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Nos journaux cachés 1938-1944
Razumovsky Maria ; Razumovsky Daria ; Razumovsky O
NOIR BLANC
20,30 €
Épuisé
EAN :9782882501424
Trois s?urs, issues d'une famille aristocratique autrichienne et à peine sorties de l'enfance, se trouvent jetées dans le tumulte de la Seconde Guerre mondiale. Nées en Silésie, alors tchèque, au c?ur de cette Europe centrale, terre de conflits fréquents, elles vivent des moments historiques forts. Bouleversées par ce qu'elles observent, elles décident de confier à leurs journaux intimes leurs angoisses et leurs pensées. Écartelées entre Schönstein, la propriété familiale silésienne où elles passent toutes leurs vacances, et Vienne où elles sont scolarisées, elles suivent l'évolution du conflit. Leur situation familiale n'est pas faite pour les rassurer : une mère russe (Catherine Sayn-Wittgenstein, auteur d'un journal pendant la révolution russe La Fin de ma Russie 1914-1919), une grand-mère juive, donc un père impur aux yeux des nazis et potentiellement en danger. L'inquiétude sur le sort de ce dernier est omniprésente dans les journaux. Chacune des diaristes, à travers sa personnalité propre, nous restitue une bribe d'histoire, dans l'immédiateté des événements, sans jamais perdre ni son humour ni sa foi en l'avenir. Tout les intéresse : la vie du lycée, l'Anschluss, la nuit de cristal, les victoires allemandes initiales, la débâcle de la Wehrmacht, les concerts classiques, les discours de Hitler, l'attitude de Chamberlain, leur avenir professionnel... Elles nous font partager leur enthousiasme juvénile pour un violoniste réputé, leur condamnation sans appel de tel ou tel politicien, leur tristesse à l'annonce de la mort au combat d'un être connu. Cette chronique de la destinée d'une famille cosmopolite, unie et solidaire, où se pratique l'accueil chaleureux des réfugiés russes, autrichiens ou roumains, nous fait pénétrer dans les mentalités et la vie quotidienne de ces jeunes filles traversées par les émois d'un continent ravagé par la guerre. C'est un document fort, original et authentique que cette histoire à trois voix, où trois sensibilités s'expriment parallèlement sur les mêmes faits pour nous restituer, mieux que bien des ouvrages savants, l'ambiance si particulière de ces années de plomb.
Dans une belle résidence pour personnes âgées, une charmante vieille dame se prend d'affection pour un adolescent russe perturbé qui lui donne des cours d'informatique. Le temps passé avec lui allège la charge parfois difficile du vieillissement qu'elle vit au quotidien mais qu'elle observe avec humour et détachement. Un texte plein d'humour, d'ironie et d'impertinence sur des sujets graves: le vieillissement, la maladie, la prise en charge des personnes âgées, l'insertion des immigrés dans nos sociétés, l'amitié entre les générations.
Dorothea Razumovsky, allemande, philosophe de formation, auteur d'essais sur des sujets aussi divers que la condition féminine en Afrique du Sud, l'histoire de la Yougoslavie ou de l'Albanie, publie ici son second roman paru en Allemagne en 2011.Son premier roman, Les Vaches rouges ou un dernier amour, très remarqué en Allemagne, a été publié en France chez Buchet Chastel en 2011.
Razumovsky Daria ; Razumovsky Maria ; Razumovsky O
Résumé : Dans ces journaux croisés, écrits entre 1945 et 1946, les trois s?urs Razumovsky nous font partager leur quotidien durant le dénouement de la guerre. Depuis le château de Schönstein, au c?ur de la Silésie tchèque, elles restent suspendues à leur poste de radio pour suivre l'avancée des troupes soviétiques et la débâcle des troupes allemandes. Cependant, la vie continue : il faut gérer le domaine et maintenir de bonnes relations avec le village. On tente de s'évader dans la musique, tant que la radio fonctionne encore. C'est l'attente. On attend les nouvelles du front, qui se rapproche ; on attend la fin des hostilités, on attend les Soviétiques, on attend l'expropriation, on attend les titres de voyage, on attend le départ pour Vienne. Les trois jeunes filles s'inquiètent de la brutalité de l'occupation russe, mais aussi pour l'avenir de leur famille. Leur mère, une aristocrate russe, a fui la révolution bolchevique de 1917 ; leur père, le comte Razumovsky, est autrichien. De langue allemande, la famille risque d'être assimilée par les " nouveaux " Tchèques communistes aux Allemands des Sudètes, fidèles alliés des nazis. C'est bien ce qui se passe : les Razumovsky sont expulsés et contraints de partir à Vienne et d'abandonner leur propriété à jamais. Pour les trois soeurs, l'adieu au pays et aux terrains de jeux de leur enfance est douloureux. Il marque aussi le début d'une vie nouvelle.
Corti Eugenio ; Lantieri Françoise ; Livi François
Roman autobiographique, Le Cheval rouge suit la destinée de jeunes italiens engagés dans l'armée de Mussolini, patriotes et hostiles au fascisme. Certains mourront sur le front russe ou au mont Cassin, d'autres témoigneront de la barbarie nazie et communiste, d'autres encore s'engageront dans la reconstruction politique de l'Italie d'après-guerre. "On peut s'interroger sur les raisons de l'étonnant succès de librairie d'un livre qui ne s'accorde aucune facilité et qui a su créer, entre son auteur et ses lecteurs, un formidable courant de sympathie. Cela tient d'abord au caractère de témoignage que revêt ce roman : non seulement les personnages historiques qui le traversent, mais tous les événements historiques sont absolument et rigoureusement vrais. Mais Eugenio Corti a écrit aussi un très grand roman. Son souffle épique, la variété des registres stylistiques, la vérité et la puissance des passions emportent le lecteur dès les premières pages. Sans doute destiné à résister à l'épreuve du temps, Le Cheval rouge fait songer à Manzoni, ainsi qu'aux grands romanciers russes, à Tolstoï en particulier". (François Livi) "
Résumé : En 2012, La Terre est l'oreille de l'ours s'offrait comme une célébration du Vivant où notations en forêt, spéculations et remémorations se conjuguaient avec une mosaïque de lectures brassant sciences naturelles, environnement, éthologie, psychologie, poésie, spiritualité et anthropologie. Cinq ans plus tard, L'île où les hommes implorent s'attache, le temps de quatre saisons, à inventorier les éléments constitutifs d'une rapide dégradation des conditions de vie sur la planète Terre. D'où son sous-titre : " Chronique d'un désastre amorcé ". Mû par une inquiétude que chaque mois s'emploie à confirmer, l'auteur n'en ressent que plus fort l'urgence d'explorer la palette des prodiges recelés par le monde qui s'étiole ? ce à travers quatre entités géographiques : le territoire traditionnel des Innus du Québec-Labrador, l'île du Sud de la Nouvelle-Zélande, l'île cycladique de Sifnos et la campagne vaudoise où l'ancien Parisien a choisi de s'établir. De lieux en peuples aimés, Jil Silberstein dit la splendeur d'un rituel particulier aux Nuu-chah-nulth de l'île de Vancouver, les prouesses d'une araignée (le Pholque phalangide), les enjeux du Pléistocène, l'exploration du Pacifique. Il s'initie à la dérive des continents. Sonde les motifs d'un marbre antique du sanctuaire de Delphes. Retrouve au coeur de la forêt subarctique le peuple innu dépossédé par le colonialisme. Célèbre l'écrivaine américaine Annie Dillard, le Tao te king et son cher Joachim Du Bellay. D'une telle démarche " tous azimuts " résulte l'irrésistible goût d'observer à son tour. Et de chérir ce qui peut l'être encore.
Dans cette brève histoire de la Pologne, pratique et moderne, le lecteur trouvera les faits essentiels qui se sont produits depuis les origines jusqu?à nos jours. Elle se présente sous la forme de dix-sept chapitres, qui correspondent moins à des périodes historiques classiques qu?à des moments forts de la vie politique, économique, sociale et culturelle du pays. La lecture de l?ouvrage y gagne ainsi en logique et en intérêt. L?histoire d la Pologne est ici envisagée dans un cadre plus large sur toile de fond européenne et internationale. Cet ouvrage de référence permet de comprendre le rythme de l?histoire polonaise avec ses périodes heureuses aussi bien que ses époques récentes plus troublées.
Résumé : Fanny a 17 ans quand ses parents meurent dans un accident de voiture. Elle décide de rester dans la maison familiale, à la campagne, isolée de tous, sans voisins, sans famille, sans amis proches. Fanny a les élans et la fougue de la jeunesse, mais cette ébullition est sous un couvercle de chagrin. En lutte entre deux forces contradictoires, la rage de vivre et le deuil, avec une imagination d'une richesse inouïe, Fanny reprend vie en nourrissant son esprit de lectures, son coeur d'amour, son corps de plaisirs charnels. Pour la première fois traduit en français, Rune Christiansen a la poésie et le sens de l'observation des grands sensibles. Fanny et le mystère de la forêt en deuil est un conte nordique résolument moderne qui joue avec la fable et le mystérieux. " Je lis Rune Christiansen depuis plusieurs années, sa poésie visuelle, presque cinématographique, me parle beaucoup, et les atmosphères qu'elle convoque, ou qui s'éveillent en moi, sont une forme de constante dans ma vie, elles font partie des choses que je vois toujours, qui me font ressentir, mais auxquelles je ne réfléchis jamais. " Karl Ove Knausgård