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Tenir
Renauld Xavier ; Collectif Premier plan ; Renaudin
MEROE
32,00 €
Épuisé
EAN :9782362220586
Du jour au lendemain, il leur a fallu affronter une crise économique et sanitaire inédite. Alors que certains professionnels avaient l'obligation de cesser toute activité, d'autres étaient contraints de la maintenir pour assurer une continuité de service à la population. A travers quatre-vingt-un portraits photographiques et témoignages, TENIR raconte leur combat. Boulangers, coiffeurs, restaurateurs, hôteliers, aides à domicile nous ouvrent leur porte et leur coeur pour partager, le temps d'un cliché, une émotion, leur histoire. Comment ont-ils puisé au fond d'eux-mêmes chaque ressource pour faire face, comment se sont-ils réinventés ? Au fil des rappels des grandes étapes de la pandémie et des annonces gouvernementales, ces témoignages dessinent la France de 2020. Parce qu'ils feront à jamais partie de notre histoire, TENIR les met en lumière pour les inscrire dans la mémoire collective.
Il n'y a pas si longtemps un président français affirmait que "l'homme africain n'était pas assez entré dans l'Histoire". En partant des traces des ancêtres de Lucy il y a 7 millions d'années, des vestiges néolithiques ou encore des "Bushmen", les auteurs de cet ouvrage nous dévoilent la partie subsaharienne du continent à travers ses multiples identités et les hommes qui l'ont façonnée. Ils nous plongent au temps des royaumes et des empires, en Ethiopie, au Sahel, au Zimbabwe, au Soudan ou au Mali, où s'épanouit un Moyen Age relaté avant eux par le voyageur Ibn Battûta. Longtemps contournée par les explorateurs, l'Afrique sera colonisée, exploitée. Une période qui marque les débuts de la traite des Noirs, de l'esclavage et de la déportation vers l'Amérique - autant de sujets abordés ici sous des angles parfois méconnus. Enfin, de la colonisation européenne aux combats et révoltes menant aux indépendances, on comprendra les forces à l'oeuvre dans différents pays du continent après la Seconde Guerre mondiale et jusqu'à aujourd'hui, où l'ingérence occidentale se développe sur de nouveaux terrains.
13 mai 2005, Côte d'Ivoire. Un de mes sous-officiers de la force Licorne tue sur ordre un assassin, Firmin Mahé, qu'il avait fait prisonnier en zone rebelle. Face à Firmin Mahé, qui est coupable de tueries sauvages mais blessé et prisonnier, ce sous-officier contrevient au Droit de la guerre et au Droit humanitaire. En le tuant, il s'oppose aux règlements militaires français. Lorsque l'affaire parait au grand jour quelques mois plus tard, il est emprisonné durant plus de six mois, tout comme les deux soldats qui étaient à ses côtés. Je me vois moi-même retirer les commandements que j'exerce au Kosovo et en France, avant de quitter l'armée. Pourquoi ce contresens de la République, qui poursuit l'assassin de Mahé mais se désintéresse, oublie ou ignore les vies humaines innocentes massacrées par celui-ci ? Par l'incohérence du traitement moral et médiatique dont ils ont été l'objet, ces événements m'ont conduit à réfléchir sur l'éthique de la guerre à travers l'histoire."
Le sous titre au complet résume bien la démarche : maintenant (main-tenant) et demain (deux mains), un projet humain (humus-main) sur le temps présent. Dans ses racines, l'Homme est fait pour vivre en société, relié aux autres. Or, la crise sanitaire nous a privé de notre sel qui est le contact. La crise nous a rappelé à quel point le temps est précieux et que nous avions besoin de goûter chaque moment avant qu il ne soit trop tard. Ici-bas et maintenant vivons des rencontres. Ces mains ouvertes, au travail, amoureuses, priantes, mains de nourrissons, de fiancés et de vieillards nous disent toutes que la vie est belle et que nous pouvons rendre grâce pour ce cadeau qu'est la vie. Tous ces moments partagés sont des passerelles vers l'éternité et des clefs pour sortir du temps humain. Maintenant et à l'heure de notre mort nous font sortir du temps et nous rappellent que la vie est éternelle et la mort est éphémère.
Bleys Olivier ; Bozonnet Benjamin ; Polenova Natal
Vassily Polënov est une figure majeure de la peinture slave du XIXe siècle, tenu par ses contemporains pour le plus français des peintres russes. En 1890, il acquiert sur les bords de l'Oka, à 130 km au sud de Moscou, une propriété qu'il baptisera Borok, "petite forêt". C'est là, jusqu'au terme d'une vie féconde et laborieuse, que Polenov peindra ses tableaux : au sein de la nature, dans les ocres d'automne, les blancs neigeux et les innombrables verts. Plus d'un siècle a passé et le domaine de Polenovo, devenu musée, cultive la mémoire de son fondateur. Vassily Polenov rêvait que sa propriété soit un foyer de création, ouvert aux artistes du monde entier. C'est dans cet esprit que Natalya Polenova, descendante du peintre, imagine des résidences d'artistes sur le domaine. En 2013, le peintre Benjamin Bozonnet et l'écrivain Olivier Bleys prennent pension pour plusieurs semaines sur les terres de Vassily Polenov. L'art du premier, intimement lié à la nature, enlace avec bonheur les bois de bouleaux, les rives émoussées de l'Oka, les prairies d'été d'où émergent de rares constructions en bois. Les mots de l'écrivain ajoutent à la palette du peintre en livrant des textes courts, notations fines et sincères qui condensent son impression des mêmes paysages. Ce carnet, produit conjoint de l'oeil et de la main, raconte un lieu particulier et un temps défini où semble s'incarner la Russie de toujours.
En retraçant l'histoire de l'Union Normande (1905-1980) - une société de transport fluvial très influente entre Paris, Rouen et Le Havre -, Franck Petit présente dans cet ouvrage l'activité des armateurs et des bateliers sur la Seine au 20ème siècle. Nourri des archives de l'Union Normande et des témoignages de ceux qui l'ont dirigée et fait vivre, il montre plus largement comment la batellerie de la Seine a survécu aux deux guerres mondiales, a su se diversifier (en développant les bateaux-mouches) et a pu s'adapter aux exigences technologiques et économiques de notre temps.
Tony Gonnet, fait partie des figures historiques de l'Age d'Or de Saint-Germain-des-Prés pendant la guerre et l'après guerre. Personnage emblématique de ce milieu, entouré de ses amis philosophes, écrivains, musiciens et acteurs, il ne s'est jamais départi de la morale ni de l'esprit existentialiste. Ingénieur de formation, peintre à partir de 1940, son amour pour la mécanique, les voitures et les bateaux l'a occupé toute sa vie avec la même passion que pour la peinture. Pour lui, travailler était l'acte le plus sacré que l'homme puisse accomplir. Poussant à l'extrême cette conviction, pendant soixante ans durant, entre 1940 et 2002, il a réalisé une oeuvre picturale considérable, laissant derrière lui un atelier riche de productions d'une qualité et d'une quantité remarquables.