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Splendid Hôtel
Redonnet Marie
MINUIT
16,00 €
Épuisé
EAN :9782707310750
Vingt-trois chants où le "je" d'une femme sans nom, sans âge, sans visage, dit la Passion du Splendid Hôtel, son trésor, sa chose, légué par grand-mère qui l'a fait construire au bord du marais virulent. Splendid Hôtel déjà délabré, attaqué, miné, et qui ne cessera d'endurer tous les fléaux, de souffrir de tous les maux, dont le pire: la tendance fatale de ses sanitaires à se boucher, la narratrice toujours occupée à les déboucher. Laborieuse, infatigable narratrice, toute consacrée aux soins du Splendid Hôtel, dévouée aux malheureux clients - les anonymes, attirés par les enseignes clignotantes, et les professionnels du chemin de fer venus imposer au marais leur grand oeuvre -, harcelée qu'elle est pendant ce temps par ses deux surs parasites, Ada la malade et Adel la comédienne ratée, l'une et l'autre semant sans cesse le trouble et la zizanie.
Le Mort & Cie inaugure un genre littéraire ambigu. Cinq cents petits objets verbaux sont apparentés à la poésie, mais aucun d'eux ne peut se détacher de l'ensemble auquel il appartient et qu'il fait tenir. Ensemble rigoureux et précis que le lecteur doit peu à peu apprendre à faire fonctionner, pièces à monter-démonter, emboîter-déboîter, puzzle à reconstituer.
Rose meurt le jour où Mélie a douze ans et ses premières règles. Alors Mélie quitte le magasin de souvenirs de l'Ermitage pour aller à Oat - prononcer " 0-at " - au bord de la mer, avec dans son sac le livre de légendes, cadeau de Rose. Il y a deux côtés à Oat : le côté de la lagune et des très vieux : Nem, Mélie, et des vieux : le brocanteur, le photographe ; et le côté du port avec Pim, Yem, Cob, mademoiselle Marthe. Mélie vit au 7 rue des Charmes, va aux goûters dansants du Continental, va une fois au Bastringue, puis découvre la plage aux Mouettes. Elle a toujours avec elle son polaroïd, pour les douze photos qu'elle aura à faire en écrivant au dos la légende, et en les glissant l'une après l'autre dans son livre de légendes, pour Rose. Rose Mélie Rose clôt le triptyque dont Splendid Hôtel et Forever Valley forment les deux premiers volets.
L'espace lisse, ou Nomos : sa différence avec l'espace strié. - Ce qui remplit l'espace lisse : le corps, sa différence avec l'organisme. - Ce qui se distribue dans cet espace : rhizome, meutes et multiplicités, - Ce qui se passe : les devenirs et les intensités. - Les coordonnées tracées : territoires, terre et déterritorialisations, Cosmos. - Les signes correspondants, le langage et la musique (les ritournelles). - Agencement des espaces-temps : machine de guerre et appareil d'Etat. Chaque thème est censé constituer un "plateau", c'est-à-dire une région continue d'intensités. Le raccordement des régions se fait à la fois de proche en proche et à distance, suivant des lignes de rhizome, qui concernent les éléments de l'art, de la science et de la politique.
Un des pionniers du Théâtre de l'Absurde, Samuel Becket, offre un spectacle qui fait rire jaune à plus d'une reprise. Deux personnages en attendent un troisième et pendant cette attente, ils refont le monde à leur manière. Jamais ce que l'on nomme l'absurde n'aura été si visionnaire et réellement vrai.
Je suis dans la chambre de ma mère". Ainsi commençait la première page d'un roman publié à Paris en janvier 1951. L'auteur était un Irlandais inconnu qui écrivait en français. La presse saluait aussitôt l'apparition d'un grand écrivain : "Si l'on peut parler d'événement en littérature, voilà sans conteste un livre événement" L'avenir allait confirmer ce jugement. Dès l'année suivante paraissait, du même auteur. En attendant Godot, une pièce qui allait faire le tour du monde et même éclipser quelquefois ce premier roman. Et pourtant, Molloy reste un livre majeur dans l'oeuvre de Samuel Beckett. Jean-Jacques Mayoux, trente et un ans plus tard, nous en offre une lecture encore enrichie par le temps.
Si l'école aime à proclamer sa fonction d'instrument démocratique de la mobilité sociale, elle a aussi pour fonction de légitimer - et donc, dans une certaine mesure, de perpétuer - les inégalités de chances devant la culture en transmuant par les critères de jugement qu'elle emploie, les privilèges socialement conditionnés en mérites ou en "dons" personnels. A partir des statistiques qui mesurent l'inégalité des chances d'accès à l'enseignement supérieur selon l'origine sociale et le sexe et en s'appuyant sur l'étude empirique des attitudes des étudiants et de professeurs ainsi que sur l'analyse des règles - souvent non écrites - du jeu universitaire, on peut mettre en évidence, par-delà l'influence des inégalités économiques, le rôle de l'héritage culturel, capital subtil fait de savoirs, de savoir-faire et de savoir-dire, que les enfants des classes favorisées doivent à leur milieu familial et qui constitue un patrimoine d'autant plus rentable que professeurs et étudiants répugnent à le percevoir comme un produit social.