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Aux frontières de l'école. Institutions, acteurs et objets
Rayou Patrick
PU VINCENNES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782842924508
Ce livre collectif fait le point sur la place et le rôle de l'école dans la société française d'aujourd'hui. En raison de la massification et de l'allongement des études, les cultures de la jeunesse ont pénétré le monde scolaire et la diffusion des savoirs passe aujourd'hui par bien des canaux extérieurs à l'institution. L'école reste-t-elle aussi centrale qu'à l'époque où la Ille République l'installait au coeur des villages ou montrait sa puissance dans l'architecture monumentale des lycées ? les enquêtes rassemblées, issues de travaux de recherche universitaires pluridisciplinaires, montrent l'image d'une école moins monolithique et close sur elle-même, mais dont l'emprise sur la destinée de la jeunesse s'accroît. Ce d'autant plus que l'inégale maîtrise par les différentes populations d'élèves des codes qui l'organisent crée entre eux de profondes et durables lignes de démarcation.
L'école peut tout" : "L'école inclusive abolit les clivages sociaux", "Les parents collaborent, les enfants réussissent", "Exposer aux mêmes savoirs garantit l'égalité". Ou, "L'école n'y peut rien" : "L'école fréquentée fait toute la différence", "Les élèves de milieu populaire sont insensibles à la culture légitime", "Les héritages décident de tout". Méritocratique ou strictement reproductrice des inégalités sociales ? Les opinions sur l'école font s'opposer ceux qui estiment qu'elle peut tout et ceux qui considèrent qu'elle est impuissante face à l'origine sociale des élèves. S'appuyant sur les recherches les plus récentes, les auteurs reformulent, contextualisent et mettent en perspective ces affirmations pour distinguer le mythe de la réalité. Ils fournissent ainsi des clés pour comprendre et interpréter les études scientifiques et se former un avis éclairé sur les grands enjeux éducatifs de notre époque.
Résumé : Dans un monde scolaire aujourd'hui passablement désajusté, l'école primaire fait figure d'exception. Les adultes continuent en effet de la considérer comme un lieu d'apprentissages fondamentaux, intellectuels et sociaux. Les écoliers, pour leur part, y voient, comme le firent leurs parents, la " grande école " dans laquelle ils se préparent à devenir des hommes et des femmes accomplis. Faut-il cependant réduire leur confiance à un pur et simple conformisme vis-à-vis des attentes des " grandes personnes " ? Pour peu qu'on les interroge, il semble en effet que les enfants sont toujours capables de dire ce qui, selon eux, est légitime et ce qui ne l'est pas. En rendant compte de leurs points de vue, ils manifestent des compétences qui ne procèdent vraisemblablement ni d'une intériorisation pure et simple des catégories des adultes, ni de virtualités endogènes, individuelles ou collectives. Ces compétences paraissent se construire en grande partie dans leur expérience sociale à l'école. Pour éprouver cette hypothèse, cette recherche, réalisée dans le cadre du Groupe d'études sociologiques de l'INRP, s'est penchée sur deux situations du monde scolaire, différemment organisées par les adultes : la classe et la récréation. Elle a voulu déterminer les raisons pour lesquelles on s'engage dans les apprentissages scolaires, celles qui contribuent à faire de la cour un lieu de confrontations, d'échanges intenses et cependant préservé des désordres majeurs. Les questionnaires et entretiens, qui ont concerné les enfants de plusieurs écoles de province et de la banlieue parisienne, ont tenté de mettre en évidence une spécificité des constructions enfantines, mais aussi les points d'ancrage à partir desquels s'élaborent les opinions et pratiques citoyennes des hommes de demain. Car l'activité des enfants, comme élèves et comme pairs, peut être qualifiée de politique, au sens où elle vise, tout comme celle des adultes à réduire les incertitudes de la vie collective, à pacifier les rapports humains par une définition, une hiérarchisation, une mise en ?uvre de principes légitimes.
Résumé : Quel rôle l'école joue-t-elle dans la cohésion et la reproduction sociales ? Telle est la question que se pose toute sociologie de l'éducation. Cet ouvrage entend présenter les thématiques et les problématiques classiques, ainsi que les apports récents de la recherche, en matière de socialisation, de politiques scolaires, de pratiques des acteurs, de transmission des savoirs. S'attachant à proposer des approches inédites, qui donnent une image souvent plus complexe de phénomènes déjà étudiés, il est l'occasion d'aborder de front des questions aussi vives que celles de l'éducation au genre, de l'accueil de la diversité ou encore de la perpétuation des inégalités. Le débat public sur l'école s'en trouve éclairé d'un jour nouveau.
Enfant, étudiant, parent, enseignant, décideur... chacun est concerné par les questions d'éducation. Celles-ci font l'objet d'analyses multiples et croisées de la part de philosophes, d'historiens, de sociologues, de psychologues, de didacticiens, mais aussi de praticiens.Cet ouvrage rassemble ces diverses approches autour de 100 mots clés et propose ainsi une synthèse des connaissances dans le champ éducatif.Des notions récentes (" Communauté éducative ") aux sujets coutumiers de nos rentrées (" Autorité ", " Redoublement "), des débats les plus vifs aux questions plus consensuelles, ce livre brosse ainsi un panorama de l'éducation aujourd'hui, de ses questionnements comme de ses savoirs acquis, de ses acteurs, de ses méthodes, et des nouveaux champs de recherches qui se développent sur ce sujet.