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Polices, villes et sécurité sous la Révolution et l'Empire. L'ordre public urbain dans l'espace belg
Renglet Antoine ; Denys Catherine
PU RENNES
24,99 €
Épuisé
EAN :9782753581838
Comment se transforme les polices des villes à l'époque des révolutions et de l'Empire napoléonien ? Longtemps considéré uniquement du point de vue des cadres institutionnels, l'avènement de la police moderne est revisité dans cet ouvrage depuis le territoire belge soumis aux aléas des guerres, des occupations et des révolutions de la fin du XVIIIe et du début du XIXe siècle. Au-delà du passage d'une police de type englobant à une police considérée comme plus moderne car davantage orientée vers la sécurité des personnes, ce livre met en lumière les transformations à la fois endogènes et exogènes survenues dans les appareils policiers entre 1780 et 1814. Les continuités importantes mais aussi le dynamisme et l'autonomie des polices urbaines face à la centralisation de l'Etat nuancent et rendent plus complexe l'analyse de la construction politique napoléonienne. Ils donnent également la mesure des similitudes entre les épisodes de troubles dans les pratiques de surveillance ou le recours à l'armée. Les polices des villes au cours de cette période apparaissent davantage comme le résultat d'un syncrétisme entre des éléments proprement locaux et originaux et d'autres importés à l'occasion des conquêtes révolutionnaire et napoléonienne.
Prêtre et professeur à l'Université catholique de Louvain, convaincu depuis longtemps de la nécessité d'un renouveau spirituel aussi bien dans le monde laïc que dans le christianisme, Gabriel Ringlet lance ici un vibrant appel au dialogue entre " ceux qui croient au ciel et ceux qui n'y croient pas ". Pour lui, les vertus de la laïcité et le " retournement " auquel invite l'Évangile procèdent d'une même aspiration à l'affranchissement de l'homme et doivent se féconder mutuellement pour répondre à la crise de la pensée occidentale. Aussi familier de l'univers chrétien que de ceux du journalisme, de l'université ou de la politique, Gabriel Ringlet, dont le témoignage a obtenu le Prix des Libraires de Littérature religieuse en 1999, nous offre un livre fondateur, enraciné dans les problèmes concrets de la vie de la cité, mais résolument tourné vers " l'utopie, c'est-à-dire le changement de lieu ".
Résumé : A l'approche de la mort, François d'Assise confiait à ses compagnons son souhait de reposer un moment " nu sur la terre nue ". C'est le sens de ce dévêtement ultime qu'explore ici Gabriel Ringlet, pour apporter un éclairage nouveau sur la fin de vie et son accompagnement. A partir de témoignages bouleversants, dont certains lui sont parvenus après le succès de son livre Ceci est ton corps, l'écrivain et théologien prend le parti de l'infinie douceur pour offrir un viatique qui trouve sens pour chacun. Il témoigne également de son expérience dans un centre de soins palliatifs en Belgique - où la loi autorise pour certains cas l'euthanasie - et donne alors toute sa place à l'écoute et au rituel pour les personnes qui en font la demande. Les mots justes s'allient aux gestes simples pour cet adieu si singulier. Une méditation sublime sur la nudité de l'absence, une célébration de la vie.
Agnostiques, croyants, non-croyants, balbutiants... ceux et celles qui, comme les rois mages, souhaitent visiter les Ecritures par un autre chemin, trouveront dans ces courts récits une approche nouvelle, personnelle, parfois décoiffante, souvent pleine d'humour. Après avoir lu les 64 histoires de Gabriel Ringlet, on regarde l'Evangile autrement, on reçoit l'actualité plus tendrement, on se sent rejoint dans sa propre blessure. On se découvre plus vivant, plus souriant, plus libre aussi, et on a envie d'oser... la fragilité. Cette nouvelle édition est augmentée de textes inédits. Avec une nouvelle introduction et une nouvelle couverture.
Elle chante et il écrit. Il est prêtre et elle est femme. Mais rien n'annonçait cette rencontre inédite où Mannick et Gabriel Ringlet vont faire conversation autour de la chanson. Et de la femme! Ils n'imaginaient surtout pas que leurs entretiens allaient les conduire aussi loin dans la confidence et aussi près de l'actualité. Car qu'il s'agisse d'aimer, de naître et de mourir, du célibat des prêtres, de l'ordination des femmes, du scandale de la pédophilie ou de l'enfermement des petites filles d'Afghanistan, les auteurs entrent dans le vif du débat en s'y impliquant personnellement. Tout en douceur ou en vivacité, ces échanges révèlent quelques coins secrets, mais aussi indignations ou convictions. A travers ce dialogue d'une grande liberté intérieure, Mannick et Gabriel rejoignent les questions de beaucoup d'entre nous.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.