'impose, car la révolution digitale est avant tout d'ordre cognitif. Elle est venue insérer des connaissances et des informations dans tous les aspects de nos vies. Jusqu'aux machines, qu'elle est en train de rendre intelligentes. Si nous fabriquons le numérique, il nous fabrique aussi. Voilà pourquoi il est indispensable que nous nous forgions une culture numérique.