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Varsovie 1944. Journal d'un insurgé
Rencki Georges ; Rencki Julien ; Courtois Stéphane
PERRIN
23,00 €
En stock
EAN :9782262104221
L'insurrection de Varsovie (août-octobre 1944) racontée par un de ses acteurs. 1er août 1944, Varsovie se soulève contre les nazis. Pendant deux mois, les insurgés vont affronter les plus impitoyables unités Waffen-SS. Les Polonais ne disposent que de quelques fusils et grenades face aux bombardiers, canons, mitrailleuses, lance-flammes et mortiers ennemis. Staline, dont les troupes stationnent sur l'autre rive de la Vistule, laisse cyniquement les mains libres à Hitler. Avec ses camarades, Georges Rencki, 18 ans, se bat rue par rue, immeuble par immeuble durant ces longues semaines. Affamés, décimés, abandonnés des alliés anglo-saxons, les "Polonais libres" vont tenir jusqu'au début du mois d'octobre. Lorsqu'ils rendent les armes, la bataille a fait 200. 000 morts, et Varsovie est détruite. Avec les derniers combattants, Georges Rencki, est déporté dans un camp de prisonniers de guerre en Allemagne. Depuis le début de la Seconde Guerre mondiale, il a été le témoin du sort impitoyable réservé à sa patrie par les nazis d'une part, et les Soviétiques d'autre part. Son père, membre de l'intelligentsia polonaise, a disparu à Katyn, victime du NKVD. Installé à Varsovie avec sa mère et sa petite soeur entre 1940 et 1944, Georges Rencki affronte la terreur nazie. Alors que les Juifs sont voués à l'extermination, les Polonais non-juifs doivent être réduits en esclavage, et les élites et l'identité nationale polonaises éradiquées. Engagé dans la résistance à quatorze ans, Georges Rencki prend part à des actions armées tout en contribuant à l'édition d'une revue clandestine sans pareille dans l'Europe occupée. Avec ses amis du lycée - devenu clandestin depuis que les jeunes Polonais n'ont plus droit à l'éducation - il trouve également dans l'autodérision l'antidote indispensable à la peur qui le hante. C'est ce même homme qui, réfugié en France après la soviétisation de la Pologne en 1945, deviendra un pionnier de la construction européenne, proche - depuis sa jeunesse jusqu'à sa retraite - des noms les plus connus de cette aventure (de Paul-Henri Spaak à Jacques Delors). De son expérience à Varsovie, il parle peu, ou de manière allusive, devant ses deux fils, témoins d'une mémoire étrangement " cadenassée " et des blessures invisibles de leur père. C'est à sa mort, en 2017, que l'un des deux, Julien, découvre une série de notes éparses, certaines détaillées, d'autres composées de quelques mots, qui constituaient la base à partir de laquelle Georges Rencki avait entrepris de rédiger ses souvenirs. Ce sont ces notes, réunies, enrichies et mises en perspective par Julien Rencki, qui ont permis de recomposer ce journal stupéfiant, véritable témoignage pour l'histoire et rappel du sacrifice étouffé de la résistance polonaise. Ce document permet aussi de découvrir la figure d'un grand fédéraliste dont le parcours personnel témoigne des ressors fondamentaux qui animaient les pères de l'Europe. C'est un livre d'histoire, certes, mais c'est aussi et surtout un livre pour l'histoire.
Un ouvrage de la collection Montessori Pas à Pas, pour faire découvrir aux 6-12 ans la richesse, la beauté et l'inventivité de la vie animale - dont l'homme fait partie -, et ainsi les sensibiliser à l'importance de préserver notre environnement et la biodiversité. Les initiateurs de la pédagogie active n'ont pas attendu la crise environnementale pour donner une place importante à la nature dans l'éducation des jeunes enfants . Déjà au début du xxe siècle, Maria Montessori soulignait l'importance d'offrir aux enfants un contact privilégié avec les animaux et les plantes . Et les classes de la pédagogie Freinet se passaient en partie dehors, entre autre lors de classes promenades. Dans ce livre, les jeunes lecteurs et lectrices découvriront un grand nombre d' informations scientifiques pour répondre à leur soif insatiable de connaissances . Cet ouvrage permet d'alimenter le dialogue entre les enfants et les adultes et de montrer à quel point le monde animal est inventif et varié . Tel un carnet d'observations de la vie animale, il donne une première idée de l'immense diversité des modes de vie, des solutions que les animaux trouvent pour habiter et cohabiter, se nourrir et éviter d'être mangés, se séduire et se reproduire...
Schindler Matthias ; Renck Hans-Peter ; Guevara Lo
Le 19 juillet 1979, les jeunes guérilleras et guérilleros du Front sandiniste de libération nationale (FSLN) chassaient le dictateur Anastasio Somoza du Nicaragua, mettant ainsi fin à une des plus anciennes tyrannies d'Amérique latine. La révolution populaire sandiniste se cherchait une voie à part : respectueuse des libertés religieuses et politiques, elle lançait une campagne d'alphabétisation et encourageait la participation des organisations populaires (jeunes, femmes, paysans, ouvriers, indigènes) aux institutions et à la gestion du pays, à la réforme agraire et à l'"économie mixte". Pourtant, Daniel Ortega, qui, au sein du FSLN, l'incarnait à ses débuts, revenu en 2007 à la présidence après avoir perdu le pouvoir dans les urnes, est aujourd'hui considéré comme un tyran. Depuis avril 2018, des femmes, des jeunes, des paysans le défient dans la rue malgré la répression. Comment en est-on arrivé là ? Comment le FSLN, porteur des espoirs de tout un peuple et de tout un continent, est-il devenu un tel repoussoir ? Cette enquête historique très documentée est nourrie par la connaissance du terrain de Matthias Schindler, qui, depuis plus de quarante ans, a séjourné plusieurs fois au Nicaragua. Il tente de tirer des leçons qui dépassent ce pays et qui interrogent toutes celles et tous ceux qui se battent pour un changement de société.
Comment se fait-il que je comprenne aussi bien mon chat? A-t-il appris mon vocabulaire ou ai-je compris son dialecte? Miauler et ronronner sont-ils deux moyens équivalents de s'exprimer? Mon Mistigris peut-il communiquer avec un cousin chinois? Et avec un chien? Finalement, ai-je raison de bavarder avec mon chat? Biographie de l'auteur Jean-Luc Renck est né en 1961. Licencié en biologie, spécialisé en communication animale, c'est un amoureux de l'Ardenne belge où il séjourne la plupart du temps. Il se voue à l'écriture scientifique, notamment par des chroniques publiées dans des quotidiens suisses. Il a écrit plusieurs ouvrages grand public, dont l'un consacré aux chats et un autre aux chiens, par volonté d'oecuménisme. A l'Hèbe, il a également publié Et s'il n'y avait plus d'animaux? (La Question, 2004). Au Seuil, il a signé L'écho du Quetzal (2004) et co-signé L'éthologie, histoire naturelle du comportement (2002) avec sa compagne, l'anthropologue Véronique Servais.
La guerre de sécession (1861-1865) fut la plus coûteuse en vies humaines et en pertes matériellesde toute l'Histoire des Etats-Unis. Ce furent quatre années de batailles sauvages, avec 2 800 000combattants, qui firent quelque 628 000 morts et des centaines de milliers de blessés, sur une population de 35 millions d'habitants. Elle fut aussi l'une des guerres les plus intenses et les plus compliquées de tous les temps, atteignant un degré de brutalité mécanique préfigurant les horreurs de la Première guerre mondiale, cinquante ans plus tard, avec des batailles très brèves et meurtrières, les camps de prisonniers, les premières tranchées... De nouveaux moyens de combat (cuirassé, sous-marin, fusil à répétition, télégraphe, voies ferrées) furent utilisés. Pourtant, nous dit l'auteur « Si la Première guerre mondiale était inutile et cruelle, la guerre de sécession fut tout aussi meurtrière, mais elle ne fut pas inutile »: de là naquit l'Amérique moderne. Avec cette nouvelle histoire à la fois très documentée et très claire, Keegan nous livre aussi une vision passionnante de l'Amérique au milieu du XIXe siècle. Il remet à juste titre en question beaucoup d'idées reçues telles que: Etats du Sud peuplés de propriétaires d'esclaves, vision hollywoodienne de la vie des Sudistes (riches planteurs et non masse de blancs pauvres et sans esclaves), guerre longuement préparée,soldats bien entraînés... Il nous explique aussi l'impact de cette longue guerre sur la situation économique, la psychologie et l'évolution des comportements, en particulier pour les femmes dont le rôle très important modifia le statut et la perception qu'elles avaient d'elles-mêmes, dans le Sud comme dans le Nord.
Résumé : Début 1916, Joffre planifie une offensive générale des Alliés, simultanément sur la Somme, le front russe, les Balkans et l'Italie. Mais les Allemands attaquent les premiers, à Verdun, le 21 février : 1,5 million d'obus s'abattent en une seule journée sur 12 kilomètres de front français ! Une puissance de feu jamais vue jusque-là. Le début de l'enfer... Sur la scène internationale, 1916 est marquée par la révolte arabe contre les Turcs, menée par Lawrence d'Arabie ; la Russie qui jette ses dernières forces dans la bataille avec l'offensive Broussilov et qui se désagrège de l'intérieur : la question n'est plus de savoir s'il va y avoir une révolution, mais quand elle aura lieu et sous quelle forme ; ou encore l'épuisement de l'Allemagne qui, asphyxiée par le blocus britannique, lance la guerre sous-marine à outrance. 1916, enfin, c'est aussi et surtout une vie politique française particulièrement tendue : le mouvement pacifiste s'organise, les socialistes se divisent, l'Union sacrée se meurt, la Chambre et le Sénat se réunissent en comité secret pour se débarrasser de Joffre et d'Aristide Briand, etc. Avec le talent narratif qu'on lui connaît, Jean-Yves Le Naour nous fait entrer dans les coulisses du conflit, alternant les points de vue du pouvoir et du peuple, et même ceux des Anglais et des Allemands grâce au dépouillement des archives diplomatiques. Il fait ainsi tomber nombre de préjugés et d'idées reçues, dont le mythe de Pétain-vainqueur de Verdun : sa mise en avant a en fait répondu à un plan politique cherchant à diminuer Joffre ! Un récit vivant, poignant, qui mêle avec brio faits, sentiments et réalités de la guerre.
Résumé : Année trouble pour le président Raymond Poincaré qui ne retient que le doute qui saisit les Français, 1917 est aussi l'année décisive du conflit qui marque la véritable naissance du XXe siècle avec ces deux tremblements de terre que sont la révélation de la puissance américaine et la révolution bolchévique. La guerre, qui n'est plus nationale mais devient idéologique, est en train d'échapper aux Européens et un monde nouveau d'apparaître, coincé entre deux messianismes : l'idéalisme wilsonien et le communisme. 1917 est surtout l'année de l'épuisement où chacun cherche une porte de sortie honorable. Le gouvernement Français, autour de Joseph Caillaux, entame des pourparlers avec Berlin ; l'Autriche-Hongrie, en la personne de Charles Ier, approche les Alliés pour chercher une voie transactionnelle ; même le pape Benoît XV y va de son projet de paix. Jean-Yves Le Naour met son talent narratif au service de l'Histoire et raconte cette année de paix impossible. Se fondant sur des archives inédites et mêlant les expériences du peuple à celles des hauts fonctionnaires, il dresse un tableau complet qui n'épargne pas les grandes figures que la mémoire a statufié. De l'échec de Ribot, alors président du Conseil, lors des négociations avec l'Autriche aux basses manoeuvres de Clemenceau pour parvenir au pouvoir, tout est révélé. Quand l'histoire se raconte, elle est plus romanesque que la fiction.
Avec 1915, l'enlisement, second volume de sa série consacrée à la Grande Guerre, Jean-Yves Le Naour continue de retracer au plus près le quotidien des Français durant ces quatre années de malheur. Alternant les points de vue d'en haut et d'en bas, s'attachant aux rumeurs comme aux faits établis, au ressenti aussi bien qu'au vécu, l'auteur nous livre un récit haletant. En 1915, le conflit entre dans une phase particulièrement meurtrière, marquée par des offensives aussi terribles qu'inutiles, rendues plus cruelles encore depuis l'usage des gaz asphyxiants. La guerre est partout: à Londres ou à Paris, sous les bombardements des zeppelins, sur la mer, en Afrique et au Moyen-Orient où les Turcs ont lancé le djihad contre les Alliés, au nom du panislamisme, tout en se livrant au génocide des Arméniens... Tandis que les Allemands étrillent la Russie et écrasent la Serbie, les Alliés enchaînent les échecs. Sourd aux critiques, le général Joffre conduit la guerre comme il l'entend: 320 000 Français sont ainsi sacrifiés en pure perte. La crise politique et la lassitude grandissent sur les décombres d'une Union sacrée qui a vécu, comme en témoignent les archives des Renseignements généraux jusqu'ici inexploitées. Pour les Français, 1915 est bien l'année la plus dramatique de toute la guerre, celle des horizons bouchés.
Résumé : L'Occupation vécue côté allemand, une synthèse inédite appelée à devenir un ouvrage de référence. Le 14 juin 1940, les troupes allemandes entrent dans Paris. C'est le début de quatre longues années d'occupation de la France. Comment les Allemands l'ont-ils envisagée ? Comment l'ont-ils préparée ? Quelles idées se faisaient-ils de leurs voisins d'outre-Rhin ? Comment se sont-ils comportés avec eux, à Paris ou en province ? Ont-ils manifesté de l'empathie pour les populations qui subissaient vexations et pénuries ? Ou au contraire de la morgue à l'encontre des vaincus qu'ils dépouillaient ? Comment ont-ils vécu entre eux ? Ont-ils été libres d'agir comme ils le souhaitaient ? Quelles sont les images qu'ils conserveront après-guerre de cette période si particulière ? Telles sont, parmi bien d'autres, quelques-unes des questions auxquelles répond Eric Alary dans cet ouvrage novateur. D'une plume alerte, puisant essentiellement aux sources allemandes, en grande partie inédites, il livre une histoire à la fois renouvelée - bien loin des poncifs habituels et des simplifications a posteriori - et incarnée, grâce aux nombreux destins individuels dont il se fait l'écho au moyen de témoignages éclairants. Cette grande synthèse, où se toisent regards français et allemands, arrive à point nommé pour combler un manque sur cet épisode tragique.
Résumé : Que représente la photographie de couverture ? Est-ce une madone ? Une Marianne ? Non. C'est la France nouvelle se dégageant de l'emprise juive, sculpture exposée au palais Berlitz, à Paris, en septembre 1941. Cette statue géante ouvrait l'exposition Le Juif et la France, dont le maître d'oeuvre fut l'explorateur et anthropologue d'origine suisse George Montandon. Trois ans plus tard, un commando de la Résistance viendra tuer Montandon dans sa villa de Clamart. Mais est-il vraiment mort ? Qui est aujourd'hui l'Exécrable ? Qui est-il en nous, de l'enfance adorable à l'âge d'homme ? Qui est-il dans la mosaïque du temps ? Qui est-il devant une mère, un père, un ami disparus ? Peut-être l'un des fantômes qui s'invitent dans notre présent. Ce récit très personnel, livre des visages, des lieux et des noms, forme une enquête biographique et littéraire. Passionné d'histoire et de théâtre, Yves Laplace est l'auteur de plusieurs romans dont Plaine des héros (Fayard, 2015).
Résumé : L'histoire fascinante de Harro et Libertas Schulze-Boysen, couple d'espions allemands infiltrés dans l'administration du Reich et à la solde de l'Union soviétique, qui furent à l'origine de l'Orchestre rouge de Berlin, le mouvement de résistance à Hitler, et qui périrent exécutés par les nazis en 1942. Par Norman Ohler, écrivain, journaliste et scénariste allemand à succès. Son premier livre de non-fiction, "L'Extase totale. Le IIIe Reich, les Allemands et la drogue" (La Découverte, 2016), a été traduit en 25 langues.
Marrus Michael ; Paxton Robert ; Delmotte Margueri
Résumé : Dans ce livre qui fut un événement lors de sa première parution en 1981, les historiens nord-américains Michaël R. Marrus et Robert O. Paxton révélaient que la politique antisémite menée en France dès l'été 1940 était due au seul gouvernement de Vichy, sans pressions directes allemandes. A l'époque, la question de la responsabilité du régime dé-Vichy n'était déjà plus complètement refoulée mais le sujet était traité en marge et l'accès aux archives françaises et allemandes extrêmement laborieux. Beaucoup de choses ont changé depuis (ouverture des archives, reconnaissance du rôle de l'Etat français dans la déportation des Juifs, etc.) et ont permis aux auteurs d'étudier une matière abondante pour approfondir et affiner leur démonstration.