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Pourquoi se soigne-t-on ? Une esquisse philosophique de l'observance
Reach Gérard ; Engel Pascal
BORD DE L EAU
18,30 €
Épuisé
EAN :9782915651041
Comment décidons-nous de suivre, ou non, des recommandations médicales, par exemple de prendre les médicaments prescrits, de suivre un régime, d'avoir une activité physique régulière ou d'arrêter de fumer ? Pour la première fois ici, le problème crucial de l'observance thérapeutique est abordé au fond, en essayant d'en comprendre les mécanismes. Ceci revient à se demander comment nos croyances, nos désirs et nos émotions interviennent dans nos choix. En faisant appel à la philosophie analytique de l'esprit, dont c'est une des ambitions, il devient possible de décrire ce que nous faisons vraiment quand nous nous soignons : nous préférons une solution dont la récompense est lointaine à un plaisir immédiat. Cette réflexion conduit à proposer qu'un tel choix " intertemporel " peut être orienté par l'existence d'un principe de prévoyance qui nous conduit, lorsque nous l'avons, à accepter de nous soigner, nous enjoignant de donner la priorité à la vie. Dans la dernière partie de cet essai, l'observance est considérée dans un cadre général dépassant le strict domaine médical. Cet essai se conclut sur l'hypothèse d'une apparition progressive, dans l'histoire de la vie, de la capacité d'observance, présentant un avantage d'un point de vue évolutionniste. Le développement d'un principe de prévoyance, devenu non seulement possible, mais aussi nécessaire du fait de l'émergence de la rationalité, en serait l'aboutissement et représenterait ainsi un trait essentiellement humain.
Explorant dans toutes leurs dimensions les rapports qui peuvent s'établir entre les oeuvres anciennes et les publics contemporains, ce numéro envisage les modalités de communication permettant de restituer aux textes de la première modernité leur efficacité pragmatique dans un contexte de réception profondément renouvelé. La transmission du seul texte constituant de fait une dénaturation de l'oeuvre, remettre en marche le dispositif de communication de l'oeuvre ancienne, tisser une relation inédite entre elle et ses publics contemporains semble être la meilleure voie pour réactiver son potentiel signifiant. Mise en livre, mise en musique, mise en image, mise en scène apparaissent alors comme autant de " mises en jeu " du texte littéraire qui concourent à sa transmission. En étudiant conjointement ces différentes voies de médiation comme autant d'actes relevant d'une même visée (mettre l'oeuvre à la disposition d'un public), ce numéro interroge les enjeux de la communication littéraire, entre historicisation, adaptation et actualisation des textes littéraires anciens. A une époque marquée par la crise de la culture classique, ce volume espère ainsi faire apparaître la vitalité de ces textes dans l'actualité de la création et de la réception.
Le Grand Livre du travail des métaux pour les bijoux constitue un ouvrage de référence pour les créateurs de bijoux, des plus amateurs aux plus expérimentés. Il leur livre en effet les clés théoriques et techniques de ce domaine, dans un langage clair et accessible. Explorant une vaste palette de métaux précieux et communs, cet ouvrage passe à la loupe les styles et procédés traditionnels ainsi que leurs adaptations contemporaines, afin d'offrir au lecteur une immersion unique dans l'art de la bijouterie d'aujourd'hui. Après une présentation minutieuse des outils nécessaires, l'auteure expose les particularités de chaque métal employé en bijouterie. Elle détaille ensuite l'ensemble des techniques de travail des métaux, pas à pas et selon une approche pédagogique. Enfin, elle délivre de nombreux conseils complémentaires indispensables à toute personne souhaitant se lancer dans ce domaine (astuces commerciales, tableaux de référence, obligations légales, etc). Illustré par de magnifiques réalisations contemporaines et ponctué d'entretiens avec des créateurs de bijoux, Le Grand Livre du travail des métaux pour les bijoux tient à la fois du beau-livre, du guide pratique et de l'ouvrage de référence : une somme indispensable à tous les créateurs du domaine, et propre à faire rêver tout passionné de bijoux !
La médecine se trouve actuellement à une croisée des chemins : on peut craindre que le développement extraordinaire de sa technicité, qui en permet les prouesses, se fasse au détriment de son humanité. Ce livre tente de montrer comment une médecine humaine est possible en analysant, pour en décrire la singularité, ce phénomène qu'est la rencontre, véritable face-à-face entre deux personnes, un soigné et un soignant. Il montre comment, dans la conversation que permet cette rencontre, ceux-ci peuvent créer une relation de réciprocité dans laquelle ils s'engagent ensemble tout en conservant leur identité personnelle. Ecrit par un médecin, ce texte est un aller-retour entre philosophie et médecine. Partant d'une question médicale, se promenant sur divers chemins de la philosophie, il définit les conditions d'une pratique humaine du soin. Il vise à poser ainsi les fondements d'une Médecine de la Personne, nouveau paradigme qui apparaît au terme de cette réflexion comme nécessaire pour l'avènement d'une médecine humaine. Il devrait intéresser l'ensemble des professionnels de santé, futurs et actuels, mais aussi le grand public pour qui la santé et donc la médecine sont devenues des questions sociétales majeures.
Note de l'auteurOn enseigne toujours ce que l'on voudrait apprendre; je voudrais quant à moi apprendre à ressentir la paix intérieure.En 1975, le monde extérieur voyait en moi un psychiatre de renom qui avait apparemment obtenu tout ce qu'il pouvait attendre de la vie. Or, intérieurement, j'étais en proie au chaos, au vide, à la tristesse et à l'hypocrisie. Marié depuis vingt ans, je venais de connaître un douloureux divorce. J'avais pris l'habitude de boire plus que de raison et des douleurs de dos chroniques et invalidantes -sans doute mon moyen inconscient de gérer ma culpabilité - avaient fait leur apparition.C'est à cette époque que je suis tombé sur différents écrits, intitulés Un cours en miracles. Cet ouvrage pourrait être défini comme une forme de psychothérapie autodidacte. Je n'en revenais pas de me plonger avec plaisir dans un système de pensée dans lequel les mots «Dieu» ou «amour» étaient monnaie courante. J'étais certain d'être la dernière personne sur Terre que la lecture de tels textes pourrait intéresser. J'avais toujours porté des jugements catégoriques sur les personnes qui suivaient une voie spirituelle: je croyais qu'elles avaient peur et n'utilisaient par leur intellect à bon escient.Lors de mon étude d'Un cours en naïades, j'ai vécu une expérience à la fois surprenante et très réconfortante. J'ai un jour entendu une voix intérieure - du moins ai-je eu l'impression de l'entendre -, me dire: «Médecin, soigne-toi toi-même: c'est ainsi que tu trouveras ta voie.»Cet ouvrage a été une aide précieuse sur le chemin de ma transformation personnelle. Il m'a aidé à admettre que c'est à moi de choisir entre la paix et le conflit, et que ce choix oppose toujours l'acceptation de la vérité et la tentation de se bercer d'illusions. La vérité inhérente à chacun d'entre nous est que l'amour est l'essence même de notre être.Selon Un cours en miracles, seules deux émotions existent: l'amour et la peur. La première est notre héritage naturel, la deuxième une invention de notre esprit. D'après cet ouvrage, nous pouvons apprendre à nous libérer de nos peurs en nous appliquant à pardonner et à ne voir en chacun - y compris en nous-mêmes -que l'innocence et la pureté. En introduisant les concepts du Cours aussi bien dans ma vie professionnelle que dans ma vie personnelle, j'ai éprouvé mes premiers instants de paix, que je n'aurais jamais crus possibles.Je l'avoue, il m'arrive encore aujourd'hui de me sentir déprimé ou coupable, contrarié ou en colère. Ces sautes d'humeur ne durent guère, alors qu'autrefois elles me paraissaient interminables. Je me considérais le plus souvent comme une victime du monde dans lequel je vivais. Quand ça n'allait pas, j'en voulais au monde entier et lui reprochais tous mes malheurs -convaincu que ma colère était justifiée. Aujourd'hui, je sais que je ne suis pas une victime du monde qui m'entoure, et je tâche d'assumer la responsabilité de tout ce que je ressens dans mon corps et dans mon coeur.Nous avons tous à apprendre les uns des autres. J'ai écrit ce livre parce que je crois qu'en enseignant aux autres ce que je veux apprendre, la paix intérieure, je pourrai atteindre ce but avec plus de constance. Cette approche ne concerne pas ceux qui recherchent un gourou, car elle part du principe que chaque être est tout à la fois professeur et élève.Nous pourrons sentir la communion de nos esprits si nous nous rapprochons de notre seul but, la paix intérieure, et si nous brisons les murs qui nous rendent aveugles à la présence de l'amour.Ensemble, mettons en pratique dans notre vie ce principe du Cours en miracles:N'enseignez que l'amour, car vous n'êtes rien d'autre.Jerry Jampolsky Tiburon,Californie1er mai 1978
Passer de l'immobilité à la plus rapide possible des mobilités : cette obsession humaine est immémoriale. De tous temps les humains ont cherché à se mouvoir le plus vite possible, à quitter le statut d'êtres immobiles, posés là quelque part à la surface du monde, pour conquérir celui d'êtres mouvants, en déplacement — un déplacement autant que faire se peut exceptionnel par sa vitesse. par la distance parcourue en un éclair, par la capacité à faire valoir l'espace contre le temps et le temps contre l'espace. Le dragster, dans cette entreprise anthropologique, est le vecteur par excellence approprié. Qu'il compte deux, trois ou quatre roues, cet engin mécanique né avec le XXe siècle est conçu pour l'accélération et pour elle seule. Le dragster, ce sont des prises de vitesse insensées, un parcours sur piste, en ligne droite, réduit au minimum (quelques centaines de mètres tout au plus) et, pour son pilote, des sensations à la fois brutales et complexes. Brutales, car le corps du dragstériste, lors du "run", peut encaisser en quelques secondes 7 G — sept fois la charge de son propre poids — ou plus encore. Complexes, car la compétition dragstérienne vise cet objectif aussi héroïque qu'absurde, annuler le temps écoulé en ne gardant que l'espace conquis.
Comment expliquer qu'un mode d'organisation capitaliste - fondé sur un principe d'accumulation continue - autorise la perpétuation d'activités qui obéissent à une autre logique et paraissent lui poser des limites ? Pour résoudre cette énigme, l'ouvrage évalue les clés de lecture disponibles et formule de nouvelles propositions. Pour nombre d'auteurs, le capitalisme procède de forces économiques naturelles et autonomes, accompagnées ou canalisées dans un second temps par quelques politiques publiques. Il se heurte parfois à une résistance - que le terme serve à désigner une force d'obstruction passive ou une capacité de mobilisation. L'ouvrage invite à inverser la perspective et à considérer plutôt les rapports de force politiques qui débouchent sur la représentation d'un ordre économique naturel et qui expliquent le développement du capitalisme. Il examine sur ce mode les activités des entrepreneurs, mais aussi les affrontements entre chercheurs et les luttes qui ont cours au sein des administrations publiques. Dans leur ensemble et par leur articulation, différents champs composent ainsi les structures politiques de l'accumulation. Dans certains cas et sous certaines conditions, des activités non capitalistes s'en trouvent dans le temps confortées : de multiples agents les perçoivent comme extérieures à l'ordre économique naturel ; ils anticipent leur disparition et se persuadent qu'il suffit de laisser la nature accomplir son oeuvre. Nul ne travaille à leur élimination ni ne pousse à l'organisation d'un mouvement qui en prendrait la défense. Pour mesurer la portée de ses propositions, l'auteur retient l'exemple de l'agriculture en Roumanie : il s'efforce d'expliquer la coexistence sur ce terrain de grandes exploitations capitalistes et de petites propriétés qui entretiennent des pratiques d'autoconsommation, sans prêter à la moindre forme d'accumulation. Au-delà de ce cas d'étude, l'ouvrage affiche une visée pédagogique et offre une présentation actualisée des théories du capitalisme. Il pose par ailleurs les bases d'un nouveau programme de recherche en économie politique.
Tantôt décrié, tantôt encensé, le revenu de base apparaît comme l'une des principales utopies d'un XXIe siècle où la fin de la croissance économique, les mutations du travail et les transformations de la société nous obligent à réviser nos logiciels de pensée. Loin de n'être qu'un phénomène de mode, le revenu de base s'inscrit dans une tradition historique ancienne qui prend sa source dans la Révolution française. Une ligne de force est ainsi repérable sur deux siècles, qui alterne lueurs et éclipses, pour proposer des solutions aux défis de nos sociétés, successivement : la question agraire, la révolution industrielle et la société postindustrielle. Timothée Duverger suit ainsi la piste du droit au revenu et se concentre en particulier sur les trois grandes démocraties libérales, la France, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis. Il croise tour à tour le radicalisme britannique, le socialisme utopique au XIXe siècle, les propositions de crédit social puis de dividende social dans l'entre-deux-guerres en Grande-Bretagne, le débat sur l'impôt négatif dans les Etats-Unis des années 1970, l'essor d'un mouvement européen autour de l'allocation universelle dans les années 1980, l'émergence contemporaine du débat en France, avant de terminer ce voyage par un tour du monde des expérimentations. A l'issue de cette exploration, une conclusion s'impose : le revenu de base, quels que soient sa forme, le moment ou le lieu où il est conçu, interroge toujours nos sociétés démocratiques et l'autonomie de l'individu dans une reconfiguration permanente des rapports entre l'économie et la société. Le revenu de base se présente bien comme l'une des utopies à expérimenter pour ouvrir une brèche vers le nouveau monde qui tarde à naître.
Cet ouvrage propose : 1°) Un état de la recherche en matière de complotisme (surtout du point de vue psychologique - domaine dans lequel de nombreuses recherches ont été menées ces dernières années et dont il n'existe pas de synthèse grand public) ? 2°) Liens entre complotisme , antisémitisme et islamophobie (C'est toujours le Mossad qui est derrière; Eurabia) ? 3°) Repenser le complotisme à l'ère des medias sociaux (les classiques du sujet datent d'avant Facebook) ? 4°) Pourquoi la lutte contre le complotisme est-elle condamnée à l'échec.