Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La Vendée. Un siècle d'observation d'un géographe
Renard Jean
PU RENNES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782753500754
Enseignant à l'université de Nantes de 1964 à 1999, auteur d'une thèse remarquée sur " Les évolutions de la vie rurale dans les campagnes nantaises et les bocages vendéens " en 1975 (médaille de bronze du CNRS et prix O. de Serres), Jean Renard a été successivement directeur de l'Institut de géographie de l'université de Nantes (ICARUN), du laboratoire CESTAN (UMR 6590 du CNRS), responsable des études doctorales de géographie et du DESS villes et territoires. Il a accumulé observations, notes, lectures, directions de recherche, colloques, ainsi que débats et rencontres, tant avec les responsables des collectivités locales que les acteurs de terrain du département. Ce recueil d'articles, dont l'écriture s'étend sur près d'un demi-siècle et qui sont systématiquement remis en perspective en 2004, permet de mesurer les évolutions, les changements, mais aussi les permanences et les pesanteurs des différents aspects géographiques des sociétés et des systèmes locaux d'un département dont chacun s'accorde à reconnaître les aspects originaux qui en font un modèle de développement. L'industrialisation en milieu rural, l'irruption d'un tourisme de masse balnéaire, l'urbanisation des modes de vie, bouleversent une Vendée rurale, longtemps assoupie et vivant sur les souvenirs entretenus d'un passé mythifié. Dépassant les représentations et les images simplificatrices trop souvent véhiculées sur l'identité du département, l'auteur montre la diversité et la complexité de dynamiques contradictoires qui transforment et modifient les territoires et plaide pour un nouveau découpage des " pays " en l'onction des espaces de vie et des mobilités des populations. Chemin faisant l'auteur s'interroge sur une formule utilisée lors du colloque tenu à Chavagnes-en-Paillers en 1979, savoir si "Tout bouge et rien ne change! ".
30 années de chansons de légende par le compositeur de "Que je t?aime", "Laisse moi t?aimer", "La Maritza", "Avant de nous dire adieu"? Jean Renard raconte "ses" artistes: Johnny, Sylvie, Mike Brant, Jeane Manson, etc.À la question d?un journaliste (Jean Théfaine dans le magazine "Chorus" n° 43) qui lui demandait lesquelles de ses chansons incarnaient le mieux les trois générations de Français "dont vous êtes ce qu?on pourrait appeler la bande originale de vie", Johnny répondait sans hésiter: "Que je t?aime".Une chanson composée en 1969 par Jean Renard (sur un texte de Gilles Thibaut) qui demeure UN, si ce n?est LE classique parmi les classiques de la star. À l?heure des carrières "kleenex", les compositeurs seraient nombreux aujourd?hui à se satisfaire d?un seul pareil chef d?oeuvre. Jean Renard, lui, a collectionné l?écriture de centaines de grandes chansons et de tubes parmi lesquelles La Maritza, Par amour, par pitié et Irrésistiblement (numéro un des ventes récemment au Japon) pour Sylvie Vartan, "Entre mes mains", "Je t?aime, je t?aime, je t?aime", "Ceux que l?amour a blessés", "Comme un corbeau blanc" et, bien sûr, "Que je t?aime" pour Johnny, "J?ai un problème" pour le couple mythique des années 60-70, "Laisse moi t?aimer", "Mais dans la lumière", "À corps perdu" pour Mike Brant ou encore "Avant de nous dire adieu" et "La chapelle de Harlem" pour Jeane Manson. Il n?y a pas d?artistes, encore moins de stars, sans ceux qui, à l?instar de Jean Renard, vouent leur existence à une certaine idée du spectacle qui rime avec exigence, générosité, sincérité et amour! Jean Renard, dans cette autobiographie vérité, inoubliable plongeon dans les coulisses de la création, nous parle de la vie, de l?amour, "Que je t?aime? la vie".
Plus de trente ans après l'avènement de la Nouvelle Cuisine, qui représente aujourd'hui la haute gastronomie? Comment fonctionne-t-elle?Dans les coulisses des bonnes tables, La Grande Casserole est une promenade gourmande à travers la France. Une large galerie de portraits. Des garants de la tradition et du terroir (Paul Bocuse, Michel Guérard, Bernard Loiseau, Jacques Maximin) aux créatifs (Pierre Gagnaire, Alain Passard). Des provinciaux en capitale (Ghislaine Arabian, Alain Dutournier, Guy Martin) aux philosophes (Michel Bras, Olivier Roellinger), jusqu'aux funambules (Thierry Breton, Yves Camdeborde). Tous sont gouvernés par une même obsession, éperonnés par un même désir: régaler le gourmet.Derrière l'enseigne prestigieuse se cache une profession âpre et exigeante où le souvenir de l'apprentissage est tenace, où la finance joue un rôle important, où des anonymes tiennent les fourneaux, au fil des saisons, au gré des produits...Figurative ou abstraite, régionale ou intuitive, sous une même étiquette se décline une carte gastronomique variée. Que propose-t-elle à table? Comment, dans le menu, saveurs et textures s'articulent-elles? Quels rapports casseroleurs et producteurs entretiennent-ils?Une déambulation culinaire et poétique sans concession, illustrée par les photographies originales de Ludovic Lacroze. Un livre truffé de tours de mains, de recettes distillées sur le ton de la confession, de menus dégustation, saupoudré d'anecdotes bien relevées...
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni