Dans la continuité du tome 1 (2006), le critique d'architecture Sebastian Redecke et Charlotte Morel décryptent la qualité des travaux, la diversité des réalisations, la subtilité d'intervention qui font de l'Atelier Chaix & Morel l'une des agences d'architecture les plus dynamiques en France. L'ouvrage présente les projets les plus marquants mis en oeuvre par l'agence entre 2006 et 2012, parmi lesquels : le siège et campus du groupe Thyssen Krupp à Essen (Allemagne), livré en 2010, le siège de la Banque Postale à Paris, livraison prévue en 2011, le théâtre de Sénart à Lieusaint, livraison prévue en 2014, le stade de Grenoble, livré en 2008, l'hôtel quai de Seine de Paris, livré en 2008, le hall 7 de Villepinte, livré en 2010. Une vingtaine de projets et de réalisations de l'Atelier d'architecture Chaix & Morel et associés sera présentée dans l'ouvrage, illustrée de photographies et de plans.
Résumé : Une réflexion indispensable sur les mouvements de protestation et de contestation contemporains, par l'une des figures montantes de la pensée philosophique et politique allemande.
Caviola Ernesta ; Ardenne Paul ; Redecke Sebastian
Résumé : Ce livre parle d'architecture, il est donc fait de rêves et de sentiments. Le nombril est le lieu ou naissent ces rêves. C'est aussi l'histoire de l'équipage corsaire d'un sous-marin, protégé du ressac de la marée, qui combat pour défendre ses propres rêves.
Redecke Sebastian ; Bisseuil Marie-Ange ; Glaser G
Concevoir un hôpital du XXIe siècle est une ambition primordiale. L'implanter "en pleine prairie" est un pari, celui d'une création de toutes pièces qui se doit d'être exemplaire. L'architecte Jean-Philippe Pargade réalise un projet novateur pour le pôle santé Sarthe et Loir (300 lits) qui remplace et regroupe les anciens hôpitaux des villes de Sablé et de La Flèche. Cet hôpital paysage, à l'architecture horizontale, constitue une des premières réalisations organisées en réseau. De larges plateaux continus percés de grands et petits patios, irrigués par une artère centrale, permettent une grande souplesse de fonctionnement et offrent des possibilités infinies pour les générations futures. Illustré de très belles images, ce livre exprime la relation forte du paysage et du bâtiment qui s'exaltent l'un l'autre, témoigne de L'efficience de ce concept rendu sensible par la simplicité de sa géométrie architecturale et par la mise en couleur des espaces intérieurs par l'artiste américain Gary Glaser.
Le premier aérodrome de Bruxelles voit le jour pendant la Première Guerre mondiale. Ce sire campagnard de la banlieue bruxelloise est aménagé par l'occupant allemand en base à zeppelin en vue de missions de bombardement et d'observation vers la France et l'Angleterre. Après l'Armistice, l'armée belge en fait son principal champ d'aviation qu'elle partage bientôt avec les premières compagnies d'aviation belges, la Sneta puis la Sabena. De cet aérodrome, des avions relient notamment la France, l'Angleterre, l'Allemagne et la Scandinavie. En 1925, Edmond Thieffry y lance son raid audacieux de 51 jours vers le Congo. Il faudra attendre 1935 pour voir des passagers rejoindre la colonie en cinq jours de voyage à bord de nouveaux avions plus grands, plus rapides, plus confortables. 'évolution rapide de l'aviation civile accompagne celle des installations de l'aérodrome et de son aérogare. Les différents services, d'abord installés dans des bâtiments isolés, sont rapidement regroupés. Si la nouvelle aérogare, inaugurée en 1929, ressemble encore à une gare de chemins de fer, son extension réalisée en béton armé trois ans plus tard, s'intègre parfaitement dans le style moderniste en vogue à cette époque. Déserté par les avions depuis longtemps, le site s'apprête aujourd'hui à accueillir le nouveau siège de l'Otan.
La ville est au centre de nos désirs et de nos nostalgies. En même temps, elle peut être l'objet de nos effrois et de nos fuites. Ce paradoxe courant est aussi ancien que l'Humanité. On peut en faire l'archéologie religieuse et littéraire. Qu'en est-il dès lors de la pensée philosophique ? Celle-ci n'aurait-elle d'autre tâche que de confirmer la contradiction ? S'est-elle au contraire assigné de dépasser les ambiguïtés qui frappent toute ville ? Au premier regard, la ville -cette forme de rapports sociaux inscrite en un lieu- ne semble pas intéresser le philosophe. Il est bien davantage saisi par l'angoisse de son propre destin et ce qui le taraude surtout est le temps, ce temps qui passet et qui ronge toute chose... On peut comprendre. Mais c'est bien étranger car la philosophie est la fille de la vie urbaine, comme la politique d'ailleurs. Ni Socrate, ni Platon, no Aristote ne le nieront. Et même Heidegger ne peut se définir que par opposition. La ville est donc présente dans la philosophie, mais comme tacitement. Cette anthologie cherche à dépister la pensée philosophique sur la ville, à la faire émerger des sédiments qui la cachent. Elle répond à un besoin de penser la ville à nouveau et mieux. Parce que la crise de la ville s'accélère depuis que son destin est aux mains de sophistes dont le langage a pour unique fonction de justifier les projets qu'ils promeuvent. Le discours sur la ville n'est pas celui de la rationalité ni celui de l'équilibre. Il n'est qu'utilitaire, destiné à légitimer des actes d'accaparement et à en cacher le prix, l'exclusion. D' " établissement commun " qui est sa vocation, la ville devient ainsi l'empire des bureaucraties privées et de l'Etat, ces dernières se déployant parfois sous le couvert de la mise en ?uvre de grands projets culturels. Il est temps de remettre à l'endroit la pensée sur la ville. Pour que la ville devienne enfin ce lieu de production, de liberté et d'égalité qui est sa raison d'être. Et dans ce but, y a-t-il une meilleure école que la relecture des Philosophes ?
Résumé : La pose de la dernière pierre du pont Alexandre III en 1896 amorce un âge d'or architectural dont l'Exposition universelle de 1900 reste le symbole avec ses 50 millions de visiteurs, les Grand et Petit Palais, les gares de Lyon et d'Orsay et le métropolitain avec ses entrées souterraines dessinées par Guimard et ses sections aériennes par Formigé. La capitale renouvelle ses équipements, construit des écoles, des hôpitaux, des garages pour automobiles, des hôtels pour voyageurs, des sous-stations électriques... Le souffle sportif impulsé par de Pierre Coubertin fait naître des stades, des piscines, des gymnases. Avec les grands magasins de nouveautés s'achève la mue commerciale entamée 70 ans plus tôt avec les passages couverts. Le mouvement mutualiste se libère des contraintes qu'avait dressées la peur de la classe ouvrière, et engendre la construction de somptueuses chambres syndicales, de bourses du travail, de maisons du peuple. Les lotissements se multiplient et l'ascenseur modifie la manière d'habiter. Les populaires bouillons Chartier déploient leurs arabesques Art Nouveau. Le métal, la céramique, le grès flammé ou émaillé font vibrer une dernière fois les façades avant le fatidique mois d'août 1914.