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Revue de la Bibliothèque nationale de France N° 39/2011 : Les femmes auteurs et le livre
Reid Martine ; Paupert Anne ; Viennot Eliane ; Gra
BNF
19,00 €
Épuisé
EAN :9782717724837
Les articles rassemblés à l?occasion de ce dossier dessinent un parcours qui va des premières manifestations de voix et d?écrits de femmes au Moyen Âge et conduit à la participation des femmes à une production de livres devenue « industrielle » à partir de la Restauration. Ils illustrent chacun à leur manière, tantôt par des propos généraux, tantôt par l?étude de quelque figure significative, la forte conscience qu?ont les femmes du monde de l?écrit puis de l?imprimé, de son efficacité, de ses pouvoirs, des moyens de diffusion de la pensée mais aussi des revenus qu?il peut offrir. Si, dès la figure emblématique de celle que la tradition a appelée Marie de France, se trouve posée la question du « livre », dans sa matérialité, mais aussi dans sa diffusion, les « autrices » de la Renaissance savent tirer parti de la révolution apportée par l?invention de Gutenberg. Il en va de même au XVIIe siècle: choix et stratégies d?édition peuvent être liés au sexe de l?auteur(e), mais les éditeurs-libraires, tel l?un des plus puissants d?entre eux, Claude Barbin, mesurent tout le profit qui peut être tiré de la publication des oeuvres de femmes. Au XVIIIe siècle, la présence des femmes en littérature se diversifie plus fortement. Leur positionnement, leur carrière, leur visibilité varient toutefois assez considérablement et on ne saurait en aucun cas les confondre dans un tout indifférencié, ce que rappellent les exemples de Françoise de Graffigny, auteure de l?un des grands romans à succès de la première moitié du siècle, Lettres d?une Péruvienne, et de Stéphanie-Félicité de Genlis, l?une des premières à mener à bien une véritable carrière littéraire. Il ne se trouve personne pour confondre Corneille et Labiche, Malherbe et Baudelaire au nom de leur appartenance au sexe masculin. Il en va de même des femmes en littérature, dont on ne saurait confondre les ?uvres, les carrières et les histoires. En attendant bien d?autres travaux et mises en perspective, le présent dossier entend marquer de quelques cailloux blancs une histoire de leur apport et de leur rapport au livre et à l?édition qui reste à écrire.
Une plongée dans le monde des Amérindiens et de leur absence paradowale à travers une artiste moderne. Définitivement intranquille, je regarde l'Amérique d'un autre oeil. Partout où je passe, je demande : où sont les Indiens ? Enfant, Martine Reid a joué aux cow-boys et aux Indiens, elle a possédé un tipi et une coiffe de plume. Avec d'autres souvenirs lointains, ce jeu lui est revenu en mémoire quand, à la suite d'une visite au musée Heard de Phoenix dans l'Arizona, elle a cherché à interroger le mythe de l'épopée indienne et de la conquête de l'Ouest : la vue d'un siège de coiffeur de la fin du XIXe siècle avec, au sol, des paquets de cheveux d'enfants indiens que le gouvernement américain avait choisi d'éloigner des réserves pour les placer dans des institutions où ils seraient initiés à la civilisation, l'a bouleversée. Elle a cherché à mieux comprendre l'absence paradoxale des Indiens sur le territoire nord-américain et à restituer leur présence discrète dans l'histoire de France. La découverte de Jaune Quick-to See-Smith (1940-2025), née dans une réserve du Montana, a changé définitivement son regard sur l'histoire des Indiens. De la liberté de cette artiste qui peint - et voit rouge - s'élève le chant d'une juste colère.
Félicité de Genlis (1746-1830) est l'une des femmes les plus exceptionnelles de la fin du XVIIIe et du début du siècle suivant. Pédagogue à la destinée sans pareille, elle est aussi une femme de lettres à l'oeuvre prolifique et diversifiée. De petite noblesse provinciale, Mme de Genlis abandonne une vie aisée pour une nomination qui la place au sommet de la société. D'abord "dame pour accompagner" de la duchesse de Chartres, épouse de Philippe, fils aîné du duc d'Orléans et futur Philippe Egalité, elle est officiellement désignée "gouverneur" de leurs cinq enfants, situation unique dans l'histoire de l'éducation des princes de sang. Elle s'installe alors avec eux au pavillon de Bellechasse, au coeur de Paris, où elle leur enseigne, outre les matières traditionnelles, les langues étrangères, l'éducation physique, les activités manuelles. La Révolution vient mettre un terme à une entreprise pédagogique dont l'inventivité force l'admiration. Après neuf ans sur les routes de l'émigration en Angleterre, puis en Suisse et en Allemagne, Félicité rentre à Paris, ruinée, et gagne désormais sa vie grâce à la littérature. Protégée par Napoléon, elle assiste en 1830 au couronnement de Louis-Philippe, le fils aîné du duc d'Orléans, dont elle a fait l'éducation. Témoin capital des transformations d'une société où les régimes politiques se sont succédé, Mme de Genlis est profondément moderne dans sa manière de prendre la défense des femmes, de promouvoir la nécessité de l'éducation pour les filles ou de vivre librement de sa plume.
En 1832, Aurore Dudevant signe son premier roman Indiana, du nom de George Sand. Pourquoi faire ce choix d'un pseudonyme, et d'un nom d'homme ? A travers la question d u pseudonymes, Martine Reid tente ici de démêler les liens complexes que George sand entretenait avec sa famille, son histoire et son nom, ainsi qu'avec le métier d'écrivain qu'elle avait choisi. A partir de l'étonnant roman familial de George Sand, tel que le conte Histoire de ma vie, elle étudie l'ensemble romanesque produit entre 1832 et 1876 pour en dégager quelques caractéristiques essentielles : bisexualité des figures féminines, famille recomposée, utopie communautaire. Elle analyse enfin une autobiographie où la difficulté d'être soi, femme et écrivain, se fait entendre avec une netteté particulière. Histoire, histoire littéraire et psychanalyse contribuent à mettre en lumière la singularité des positions de George Sand, mais aussi à en étendre le champ. Entre Sand et Germaine de Staël, Colette et Marguerite Duras, des liens se tissent, ainsi qu'avec toutes celles et ceux qui font de la littérature leur véritable raison d'âtre.
Cet ouvrage richement illustré présente plus de cinquante manuscrits enluminés conservés dans les collections de la Bibliothèque nationale de France et de la British Library. Exécutés entre 700 et 1200, ces manuscrits témoignent des liens artistiques et intellectuels étroits qui se sont noués pendant cinq siècles entre l'Angleterre et la France. Au fil des pages, bibles, Evangiles, psautiers, vies de saints ou encore herbiers et recueils épistolaires donnent à voir la richesse et la diversité de la production artistique médiévale, dans un chatoiement d'or et de couleurs.
Résumé : Signés par les plus grands architectes français (du Cerceau, Mansart, Boullée, Viollet-le-Duc...), ces 150 dessins retracent l'histoire de l'architecture du XVIe au XIXe siècle. Traduisant l'ambition d'atteindre un idéal urbain et éclairant le processus créatif de leurs auteurs, ils proposent une expérience sensible et intellectuelle au lecteur. Le dessin d'architecture constitue un domaine vaste et divers. Les architectes le pratiquent pour acquérir une connaissance intime des édifices et développer leur habileté à les imaginer ; ils l'utilisent comme le support de leurs échanges avec les différents métiers du bâtiment ; ils en font un moyen pour toucher le public et les décideurs, jusqu'à l'élever parfois au rang d'oeuvre d'art. Signés par les architectes dessinateurs les plus brillants - de Jacques Androuet du Cerceau à Etienne Louis Boullée, de Gilles Marie Oppenord à Jean Jacques Lequeu, de Charles Percier à Henri Labrouste, d'Eugène Viollet-le-Duc à Charles Garnier - les 150 dessins présentés dans cet ouvrage retracent une histoire de l'architecture française de la Renaissance au dernier XIXe siècle. Dans un domaine où le défi majeur consiste à donner à voir un édifice par anticipation, ces dessins témoignent de l'ambition partagée par les architectes d'atteindre un idéal architectural et urbain. Comme le manuscrit de l'écrivain, ils éclairent un processus créatif, avec ses hésitations, ses corrections ou ses reprises. A la différence du texte, ils possèdent toutefois la force et l'autonomie des figures, qui " parlent " à l'oeil de façon immédiate. Ils nous proposent ainsi une expérience à la fois sensible et intellectuelle en exprimant le rapport de leurs auteurs à l'espace, à la matière, à la couleur, à l'intelligence des structures.
22 planches détachables pour parcourir les affiches françaises les plus marquantes de ces quelque 120 ans de cinéma Vous croiserez le regard des stars de l'écran telles que Marilyn Monroe, James Dean ou Jean Gabin, et revivrez certaines de vos plus grandes émotions de spectateurs devant La Mort aux trousses, Les Dents de la mer ou encore Apocalypse Now. L'affiche de cinéma triomphe sur les façades des salles de cinéma et dans l'espace public : première publicité d'un film, élaborée par des illustrateurs de talent, elle doit rivaliser d'originalité pour arrêter le regard tout en étant vouée à disparaître à la sortie de la " nouveauté " suivante. Objet commercial et populaire, elle est devenue aujourd'hui objet de collection, notamment au sein de la BnF qui en conserve plus de 40 000 : sa puissance tient autant à son efficacité immédiate qu'à l'aura que lui attribuent l'histoire du cinéma et la nostalgie de son public. Ainsi l'affiche de Metropolis, très rare, dont un exemplaire a été vendu récemment aux enchères pour 1, 2 millions de dollars. A travers l'affiche, s'entrecroisent histoire de l'art et impératifs commerciaux, évolutions techniques - du dessin au photomontage - et clauses de représentation des vedettes, le choix de l'image définitive appartenant aux distributeurs. Condensé graphique de cinéma, l'affiche tend à sublimer le film lui-même et s'imprime dans l'imaginaire collectif : ballet des hélicoptères dans le soleil couchant d'Apocalypse now, nageuse piégée des Dents de la mer, univers futuriste de Blade Runner... C'est aussi au fil des affiches que s'invente la légende des stars de cinéma : bien des affichistes renommés, tels Roger Soubie, Jean Mascii ou Boris Grinsson, sont des portraitistes de talent, qui ont contribué à donner une dimension iconique aux acteurs tels Marilyn Monroe et James Dean.
Ce nouvel opus de " L'oeil curieux " propose une plongée dans l'atmosphère capiteuse des bordels, des couvents et des boudoirs du 16e au 20e siècle, à travers 40 manuscrits, éditions originales (Sade, Apollinaire, Pierre Louÿs, Bataille...) et gravures érotiques issues des collections de la BnF. C'est dans les années 1830 que les ouvrages imprimés réputés " contraires aux bonnes moeurs " et publiés sous le manteau sont séparés du reste des collections de la Bibliothèque royale. Ils furent ainsi rassemblés afin de constituer une section à part intitulée " Enfer ". Il en alla de même des estampes. Ce nouvel opus de " L'oeil curieux " propose une plongée dans l'atmosphère capiteuse des bordels, des couvents et des boudoirs du 16e au 20e siècle, à travers 40 manuscrits, éditions originales (Sade, Apollinaire, Pierre Louÿs, Bataille...) et gravures érotiques issues des collections de la BnF.