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Le grand orchestre
Réda Jacques
GALLIMARD
16,75 €
Épuisé
EAN :9782070133963
Alors je suis retourné chez Duke, et ça s'est aussi bien passé que lorsque Hodges et Coolie ont reparu après quatre ou vingt ans d'escapades. Duke était un vrai grand seigneur. Il n'a jamais eu de domestiques : ses musiciens devenaient ses pairs. Sans fortune, il payait de sa poche la location des studios où, en plus de toutes ses tâches, l'orchestre jouait pour lui. Et ils n'étaient plus à chaque fois qu'un seul amoureux qui fait resurgir sa Béatrice. Ma place était chez eux. Maintenant que je me trouve de nouveau seul dans la coulisse, avec mon trombone élégiaque et le programme inutile de mes souvenirs, je n'attends plus que la mienne réapparaisse, puisque c'est moi qui serai parti. Je ne connais plus que l'attente motrice qui est le fondement du rythme, et j'écoute l'orchestre qui redémarre après quelques drus, hardis accords du piano. J. R.
Résumé : La poésie serait-elle une guerre ? Le vers, le corps d'élite de la langue ? En retraçant l'histoire de notre prosodie, Jacques Réda dévoile les processus de transformation du français aussi inéluctables que ceux de la physique. Où les poètes sont les exécutants plus ou moins conscients d'un mouvement naturel. Du Roman d'Alexandre à Armen Lubin, en passant par Delille, Hugo, Rimbaud, Claudel, Apollinaire, Cendrars et Dadelsen, Jacques Réda promène son oeil expert sur des oeuvres emblématiques, et parfois méconnues, de notre littérature. Inspirée et alerte, sa plume sait malaxer comme nulle autre la glaise des poèmes pour y dénicher les filons les plus précieux. A la fois leçon de lecture et d'écriture, et essai aux résonances métaphysiques, Quel avenir pour la cavalerie ? constitue la "Lettre à un jeune poète" de Jacques Réda, et le sommet de sa réflexion poétique.
Résumé : Lente approche du ciel C'est lui, ce ciel d'hiver illimité, fragile, Où les mots ont la transparence et la délicatesse du givre, Et la peau froide enfin son ancien parfum de forêt, C'est lui qui nous contient, qui est notre exacte demeure. Et nous posons des doigts plus fins sur l'horizon, Dans la cendre bleue des villages. Est-il un seul mur et sa mousse, un seul jardin, Un seul fil du silence où le temps resplendit Avec l'éclat méditatif de la première neige, Est-il un seul caillou qui ne nous soient connus ? Ô juste courbure du ciel, tu réponds à nos cours Qui parfois sont limpides. Alors, Celle qui marche à pas légers derrière chaque haie S'approche ; elle est l'approche incessante de l'étendue, Et sa douceur va nous saisir. Mais nous pouvons attendre, Ici, dans la clarté qui déjà nous unit, enveloppés De notre vie ainsi que d'une éblouissante fourrure.
Résumé : "Je soupçonne que l'Univers est sans commencement, Sans fin. Mais l'Infini, non moins que l'Eternel, nous ment, Comme nous moquent en passant le vent insaisissable, La fuite de l'eau sur la pente ou le filet de sable Entre deux vases transparents et sans fond que remplit En permanence le présent pour aller vers l'oubli. Dans une étreinte qui, de soi, l'assure et le déleste, L'Univers est l'unique instant où le Tout, à la fois, S'accomplit et se change en Rien ; où Rien, en contrepoids, Devient le Tout qui se dérobe. Un éclair. Et le reste, C'est le Soleil et les bouquets de la voûte céleste ; C'est vous, c'est moi, le vent, la violette au fond d'un bois", Jacques Réda.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.