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La Tour métropolitaine
Régnier-Kagan Nathalie
RECHERCHES
30,00 €
Épuisé
EAN :9782862220819
En quête de tours métropolitainesHenri BreslerÀ travers ce parcours, la tour métropolitaine apparaît comme une quête permanente qui déplace, transpose, métamorphose sans cesse son appréhension. Michel Kagan et les auteurs de cet ouvrage nous révèlent un sujet mouvant qui ne cherche nullement à donner une réponse toute faite permettant de figer définitivement la tour dans un moule préconçu mais, au contraire, qui interroge en permanence et de façon itérative son essence, sa forme, sa matérialité. De fait, cette tour qui s'inscrit dans des visées contextualistes est forcément subordonnée, au site, à la ville, au territoire.Il en résulte des tours qui ne sont pas des tours mais qui exaltent leur verticalité, des «tours» qui se font «plots», immeubles-étendards ou immeubles de grande hauteur, des architectures singulières, duelles ou plurielles, d'autres qui valorisent leur perception sous forme de signes urbains, d'autres qui fonctionnent en contrepoint, d'autres encore, qui modestement essaient de se fondre dans les interstices de la ville. La liste de tours donnée aux étudiants est significative de cet état de fait. En effet, la liste non exhaustive présente des édifices, réalisés ou non, s'échelonnant du XXe siècle à nos jours et qui recouvrent des typologies et des fonctions les plus diverses. Aussi ne faut-il pas s'étonner d'y voir figurer en bonne place l'American Folk Muséum réalisé par Tod Williams et Billie Tsien à New York en 2001. Cet édifice, extrêmement raffiné, tant dans ses espaces intérieurs que dans son enveloppe, s'inscrit dans une parcelle longitudinale alors que sa façade sur rue affirme une verticalité.En 1981, Michel Kagan se retrouve à New York. Dans cette ville en perpétuelle mutation il pressent, lors de ses pérégrinations, l'essence même d'une «tour métropolitaine». En qualifiant cette tour de métropolitaine, il lui assigne un rôle quasi mythologique, comme née de la mater polis où le rocher primordial lui donne sa raison d'être, son énergie, sa vitalité. À l'instar de l'architecte Erich Mendelsohn qui, lors de son voyage initiatique aux USA en 1924, capte frénétiquement des clichés des gratte-ciel new-yorkais, Michel Kagan est fasciné par le jaillissement vertical des constructions et par leur autonomie potentielle. De là naît sa vision d'une «ville cubiste» aux volumétries kaléidoscopiques émergeant d'un horizon plutôt bas se confondant avec l'océan.Ces constructions trouvent pourtant leur assise sur une grille urbaine fort ancienne, datant de 1804. Au début des années 1980, cette mise en relation des édifices avec la structure urbaine ne peut échapper au débat qui s'instaure sur l'architecture et la ville. Il en résulte une nouvelle «querelle des anciens et des modernes» pour laquelle Michel Kagan, élève d'Henri Ciriani, choisit délibérément le camp des «modernes». Les «anciens» se réfèrent à une architecture fondée sur la mise en relation de «typologies architecturales» - en l'occurrence le gratte-ciel - avec la «morphologie urbaine» - la grille new-yorkaise. Les «modernes» s'appuient bien plus sur la «contextualité» du site comme un élément déclencheur du projet. Dès lors, notre architecte, ardent défenseur de l'architecture constructiviste russe, cherche dans la trame orthonormée de Manhattan les exceptions, les intrus, les incongruités qui altèrent le type consacré du «gratte-ciel» afin de lui donner une volumétrie singulière, une échelle en relation avec son site, une enveloppe en prise avec la terre et le ciel.(...)
Vous voulez vous exprimer en espagnol tout de suite, sans vous investir dans un apprentissage de longue haleine ? Vous visez une pratique immédiate ?L'espagnol tout de suite ! apporte une réponse concrète à vos attentes. Vous pourrez par la suite approfondir cet apprentissage avec notre méthode 40 leçons pour parler espagnol. Cet ouvrage est composé de deux parties : 20 leçons qui présentent les structures de base de la langue avec des indications de grammaire et de prononciation, et des exercices :Je suis..., J'ai..., Je voudrais..., Il y a..., Combien ?, Où ?, Pourquoi ?, Pouvez-vous ? Du vocabulaire et des phrases d'entraînement classés par thèmes : nourriture, vêtements, voyages, médias... Les deux parties comportent des informations pratiques et culturelles. En annexes : un mini dictionnaire d'environ 1000 mots et un mémento grammatical (tableaux de conjugaisons, pronoms...).
L'action se passe au milieu des ruines d'une Egypte ancienne dont Platon a rapporté qu'elle est l'héritière de l'Atlantide engloutie, la source de tous les mystères, de celui, en tous cas, qui crée les époques et les styles, qui modèle les pensées, les révoltes, provoque les combats des racines dans l'obscurité de la terre, calme les attentes des murènes dans leurs repaires marins, suscite nos décrépitudes, rétablit, au-delà de nos valeurs, les conditions qui nous déterminent et, peut-être, notre part de liberté. Les personnages du roman tendent donc leurs filets entre les colonnes du vieux temple. Les gibiers qu'ils prendront, eh bien, c'est ce que le livre révélera au lecteur.
Ce livre est le témoignage de trente années de création et de passion pour l'architecture. Il commence en 1986, au moment où Michel Kagan crée l'agence à Paris, à son retour des Etats-Unis. Depuis, l'agence Kagan architectures s'est illustrée dans le domaine du logement social, de la maison individuelle, ainsi que des équipements publics. Le livre montre les projets réalisés, mais aussi, les projets non construits qui ont servis de terrain d'expérimentation, et présentent des richesses spatiales peu communes qui méritent d'être connus. Il met en lumière, de manière didactique, l'importance du travail de Michel Kagan et présente les projets réalisés après sa disparition en 2009 avec l'architecte Nathalie Régnier-Kagan, son épouse et associée. Préfacé par Jean Mas, l'ouvrage est introduit et dirigé par Nathalie Régnier-Kagan et réunit des textes de Jean-Louis Cohen, de Kenneth Frampton, de Franco Purini, ainsi que des entretiens avec Laurent Salomon, Bernard Desmoulin, Laurent Beaudouin et Norbert Laurent.
Marie-Louise Roth présente dans ce volume la genèse des textes des ?uvres pré-posthumes et analyse le processus d'évolution créatrice de Musil ; elle retrace le cheminement progressif de l'écrivain vers l'abstraction et la typisation. Les nombreux textes sur lesquels Marie-Louise Roth appuie sa démonstration sont ici présentés en édition bilingue (traduction de Annie Brignonne), accompagnée d'un commentaire littéraire.
Au-delà d'une crise des sociabilités et des civilités urbaines, les débats actuels sur l'espace public urbain engagent l'avenir du modèle de la ville-monde. S'il n'est de démocratie vivable et durable que par la rue, comme espace de rencontre avec l'étranger, et si tout un chacun est susceptible d'être témoin, acteur et juge de la vulnérabilité du lien social, comment penser cette hospitalité universelle, ce " droit de visite " (Kant) qui n'est pas encore le droit de citoyens souverains et, parce qu'il est public, déjà plus celui de membres d'une communauté ? Les contributions au colloque de Cerisy réunies dans cet ouvrage voudraient penser l'esthétique de la démocratie en dépassant une logique de la résidence qui réduit la ville à un assemblage de lieux et de territoires. Contributions de Bailly (Jean-Christophe), Beyhum (Nabil), Bordreuil (Samuel), Boucris (Luc), François (Guy-Claude), Freydefont (Marcel), Frize (Nicolas), Gaudin (Henri), Korosec-Serfaty (Perla), Métral (Jean), Prado (Plinio Walder), Quéré (Louis), Reumaux (Françoise), Revault d'Allonnes (Myriam), Schorske (Carl E.), Sennett (Richard), Tabet (Jade), Tassin (Étienne), Vernez-Moudon (Anne)
Musil est aujourd'hui reconnu en France comme l'un des écrivains les plus lucides du XXe siècle ; des numéros de l'Arc, des Cahiers de l'Herne et de la revue Sud lui ont été consacrés. Le livre de Marie-Louise Roth, spécialiste éminente de Robert Musil, propose ici une approche de la vie, de la pensée et du langage de l'écrivain viennois, à partir de petits textes en prose écrits entre 1913 et 1931, publiés par Musil en 1935 dans un recueil au titre ironique : ?uvres pré-posthumes. Ce recueil apparaît comme une suite de variations sur le thème de la recherche d'un comportement humain nouveau. Les points de départ sont des faits observés, des données souvent très ordinaires. Musil réussit à donner à ces contingences de l'instant une pérennité universelle. Nous assistons en fait au procès d'une culture, à la quête d'une nouvelle morale, d'un nouvel humanisme.