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Le démon de la cinquantaine
Lasource Rémy
EX AEQUO
11,00 €
Épuisé
EAN :9782378734718
Paul, cadre narcissique et misogyne traine dans des bordels clandestins, mais lorsqu'il voit son ami mourir d'une overdose il glisse dans l'alcoolisme. Alors qu'il touche le fond, sa fille lui propose de prendre des vacances dans un vignoble en Touraine. Là-bas, sa rencontre avec Macha, une féministe magnétique au caractère et aux appétits affirmés va lui rendre l'innocence qu'il avait perdue. L'amour de soi retrouvé, ainsi que les soins initiatiques prodigués par un étrange rebouteux lui donneront le courage d'affronter ses erreurs et sa culpabilité. La sexualité et la vie au grand air lui rendront sa légèreté de vivre, et lui feront réaliser que pour retrouver une grande santé la gourmandise est une vertu. Je coupe la fleur. L'air grossit, le vent s'ébroue autour de nous et le bois semble habité par l'arrivée d'un nouveau dieu. Il fait chaud. Quand je me retourne victorieux pour montrer ma fleur, Macha s'est déshabillée et m'attend debout toute nue. J'en peux plus, assis j'ouvre ma bouche sur son sexe tandis qu'elle pose sa main sur mon crâne. Les arbres ont changé de voix avec l'arrivée de l'orage. J'ai la bouche pleine d'onguents parfumés, quand Macha se tourne pour poser ses mains contre la paroi rocheuse. Elle se cambre et m'offre alors une croupe merveilleuse, digne d'une entrée au paradis.
Quelques semaines avant les émeutes de 2005, le Lieutenant Barbicaut fait face à la montée des tensions dans les cités nord de Paris. C'est dans ce climat de repli communautaire qu'il doit enquêter sur l'homicide d'un policier. Alors qu'il découvre le passé violent de la victime, son enquête le conduit sur la piste d'un loup solitaire d'Al Qaïda, de retour d'une guerre en Moyen Orient. Le policier aura à oeuvrer dans des quartiers abandonnés qui oscillent entre violence et toxicomanie. Il devra faire la lumière sur les souffrances de chacun, et aller au bout d'une enquête crépusculaire qu'il faudra vite refermer. Jusqu'aux émeutes, quand la cité part en sucette. Ce roman est le second tome des chroniques de Barbicaut, des polars où l'exercice du métier de policier est une leçon de vie, et la banlieue traitée sans autre concession que celle de la poésie urbaine. C'est une histoire bien triste mon frère, comme la banlieue en sort parfois de son ventre et qu'elle remet aussitôt dans ses entrailles.
Arnaud, ex-flic reconverti en serveur, vit à Biscarrosse avec Claire à qui il a promis d'abandonner ses habitudes de Shérif. Lors d'une fête il boit un punch qui contient de la Flakka, la drogue du Zombie. Celle-ci le met face à ses vieux démons et provoque un AVC à une de ses amies. Hanté par des évènements jusque-là refoulés, Arnaud se découvre fragilisé par son passé. Il fait appel à ses amis policiers pour retrouver le dealer, dont la rumeur dit qu'il est intouchable, parce que protégé par un service de police. Arnaud aura à mener une enquête musclée, croisant sur sa route une violence qu'il espérait ne plus retrouver, au risque de se perdre.
Quel est le trésor dont parle un manuscrit du IXème siècle que Virgile, jeune antiquaire parisien, rapporte de Trêves ? Pourquoi, la mafia russe, dirigée par Constantin Basilivitch, l'a-t-elle missionné pour lui procurer ce Livre des miracles, rédigé par les plus grands ecclésiastiques de tous les temps, depuis Macaire, premier évêque de Jérusalem, jusqu'au pape Pie XII ? Quel est le secret contenu dans ces pages qui relatent la vie de Saint Hydulphe, chorévêque de Trèves, la ville où naquit l'empereur Constantin qui christianisa le monde romain ? Quel est le lien entre le médaillon que porte toujours Tontine, la mère adoptive de Virgile, et le trésor des abbayes qui composèrent la croix monastiques des Vosges dont parlent les archives de la bibliothèque d'Épinal ? Plongés dans une affaire aux méandres diaboliques, Virgile et ses amis devront répondre à toutes ces questions pour découvrir le trésor des abbesses. Suivons les au c?ur des mystères du moyen-âge.
Quand en 1888, James Ensor peint " L'entrée du Christ à Bruxelles ", il réaffirme le lien insécable qu'il y a entre la figure du Christ et la peinture, entre le Verbe et la lumière. Mais, dans le même temps, une invention vient à manger peu à peu le monde et sa représentation jusqu'alors dévolue à la seule peinture : c'est la photographie. Et la figure de disparaître aussitôt dans l'insignifiance générale. Et la peinture de redevenir curieusement maladroite et bientôt abstraite (de toute figuration). Quelles conséquences en tirer ? Que la peinture, aujourd'hui ne peut être conçue qu'avec ce qui à la fois l'anime et la remet en question, avec ce qui l'a toujours animée, la lumière, et avec ce qui l'interroge depuis l'invention de la photographie, la figure. Telle est l'ambition du peintre Jacques Cauda qui se confond ici avec l'enjeu de son écrit : redonner un regard au monde aveuglé où rien n'existe plus désormais en dehors de son image aveuglante. Un regard ? C'est-à-dire un nouveau verbe, un verbe de lumière : surfigurer !
Ruptures historiques et ruptures personnelles se télescopent dans ce roman qui parcourt les années 1960 à 1990 et leurs bouleversements. Ruptures? s'attarde, plus précisément, sur deux faits marquants de cette période : Mai 68 ? sur rappel de contexte national et international, le roman évoque, de Nancy à Metz et Strasbourg, la situation régionale et raconte, en particulier, le Mai strasbourgeois ? et la chute du Mur de Berlin. Parallèlement à cet argument historique, Ruptures? développe un argument romanesque, celui du désespoir amoureux dont il explore les différentes facettes. L'amour fusionnel qui lie Mathilde à Matt, sur fond de Mai 68, alors qu'ils sont tous deux étudiants, marquera celle-ci à tout jamais et elle n'aura de cesse de retrouver le paradis perdu. D'emblée, cette quête d'absolu, de secrètes blessures, également, voueront à l'échec sa rencontre avec le peu sympathique François. Elles l'enfermeront dans un schéma répétitif dont elle ne parviendra que difficilement à se libérer, grâce en particulier à sa passion pour l'art. Mais, prendra-t-elle le risque, dorénavant, de s'abandonner à l'instant et à l'éternité, selon cette formule de Nietzsche qu'elle avait faite sienne autrefois ?