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LA RECONNAISSANCE
REGNIEZ EMMANUEL
ARBRE A PAROLES
16,00 €
Épuisé
EAN :9782874067228
Nos vies que nous pensons originales ne le sont pas plus que les romans que nous lisons pour nous divertir, que les films que nous regardons. Toutes les histoires sont déjà écrites et toutes les vies sont déjà vécues. Un soir, un joueur qui pense avoir tout perdu se retrouve avec une femme qui lui propose un pacte étrange : la suivre partout où elle ira, durant un an. Au départ de ce motif, Emmanuel Régniez construit un livre fou : sur le masque et le double, la mémoire et l'oubli. Il nous embarque dans un voyage autour du monde, mais un voyage dont le but serait moins de découvrir de nouvelles choses que d'en redécouvrir d'anciennes. Fascinant, brillant, ce livre s'inscrit dans la droite ligne de ceux que l'auteur publie depuis plusieurs années au Tripode. Pour nous qui le lisons, les effets sont les mêmes : notre tête tourne, notre respiration s'accélère. On cherche avec le narrateur la raison de ce pacte, ce que cette mystérieuse inconnue semble attendre de lui. On avance avec l'impression de reculer, et recule en avançant, pris dans cette saisissante réflexion sur la nature du temps. Prodigieux.
En quoi " être " ou " avoir " un enfant aujourd'hui différerait-il d'hier ? La question semble liée à la consistance qu'on donnera ou non - car certains en contestent la pertinence - au concept de " postmodernité ". Mais au-delà des querelles verbales ou idéologiques des historiens et des sociologues, comment la psychanalyse ne se sentirait-elle pas concernée ? Gageons sans grand risque que quelque chose s'est passé dans le rapport éducatif aux alentours des années 1970 en Europe occidentale, et même un peu plus tôt en Amérique du Nord. Voilà de quoi ranimer le problème des rapports difficiles à penser entre la structure du parlêtre et les manifestations de ses discours. En complément de ce dossier sur " Les nouveaux rapports à l'enfant ", on pourra lire plusieurs contributions d'un colloque organisé par Jean-François Coudurier sur " Science, psychanalyse et rationalité " à Aix-en-Provence. Les modifications profondes de la postmodernité ne procèdent-elles pas des progrès du discours de la Science ?
Résumé : Une méditation sur les derniers jours de Claude Debussy, un hommage aux romans gothiques et Edgar Allan Poe. Claude Debussy s'est lancé dans un projet ambitieux, un projet fou : écrire un opéra inspiré de " La Chute de la maison Usher ", la fameuse nouvelle d'Edgar Allan Poe. Son désir : offrir une véritable sépulture à Lady Madeline et à son frère, Roderick. Mais le célèbre compositeur est malade. Atteint d'un cancer, son temps est compté, et il sait qu'il ne pourra jamais achever son oeuvre, cet opéra qui l'habite et l'obsède. Dans une succession de pensées et d'images, Au bord du lit offre une vision hallucinée et puissante des derniers jours de Claude Debussy. Hanté par ce compositeur et son oeuvre, Emmanuel Régniez nous entraîne dans l'agonie d'une vie dédiée à la musique.
Résumé : Imaginez un livre qui soit à la fois Eyes Wide Shut (Kubrick) et Belle de jour (Bunuel). Madame Jules aime son mari, Monsieur Jules. Monsieur Jules aime son épouse, Madame Jules. Les deux forment un couple accompli, puissant, heureux, solidaire, uni. Ils jouissent de leur position sociale et de la constance de leurs désirs. Monsieur Jules est le mari et l'amant idéal de Madame Jules. Madame Jules est l'épouse et la maîtresse idéale de Monsieur Jules. Mais une soirée mondaine et des rencontres fortuites viennent bousculer cette harmonie. Madame Jules, le temps d'une nuit, plonge dans les affres du doute. Après le succès critique rencontré avec Notre Château, Emmanuel Régniez poursuit son exploration clinique de la vie de couple. D'une écriture toujours aussi épurée et troublante, marquée par la simplicité des phrases et la répétition hypnotique de certains mots, Madame Jules est son deuxième roman.
Régniez Emmanuel ; Perrault Charles ; Andersen Han
Une mère ogresse. Un récit fulgurant qui - faisant le portrait d'une mère destructrice et d'une vie sauvée par les livres - marquera le lecteur. On le sait, et l'oublie trop souvent, les contes ne sont pas que pour les enfants. Ils disent ce qu'il y a de plus terrible et dangereux. Bien mieux, bien plus, que beaucoup de romans. Une Fêlure est un récit. C'est aussi un conte. Il livre l'errance, l'horreur d'une famille. Et révèle comment la littérature peut sauver alors la vie.
Vesdre Personne, au petit matin, ne redoutait un massacre des hommes par les rivières. Une crue, oui, l'eau dans les caves. Mais pas fa. " Vesdre" est le récit poétique d'une tragédie, la mise en mots d'un traumatisme pour la mémoire de ceux qui périrent, et pour ceux qui luttent encore dans les vallées meurtries.
Elle est noire. La quarantaine. Féline divine. Puissante. Elle gueule. Cri de femme. Femme-enfant. Femme-mère. Femme fatale. Femme aux mots qui percent. Acérés. Lisette Lombé - du moins son héroïne - dévoile son cul, sa dentelle, ses fantasmes. Sans pudeur. Une venus ardente dans sa cité, une chatte brûlante et moite qui raconte ses quarante années. Son corps de femme. Les doigts qui effleurent, les doigts qui serrent, les doigts qui montrent, les doigts qui écrivent, les doigts qui pleurent à poings fermés. Et tu te retrouves, toi, dans cette danse syncopée, dans ces couvertures souillées de soir d'été, dans ces fantasmes inavoués, dans ce corps blessé de machine à téter, dans ces ébats cachés de puberté. Ce livre, c'est l'histoire de toutes les femmes. De tous les clitoris de la terre. (Nastasja Caneve)
Aujourd'hui j'ai bu un verre de vin. Ce que tous ces écrits nous laissent c'est deviner ce qui est invisible, ce qui n'est pas encore advenu, le périple de notre planète dans le proche immédiat, cette circulation circulaire de l'espace, l'ensemble des rouages, l'imbrication des roues dentées des galaxies, les mondes multiples qui "s'engrenagent" à l'infini. Cette matière noire indécelable qui occupe plus d'espace que ce que nous connaissons. Ces écrits disent ce qui n'est pas décrit. Je cherche à me débarrasser de ce témoignage de nos faiblesses et les offrir en pâture à ceux qui auront l'envie de les lire. Ce n'est pas vraiment pour la postérité, mais pour témoigner que l'homme fut parfois bon aussi par contraste à son devenir. Derrière ce testament se cache un monde de matière noire de vie, c'est là que je me rends.