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L'affaire Lip (1968-1981)
Reid Donald ; Fridenson Patrick ; Chuquet Hélène
PU RENNES
30,00 €
Épuisé
EAN :9782753580053
Donald Reid retrace ici l'histoire des luttes menées par les salarié(e)s de l'usine Lip de Besançon, qui ont marqué la France des années 1970 et servi de point de référence à de nombreux autres mouvements de lutte collective. L'affaire Lip est replacée dans le contexte des " années 1968 ", mettant en évidence la place centrale de cette collectivité de travailleurs dans les combats du monde ouvrier en France, entre la fin des " Trente glorieuses " de l'après-guerre et l'émergence du néo-libéralisme dans les années 1980. Lip, qui a incarné concrètement pour la première fois en France l'idéologie de l'autogestion, reste aujourd'hui dans les mémoires comme un événement emblématique des années 1968, mais l'affaire Lip fut aussi le précurseur de bien des réactions actuelles aux décisions touchant à la vie des travailleurs à l'heure de la mondialisation et du capitalisme des marchés. S'appuyant sur de nombreuses sources, dont beaucoup inédites, l'auteur rend compte de tous les aspects de cette " expérience Lip " : pratiques syndicales, enjeux idéologiques, rapports complexes à l'autogestion, au concept d'entreprise ; relations du mouvement à l'Etat, au patronat, aux centrales syndicales nationales, aux soutiens extérieurs (intellectuels, groupes d'extrême gauche, monde de la culture) ; place des femmes et groupes féministes. Par l'ampleur du champ couvert, l'ouvrage offre le tableau détaillé d'un moment crucial de l'évolution du monde ouvrier et de sa tentative de proposer une alternative au système capitaliste.
Cet ouvrage est particulièrement destiné à ceux qui étudient l'architecture paysagère et le dessin paysager. A la fois pédagogique et ludique, il propose un grand nombre d'exercices et d'exemples pour chaque thème abordé. L'auteur s'adresse aussi au paysagiste professionnel qui souhaite approfondir ses talents de graphiste et mieux gérer son temps en recourant à des techniques rapides et efficaces qui stimulent la créativité. Ces techniques au trait, crayon, plume et feutre, entrent toutes en jeu dans la réalisation des plans, coupes avec élévations et perspectives des projets d'architecture et de design paysager. Plus de 200 croquis illustrent les différentes phases du processus de création - inventaire, analyse, projet, documents d'instructions - et leur langage graphique spécifique. Un texte clair explique l'exécution du lettrage, le rendu des ombres et des textures, les qualités du trait, les règles de base de la composition et de la perspective... Le répertoire des représentations d'éléments d'aménagement (végétaux, minéraux, éléments bâtis, etc.) dans les esquisses propose une multitude de symboles actualisés, d'une grande lisibilité et faciles à réaliser. Là comme ailleurs, la simplicité de l'approche de Grant W. Reid est remarquable. Elle fait tout le charme de l'ouvrage, impulsant ou régénérant chez tous l'envie de dessiner à main levée.
Résumé : Petit ours est grand, il ne porte plus de couche. Mais même les grands ont parfois des accidents... Une histoire rigolote avec des puces sonores pour encourager et accompagner l'apprentissage de la propreté.
Résumé : Le développement des égouts de Paris sous le Second Empire et la Troisième République répondait aux dangers, réels et imaginaires, que les bourgeois de la capitale voyaient planer sur leur ville : réels et imaginaires, car l?imagination peut faire apparaître des dangers qui existent réellement, de même que les menaces imaginaires ont une réalité pour ceux qui se les figurent. La rénovation du réseau d?égouts est un parfait exemple de solution technique à tout un ensemble de problèmes sociétaux : l?ordure et l?odeur cédaient la place à l?ordre, et il en résulta un Paris plus propre, où il faisait meilleur vivre. Le développement du réseau d?égouts de fut à la fois un triomphe de la technique et une réussite politique. Les égouts eux-mêmes constituaient un phénomène culturel significatif, et les hommes qui y travaillaient suscitaient la fascination du public. Donald Reid montre en quoi l?observation des comportements des vidangeurs de fosses d?aisances et des égoutiers, et l?étude des représentations qu les autres se font de ces travailleurs, permettent de réfléchir aux fondements matériels et culturels de la vie quotidienne.
Un Délicieux OVNI ! Plongez au cœur de l'univers musical des années '70 : sexe, drogue & Rock'N'Roll ! Un roman intense sur les excès, la vie des musiciens et le monstre que peut devenir la célébrité pour des êtres humains fragilisés... Passionnant, immersif et addictif ! Un GROS Coup de Cœur !
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.