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BOURSE DANS LE ROMAN DU SECOND XIXE S. DISCOURS ROMANESQUE ET IMAGINAIRE SOCIAL DE LA SPECULATION
REFFAIT CHRISTOPHE
CHAMPION
123,00 €
Épuisé
EAN :9782745314628
Contribuer à l'histoire des représentations par une généalogie du thème littéraire de la Bourse au XIXe siècle. Au coeur du projet sociocritique que forme cet ouvrage, la nécessité de l'analyse rhétorique se fait sans cesse sentir. Car la Bourse de Paris n'est pas seulement pour la littérature de l'époque une curiosité. Idéal déclaré de "démocratisation du capital", elle apparaît surtout aux contemporains comme une figure du chaos post-révolutionnaire. Elle suscite donc un vif débat moral et politique, dont les thèses cardinales sont fixées par la presse, le pamphlet et la comédie de moeurs du milieu du siècle (1854-1858), avant de se retrouver dans un roman de moeurs boursières (1857-1890) que l'étude cherche ici à distinguer de la profuse littérature de l'argent. Il s'agit dès lors de dégager une doxa romanesque, souvent coulée dans les codes de l'écriture populaire, largement assimilable à une "rhétorique de la réaction", inséparable enfin de la genèse de l'antisémitisme, pour y opposer le discours progressiste de L'Argent de Zola (1890-1891), qui ressemble au "gospel of wealth", du roman américain. Mais au terme de cette étude comparative, il apparaît surtout que le roman-somme de Zola parachève la pensée politique de l'économique en montrant que la démocratie comme le marché sont gouvernés par des abstractions. D'où la place éminente qu'il tient dans l'herméneutique du XIXe siècle qu'est la littérature boursière.
Durement traité et battu, le jeune Jacques est victime de principes d?éducation répressifs et d?exercices scolaires stériles. Otage d?une mère paysanne et d?un père professeur qui n?ont de cesse d?afficher leur misère affective et sociale, parviendra-t-il à se libérer de leur emprise et à s?émanciper ?Avec L?Enfant, Jules Vallès livre un vibrant récit d?enfance qui est aussi la parfaite expression de la révolte à l?euvre.Notes Biographiques : 1832 - 1885. Journaliste engagé (l'Argent, la Rue), il fit paraître le Cri du peuple et fut membre de la Commune. Ces expériences se retrouvent dans son cycle romanesque autobiographique de Jacques Vingtras (l'Enfant, le Bachelier, l'Insurgé, 1879 - 1886).
Expérience de chimie insolite au fond d'un quartier sordide: prenez une jeune femme nerveuse, portée à la passion charnelle, et mariez-la à un homme peu engageant et maladif. Constatez qu'il ne se passe rien. Introduisez un troisième élément, sous la forme d'un gaillard sanguin et sans scrupules, et agitez. Il ne reste plus qu'à consigner la réaction en chaîne: adultère, meurtre et suicide. Telle est à peu près "l" étude physiologique "menée ici par Zola à l'aube du naturalisme français."
Pénétrer la Bourse, cette "caverne mystérieuse et béante, où se passent des choses auxquelles personne ne comprend rien": tel est l'un des buts que se donne Zola en écrivant L'Argent (1891). Spéculation, fraude, liquidation, krach: l'épopée de la Banque universelle fondée par Saccard pourrait être l'histoire d'une grosse machine lente a s'ébranler puis formidable dans sa destruction, conduite par un poète du million qui la chauffe jusqu'à la faire éclater. Mais ici, l'argent ne se résume pas à la folie du gain. Du jeune Sigismond, disciple de Marx, à la princesse d'Orviedo, figure de la charité, le romancier esquisse une multitude de rapports à l'argent. lit fait apparaître celui-ci, au bout du compte, comme une incroyable force de vie: "Je ne suis pas de ceux qui déblatèrent contre l'argent, écrivait Zola. Je pars du principe que l'argent bien employé est profitable à l'humanité tout entière."