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Quel rôle pour la microfinance en Europe en période d'austérité ?
Rebière Nicolas
PU BORDEAUX
26,00 €
Épuisé
EAN :9791030004397
Récemment, de nombreux rapports de l'OCDE, de la Commission européenne ou encore de divers think tanks et centres de recherche ont abouti à la conclusion que les ménages à faible revenu ont été les plus touchés par la crise financière mondiale et la mise en oeuvre par nombre de gouvernements européens de politiques d'assainissement budgétaire. Bien que leur intensité varie selon les pays, les niveaux d'inégalités et de pauvreté sont en moyenne en augmentation et les ménages européens à faible revenu font face à une grave pression financière. En raison des coupes budgétaires dans le domaine des services publics et de régimes de protection sociale moins généreux et accessibles qu'auparavant les ménages se retrouvent souvent face à une absence de solution pour faire face à leurs problèmes financiers. Certains n'auront pas d'autre choix que d'accumuler des impayés vis-à-vis de leurs fournisseurs d'énergie, de leur propriétaire, etc., tandis que d'autres souscriront des emprunts, légaux ou illégaux, au coût très élevé. Pris au piège entre les solutions inappropriées proposées par le marché et l'absence de réponse des services publics, ces ménages pourraient bénéficier d'une source alternative de crédit répondant à leurs besoins. Dans ce contexte, l'aptitude de la microfinance — en plein essor en Europe alors qu'elle est largement implantée dans les pays en développement— à proposer une telle alternative aux ménages européens devrait être examinée en détail.
Gloukoviezoff Georges ; Rebière Nicolas ; Camdessu
Plus de 44000 personnes exclues du crédit bancaire ont déjà eu recours au microcrédit personnel. Dispositif mis en place fin 2005, ces prêts d'un montant limité à 3 000 euros et faisant l'objet d'un accompagnement personnalisé n'en sont qu'au stade de l'expérimentation. A quels enjeux répondent-ils? Quel bilan peut-il en être fait? Georges Gloukoviezoff et Nicolas Rebière proposent dans cet ouvrage un large état des lieux du microcrédit, en s'intéressant tant aux effets de ces prêts pour les emprunteurs qu'à la nature des projets et des objets financés, aux profils des personnes ayant sollicité le dispositif, aux types d'accompagnement proposés... Loin de se contenter d'évaluer le microcrédit à partir de la réalisation du projet financé par ce prêt, ils prennent en compte l'ensemble de ses impacts sur la situation des emprunteurs: insertion sociale, insertion professionnelle, situation budgétaire, cohésion familiale, estime de soi... Si les résultats du microcrédit sont très positifs, le dispositif est néanmoins perfectible - au niveau de la qualité de l'accompagnement et du nombre de prêts accordés, notamment -, et il y a encore beaucoup à faire pour qu'il permette l'inclusion bancaire des emprunteurs. Mais pour cela, il semble essentiel, comme le montre ce livre, de veiller à ne pas faire fausse route en laissant le microcrédit devenir un nouveau produit à commercialiser ou une aide sociale supplémentaire. Conserver son originalité lui permet au contraire de s'inscrire résolument dans le champ de l'économie sociale et solidaire, entre l'Etat et les marchés financiers. C'est la condition sine qua non pour que le microcrédit reste un outil pertinent de lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale.
La culture est en danger. On supprime, on déboulonne, on censure... La cancel culture, le wokisme font des ravages... Le niveau des élèves du secondaire baisse d'années en années... Il est temps de (re)développer l'esprit critique, de privilégier la connaissance et de rallumer les Lumières !
L'esclavage en terre d'Islam reste une question qui n'est abordée qu'avec beaucoup de prudence, de non-dits et trop d'arrières pensées. Or, dès l'enseignement de Mahomet et de ses successeurs, l'esclavage y a toujours été massif et légitimé, et essentiellement dirigé contre les chrétiens. Il a fallu l'expansion de l'Europe et de la modernité pour mettre fin à cet ignoble trafic, mais seulement à la fin du XIXème, et pas totalement. Cette approche, qui se propose d'appréhender l'ampleur de l'esclavage islamique dans le monde méditerranéen à l'encontre des chrétiens, est aussi une clef permettant de comprendre sans tabou la violence de l'actualité politico-religieuse moyen orientale.
Regourd François ; Castelnau-l'Estoile Charlotte d
Comment les empires de l'époque moderne ont-ils gouverné à distance des terres lointaines encore méconnues ? Comment la collecte et la diffusion des savoirs sur les espaces d'outre-mer ont-elles été organisées ? Quelles étaient les finalités de cet effort de connaissance dirigé vers les périphéries du monde moderne européen ? Les liens complexes et ambigus qu'entretiennent les savoirs et les pouvoirs politiques ou religieux au sein des espaces impériaux de l'Ancien Régime sont au coeur du livre. Nourri des récents renouvellements de la recherche dans les domaines de l'histoire des savoirs et des pouvoirs impériaux, l'ouvrage illustré d'une trentaine de documents rares pose la question de la connaissance du monde et de l'"autre" dans une perspective impériale, au cours de la première vague de l'expansion européenne, 16-18e siècles. Adoptant une démarche comparatiste entre trois empires majeurs de l'époque moderne (Espagne, France et Portugal), alternant études spécialisées et articles de synthèse rédigés par des spécialistes internationaux originaires du Brésil, d'Espagne, des Etats-Unis, de France, du Mexique et du Portugal, l'ouvrage met à la disposition du public français des clés originales pour comprendre les fondements intellectuels qui sont aux origines de la mondialisation.
Lehn Jean-Marie ; Parisot Jean-Paul ; Reisse Jacqu
L'exobiologie a pour objet l'étude des origines de la vie, de son évolution et de sa distribution sur Terre et dans l'Univers. Cette nouvelle discipline s'intéresse aux conditions et aux processus qui ont permis l'émergence du vivant sur notre planète et ont pu ou pourraient le permettre ailleurs. Ce vaste domaine thématique touche à la fois l'astronomie, la géologie, la chimie, la biochimie et la biologie. Le présent ouvrage constitue le second livre d'une collection initiée en 2001 avec la parution de L'environnement de la Terre primitive. Le premier livre a été très favorablement accueilli tant par les scientifiques actifs dans le domaine que par un public moins averti, intéressé par une discipline qui tente d'apporter des réponses à des questions d'importance majeure et que l'homme se pose probablement depuis qu'il est Homo Sapiens. Les traces du vivant est construit sur le même canevas que le livre précédent : un ensemble de chapitres écrits par des spécialistes, mais rédigés de manière telle qu'ils soient compréhensibles par des non-spécialistes du domaine concerné. L'exobiologie est par essence interdisciplinaire et c'est du dialogue entre praticiens de diverses disciplines que sont nés les idées originales, les scénarios plausibles, les hypothèses à tester. Pour que ce dialogue soit fructueux, il faut que le biologiste puisse interagir avec l'astronome, que le chimiste puisse interagir avec le paléo-climatologue... Il est donc impératif pour l'exobiologie elle-même, que les praticiens de cette discipline s'expriment en faisant usage d'un langage qui réduit au maximum le caractère parfois ésotérique des modes d'expression des spécialistes. Le volumineux glossaire en fin d'ouvrage est là aussi pour que le lecteur puisse trouver aisément les définitions de termes et de concepts qui lui sont moins familiers.
Qu'en est il donc aujourd'hui de l'édition littéraire ? Quels sont ses enjeux ? ses soucis ? Quelles sont ses perspectives ? Ce sont là quelques-unes des questions posées à Michel Tournier, Jean Jacques Pauvert, Maurice Nadeau, Paul Otchokovsky-Laurens, Irène Lindon, Raphaël Sorin, Gérard Bobillier et Georges Monti. Pour connaître enfin l'envers du décor éditorial. Pour savoir comment se prépare la rentrée littéraire. Comment se dirige une maison d'édition, un ¦il sur les manuscrits, l'autre sur les comptes d'exploitation... À ces entretiens, inédits, riches d'anecdotes et d'enseignements, ont été ajoutées une étude sur le comité de lecture chez Gallimard, une autre sur le département littéraire des Éditions du Seuil (à partir d'une plongée dans les archives de la maison), de même qu'une réflexion sur les problèmes de la librairie aujourd'hui.