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Marx et la philosophie
Renault Emmanuel
PUF
24,00 €
Épuisé
EAN :9782130633815
Marx commença par développer son activité théorique dans le cadre philosophique du Jeune-hégélianisme et il finit par lui donner la forme d'une critique de l'économie politique. Au cours de cette évolution intellectuelle, et d'une évolution politique non moins profonde, il s'est essayé à différentes pratiques de la philosophie et a tenté différentes mises en rapport de la philosophie et de son dehors (la pratique, l'histoire, la politique, l'économie politique). Doit-on se contenter de constater l'existence d'une pluralité de philosophies de Marx et d'une diversité de rapports à la philosophie? Ou bien est-il possible d'identifier un fil conducteur philosophiquement significatif ? Les études réunies ici retiennent le second terme de l'alternative en décrivant un processus de transformation de la philosophie qui conduit d'une conception maximaliste (celle de la période hégélienne) à une conception déflationniste. Que la philosophie doive abandonner certaines de ses ambitions traditionnelles pour parvenir à atteindre certains de ses objectifs principaux, c'est l'une des principales leçons qui ressort de l'examen des pratiques marxiennes de la philosophie dans Les Annales Franco Allemandes, les Manuscrits de 1844, L'Idéologie allemande et Le Capital. Une leçon qui n'a rien perdu de son actualité.
Si Marx est connu pour un ensemble de thèses célèbres (sur l'histoire, sur la lutte des classes, sur le capitalisme...), et pour la démarche critique qui caractérise les différents aspects de son activité théorique (critique de la philosophie, de la politique, de l'économie politique...), on ignore généralement le vocabulaire spécifique qui lui permet d'élaborer ces thèses et de formuler ces critiques. C'est ce vocabulaire qu'il s'agit de restituer ici tout en insistant sur l'intense créativité conceptuelle qui le sous-tend, sur les hésitations et les tensions qui le travaillent. En présentant ainsi quelques thèses et quelques orientations fondamentales de l'oeuvre marxienne dans leur vocabulaire propre, nous espérons rendre plus lisible un texte dont le sens est enfoui sous les nombreuses couches des préjugés, des commentaires et de cent cinquante ans d'histoire.
La "Madre", comme on l'appelle couramment, fut, au XVIe siècle, la plus grande mystique espagnole, et elle reste une des grandes figures de l'expérience mystique dans l'histoire européenne. D'une famille de "conversos" (juifs espagnols convertis de force, sauf à quitter l'Espagne), réformatrice du Carmel, Thérèse d'Avila (1515-1582), appelée aussi la "grande Thérèse" par opposition à la "petite", celle de Lisieux, a même été proclamée, au XXe siècle, "docteur de l'Église" en raison de la riche doctrine spirituelle apportée par ses textes. Thérèse représente enfin, dans la constellation des "femmes mystiques", celle qui a les pieds sur terre, qui vit l'extase, mais qui est également capable de "gouverner" avec sagesse et de réformer avec vigueur.Ce livre décrit de façon alerte sa vie et éclaire le sens de ses écrits, dont il donne de nombreux extraits.
Force est de constater que la Philosophie de la nature de l'Encyclopédie fut, jusqu'à une date récente, presque ignorée par les études hégéliennes, en raison du discrédit dont elle fait généralement l'objet. En cette partie du système, Hegel se serait rendu coupable d'une prétention à concurrencer les sciences positives sur leur propre terrain et à rivaliser avec elles, en révélant ainsi tout à la fois son incompréhension de la scientificité la mieux établie (celle des sciences de la nature) et la faible rationalité de son propre projet d'une science spéculative. Une lecture attentive permet de rectifier ces préjugés. Car Hegel s'y montre attentif et respectueux du savoir positif de son temps, mais encore, il tente d'y définir les modalités d'une collaboration méthodiquement réglée entre philosophie et sciences, tout en fondant cette collaboration sur une épistémologie complète et cohérente. En quoi consiste précisément le projet d'une science spéculative, formulé par Fichte avant d'être réélaboré par Schelling et Hegel, en particulier sous la forme de leurs philosophies de la nature ? En quoi consiste chez Hegel la déduction spéculative de la vérité qui doit permettre de conférer aux savoirs positifs leur fondation dernière ? En quoi consiste la compréhension hégélienne des formes (expérience, lois, théories) et du statut du discours des sciences positives ? Quelle attitude la spéculation doit-elle adopter face aux controverses scientifiques ? Ces questions entretiennent un double rapport avec la Philosophie de la nature de l'Encyclopédie. D'une part, parce que certaines d'entre elles ne peuvent trouver de réponse pertinente que par l'étude de cette partie du système où science spéculative et sciences positives s'entremêlent. D'autre part, parce que l'idée même de philosophie de la nature décrit précisément la forme de fondation des sciences de la nature qui est appropriée à l'épistémologie hégélienne.
Les Manuscrits de 1844 sont l'un ses textes les plus célèbres de Marx, à juste titre puisqu'un certain nombre de thèmes fondamentaux y trouvent leurs formulations philosophiques classiques. Ces manuscrits font en outre l'objet d'un regain d'intérêt dont témoignent plusieurs traductions récentes et le renouveau des discussions sur la conception marxienne de l'aliénation. Mais leur importance et leur actualité sont en proportion d'une opacité due notamment à la diversité de leurs enjeux (de la critique de la philosophie à celle de l'économie politique) et la multiplicité de leurs interlocuteurs (des jeunes hégéliens aux socialistes et aux communistes français). Spécialistes de Marx et de la philosophie classique allemande et protagonistes de la discussion contemporaine sur l'aliénation, les auteurs de ce volume s'efforcent de rendre accessible ce texte classique en mettant en lumière l'originalité de son contenu philosophique. Pour reconstituer le contexte philosophique et politique des Manuscrit de 1844, ils explicitent les différents enjeux du texte et restituent les termes des différents débats dans lesquels Marx s'engage à l'époque. Ainsi permettent-ils au lecteur de prendre la mesure de la portée politique de la teneur philosophique du naturalisme et de l'analyse de l'aliénation qui ont fait la célébrité de ces fragments décisifs aussi bien pour l'évolution de la pensée marxienne que pour celle de la pensée critique.
Daniel Ligou est professeur émérite à l'Université de Dijon. Auteur de nombreux ouvrages, ses travaux et publications sur la franc-maçonnerie font autorité.
Résumé : L'ouvrage est destiné à tous ceux qui s'intéressent à la question fondamentale : " Est-ce que j'éduque bien ? " Parents, enseignants, éducateurs, responsables politiques, travailleurs sociaux, chercheurs peuvent y trouver matière à réflexion. Un modèle de besoins psychopédagogiques fondamentaux est présenté. Il tente de prendre en compte les dimensions les plus importantes entrant en jeu dans la construction de l'identité d'un individu : besoins affectifs, cognitifs, sociaux, idéologiques. Il donne donc un contenu - et, en cela, il constitue une véritable innovation - à la réponse à la question précitée. Par ailleurs, les auteurs s'interrogent : " Comment, concrètement, répondre au mieux à ces différents besoins ? " Pour cela, ils proposent un " système pédagogique multiréférentiel et intégré " car ils se sont aperçus que les divers courants de pensée pédagogique développent spécifiquement un besoin particulier. Ainsi, ils font correspondre une pédagogie à chaque besoin fondamental. Leur proposition - et c'est en cela que leurs propos sont " postmodernes " - est de ne pas privilégier un courant au détriment des autres. Chaque courant apporte des éléments importants. La multiréférence que chaque adulte doit intégrer dans un modèle pédagogique propre est, selon eux, une démarche incontournable. Leur conception de la formation des adultes est de faire de ceux-ci des sujets-acteurs, voire, mieux, des sujets-auteurs de leur projet éducatif. En d'autres termes, on peut dire que complexité éducative et agir communicationnel sont ici au c?ur des propositions.
Hegel Georg Wilhelm Friedrich ; Kervégan Jean-Fran
Cette édition des Principes de la philosophie du droit, fondée sur un établissement critique du texte original, est la plus complète à ce jour: elle propose, dans une traduction nouvelle, ce texte majeur de la philosophie juridique et politique moderne publié en 1820. Sont en outre offertes au lecteur les traductions des annotations manuscrites portées par Hegel sur son exemplaire personnel, des extraits des cours prononcés durant les années où il rédigeait son ouvrage et de son dernier cours fait la veille de sa mort, ainsi que les précieuses « Additions » rédigées par Eduard Gans à partir de cahiers d'étudiants ayant assisté aux cours de Hegel.
Ce vocabulaire est un succès inégalé depuis sa première édition en fascicules dans le Bulletin de la Société française de philosophie, de 1902 à 1923 puis en volume (18 éditions reliées, 2 éditions en poche). Le but originel de l'auteur était de contribuer à l'unité de la philosophie à travers la définition d'un langage philosophique commun, ce vocabulaire est ainsi devenu un manuel du « bon usage du langage philosophique permettant l'accord des esprits ».