Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Les effacés de la Terre. Quelques jours dans la vie de Julie, chômeuse
Rayski Benoît
CERF
16,00 €
Épuisé
EAN :9782204125031
A travers la vie quotidienne d'une chômeuse de longue durée, réduite aux aides sociales, voici le portrait de la France que personne ne veut voir et qui s'est rendu visible par les " gilets jaunes ". Une plongée dans la banalité de la misère, une confession-vraie portée par une plume sans concession. Les chômeurs : on en parle beaucoup, mais ce sont toujours des statistiques, qui montent ou qui descendent. Et l'humain derrière tout cela ? Et la fraternité ? Et la solidarité ? Benoît Rayski a voulu rencontrer un de ces oubliés. Il est parti à Caen pour retrouver Julie. Elle venait d'être licenciée et elle lui a ouvert son coeur. Les fins de mois difficiles, la scolarité perturbée des enfants, les rendez-vous Pôle Emploi, les centaines de CV envoyés : dans ce livre au plus près du réel, voici une effacée de la terre qui évoque avec sincérité le drame ultramoderne d'une vie inemployée. Pour connaître la vraie France d'aujourd'hui.
Ils étaient jeunes, à peine sortis de l'adolescence, beaux, courageux bien sûr, et juifs pour la plupart. Ils étaient vingt-trois et vingt-deux d'entre eux furent fusillés par les nazis le 21 février 1944 au mont Valérien, tandis que la seule femme du groupe, Olga Bancic, sera décapitée quelques mois plus tard à Stuttgart. L'affiche aux couleurs de sang, placardée sur les murs de France par la propagande allemande, montrait leurs visages torturés et les stigmatisait comme une repoussante "armée du crime". De leur combat: héroïque, Aragon fit un poème chanté par Léo Ferré. Un ` mythe était né. Ce récit superbe évoque le monde d'où ils venaient: le 11e arrondissement de Paris, quartier populaire juif et rouge, les bals du 14-Juillet, les jeunesses communistes, le yiddish qu'ils apprenaient après l'école. Et surtout la France qu'ils aimaient tant. Immigrés certes, étrangers évidemment, mais français, très français, comme plus personne n'ose l'être aujourd'hui. En veilleur inlassable doublé d'un essayiste brillant, Benoît Rayski, dont le père dirigeait la section politique des FTP-MOI, l'organisation militaire du Parti communiste pour les étrangers, ressuscite, le temps d'un livre, ce monde englouti, bouleversant de chaleur et de générosité. Un voyage qui permet de capter un peu de la lumière qui illuminait les vingt-trois de l'Affiche rouge.
Résumé : Guillotiné le 8 août 1942 dans la cour de la Santé, Isidore David Grunberg fut le plus jeune résistant décapité par Vichy. Elève au lycée parisien Voltaire, Juif polonais, communiste, "terroriste" puisque membre de la branche militaire du PCF, Grunberg fut condamné à mort par un tribunal d'Etat du régime du maréchal Pétain et exécuté "à la française". Les Allemands fusillaient. La guillotine, c'était français. La Résistance antinazie était aussi en guerre contre la France du maréchal Pétain. Guerre menée souvent par de très jeunes gens. Au bout du combat de ces adolescents il y avait le plus souvent la mort. Tout est ici décortiqué : Vichy, ses tribunaux, sa police, ses magistrats ; tout y est, et en même temps il n'y a pas grand-chose. Parce que nommé sous-lieutenant à titre posthume, à la Libération donc, Isidore David Grunberg n'a presque pas eu de vie. Et ça continue. Aujourd'hui encore, aucune rue ne porte son nom, aucune plaque commémorative ne le mentionne. Il n'est même pas sur la fameuse affiche rouge où figurent les noms de ses copains de quartier. L'oubli est la plus profonde des tombes. Stèle pour le sous-lieutenant Grunberg sort un héros de l'anonymat et le rend à l'immortalité.
Pendant longtemps j'ai cru que les imbéciles et les salauds avaient élu domicile à droite. C'était confortable. Je sais maintenant qu'ils sont nombreux dans mon propre camp. C'est insupportable." Ce livre n'est pas un livre sur Sarkozy. Il n'est pas non plus un livre sur ceux qui le critiquent et le combattent. Ce livre est un livre sur ceux qui le haïssent et qui, pour le dire, ont la bave aux lèvres.
Résumé : "Pendant longtemps, je fus domicilié dans une de ces poupées-gigogne russes qui sont une et plusieurs à la fois. Une poupée juive la plus grande, contenait une poupée communiste, plus petite, cette dernière abritant une poupée française, plus petite encore. Un jour, de juillet 2014 la poupée tomba par terre, et se brisa : des milliers de manifestants, je les ai entendus place de la Bastille, criaient "mort aux Juifs !" dans les rues de Paris. J?ai réalisé alors que j?étais aussi un "sale français", en plus d?être un "sale Juif". Ce livre violent et vengeur est le récit d?une métamorphose. Mais c?est aussi un cri d?amour. Saisi-par l?émotion en l?écrivant, j?ai ressenti le besoin de redécouvrir Beaugency, Brocéliande, Rocamadour cachés depuis trop longtemps par La Courneuve, le Val Fourré et Les Minguettes".