Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Les campagnes nantaises. Un demi-siècle de révolutions sociales et paysagères (1960-2010)
Renard Jean
PU RENNES
16,00 €
Épuisé
EAN :9782753518148
Les campagnes nantaises ne sont plus ce qu'elles étaient. Tel est le constat de cet ouvrage de géographie sociale qui s'appuie sur une double analyse faite à 35 années d'intervalle. Après la soutenance d'une thèse remarquée (prix Sully Olivier de Serres et médaille de bronze du CNRS), publiée en 1976, sur l'évolution des campagnes nantaises entre l'après-guerre et 1975, l'auteur reprend ici l'étude des mêmes campagnes en 2011 et fait le bilan des évolutions. Il met en valeur deux transformations radicales de ces espaces ruraux en un demi-siècle, après leur long immobilisme et isolement entre 1880 et 1960. D'une part le passage d'une agriculture paysanne, faite pour se nourrir et se reproduire, en une agriculture d'entreprise et productiviste, enserrée dans la sphère agricole d'amont et d'aval. D'autre part une étonnante diversification du contenu social de campagnes devenues des espaces résidentiels et de loisirs dans lesquels les agriculteurs sont désormais très minoritaires. Les rapports entre la métropole nantaise et les espaces ruraux en sont bouleversés. Il examine les modalités, les rythmes et les répartitions de ces évolutions. Il résulte de cette double révolution une nouvelle géographie et une nouvelle société rurale dont les populations ont des pratiques, des attitudes et des comportements nouveaux. L'étalement urbain tend à banaliser les modes de vie. Un monde nouveau naît sous nos yeux dont il faut prendre conscience.
Résumé : Quand Louis Destouches propose à Gallimard puis Q à Denoël son premier roman, il signe Voyage au bout de la nuit du prénom de sa grand-mère maternelle, à la fois troisième prénom de sa mère. Céline se justifie auteur sous un parapluie maternel. Il n'est pas d'autre exemple en littérature française d'un écrivain ayant choisi ainsi son pseudonyme. Et à regarder de près l'?uvre romanesque, la grand-mère et la mère occupent une place capitale, jusque dans la correspondance et les entretiens. " Si on a de tout chez sa mère, pour toutes les occasions de la Destinée ", Céline puise dans la figure maternelle le verbe et la verve, le goût de l'évasion, des trois-mâts en route pour l'infini, la féerie, le point délicat de la dentelle... Même les pires tares : l'impossibilité à jouir de la vie, le grotesque de la misère matérielle. De l'emprise à l'empreinte, l'auteur ne parvient jamais à se défaire de cette influence. Voilà ce que tend à démontrer Céline, les livres de la mère. Pour offrir, finalement, une autre image de l'écrivain sulfureux, une nouvelle lecture de l'?uvre.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.