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Trois révolutions de la liberté. Angleterre, Amérique, France
Raynaud Philippe
PUF
37,00 €
Épuisé
EAN :9782130568742
La voie anglaise doit d'abord être comprise à partir des particularités du droit anglais, qui a fait naître un type original de rationalisation du droit et du pouvoir étatique. Elle s'est traduite aussi par une histoire religieuse originale et par la découverte précoce de ce que les divisions partisanes pouvaient apporter à une société libre. Depuis Tocqueville, les Etats-Unis apparaissent classiquement comme le laboratoire de la démocratie moderne, dont les effets se déploieraient pleinement du fait de l'absence d'héritage aristocratique et de la prédominance de l'esprit "démocratique" sur l'esprit "révolutionnaire" ; mais l'Amérique a dû elle aussi affronter, au moment de la guerre de Sécession, une crise violente qui a fait apparaître des oppositions comparables à celles qui ont déchiré la France révolutionnaire et c'est des Etats-Unis démocratiques que sont sortis, à la fin du XXe siècle, de nouveaux courants radicaux. Avant d'être celle de la Terreur, la Révolution française est celle des droits de l'homme mais, comme l'avait bien vu Hegel, son développement heurté et tragique peut lui-même être interprété comme l'expression d'une dialectique qui est déjà présente dans les principes et dans le "superbe lever de soleil" de 1789. Pour le meilleur et pour le pire, la démocratie française est donc bien toujours l'héritière de la Révolution et de l'Ancien Régime : on verra ici que, sur des questions non négligeables pour l'humanité moderne, cet héritage violent a pu aussi être la source d'une modération paradoxale, et d'une version civilisée du progrès démocratique. L'histoire des révolutions démocratiques est donc une histoire vivante, et l'inépuisable dialogue entre les traditions qui en sont issues est une des conditions de notre liberté.
Résumé : C'est un mot qui passe pour intraduisible et qui renvoie aux traits distinctifs de notre histoire nationale. Les origines de la laïcité remontent aux guerres de Religion, où la puissance royale commence à s'émanciper de l'autorité de l'Eglise. C'est de cette crise originelle que part ce livre. L'Edit de Nantes impliquait qu'on pouvait être bon Français sans être catholique. C'est cette brèche que Louis XIV va tenter de refermer avec la Révocation. Mais la monarchie absolue tire sa légitimité moins de ses fondements religieux que de sa rationalité administrative et de son pouvoir civilisateur. Avec la Révolution, la France cesse d'être un royaume catholique pour emprunter la voie qui mène à l'Etat laïque, dégagé de toute conception théologique. Le conflit entre France catholique et France républicaine se poursuivra au XIXe siècle, où la IIIe République s'engage dans une laïcité militante, avant d'aboutir à la loi de 1905. Il prendra d'autres formes pour s'épuiser en 1984 avec la tentative avortée d'intégrer l'école privée catholique dans l'enseignement public. Cependant, depuis les années 1960, l'évolution des moeurs érodait progressivement le consensus moral qui unissait croyants et incroyants, pour déboucher sur les controverses autour du "mariage pour tous" et de la procréation médicalement assistée. A ces dissensions s'est ajouté un nouveau défi, l'émergence d'une religion, l'islam, qui pose à la laïcité des problèmes inédits et introduit au sein même de l'opinion laïque des divisions profondes.
Résumé : " Selon Weber, la politique moderne aboutit à l'alternative entre la domination bureaucratique et le maintien, chez les grands hommes politiques, d'une capacité de décision qui présuppose la possibilité de transcender les pseudo-contraintes techniques (et qui témoigne ainsi pour tous des limites de l'expansion bureaucratique), mais qui repose sur des choix en dernière analyse non rationalisables. Il ne s'agit pas là simplement d'une " morale héroïque " qu'un penseur romantique opposerait abstraitement à la prose du monde moderne l'exigence essentielle, pour Weber, est que la question des fins de l'action reste ouverte, ce qui exclut tout autant l'éloge sans nuances des " chefs " politiques ou le mépris des libertés que la soumission à la rationalité bureaucratique. " Philippe Raynaud.
Résumé : Comprendre la Ve République et, pour ce faire la raconter en conjuguant récit enlevé et analyse politique et institutionnelle, tel est le pari relevé avec maestria par Philippe Raynaud dans cette synthèse originale et brillante, indispensable à lire à l'aube de la prochaine élection présidentielle. Décryptant les politiques et les hommes, les lignes de forces et les ruptures, l'auteur axe sa réflexion autour de la question nodale du pouvoir exécutif. En réconciliant l'idée républicaine avec une présidence forte, De Gaulle tranche le n?ud gordien noué par les coups d'état de Brumaire et du 2 décembre 1851 et donne un coup d'arrêt au parlementarisme absolu qui a précipité les IIIe et IVe Républiques dans l'abîme. Philippe Raynaud explique et raconte le développement et les succès de ce régime avant de s'attacher à son déclin puis à sa décomposition. Loin des explications tranchées des idéologues, l'historien-politologue offre une grille d'explications à la fois exhaustive et souvent novatrice tout en restant d'un accès aisé pour le lecteur profane. Un futur classique.
Publié dans une version reliée en 1991, puis réédité dans un format poche, ce dictionnaire est un « outil culturel » passionnant et indispensable, non seulement pour connaître les grands noms de la discipline (94 ethnologues sont présentés) mais aussi pour comprendre leur langage et leurs concepts, car « c'est avec cet instrument analytique qu'ils affrontent la réalité sociale, organisent leur savoir et définissent les orientations de leur réflexion et c'est à travers leur langage que, de l'extérieur, la discipline est identifiée » (P. Bonte et M. Izard).
Héraclès, Thésée, Jason, Athéna, Zeus... Tous ces héros et ces dieux nous sont familiers, mais connaît-on véritablement les mythes qui s'attachent à leurs noms? Pourtant, Ceux-ci revêtent une importance considérable pour qui se passionne pour l'histoire de la pensée humaine. Mais l'intérêt de les connaître concerne aussi chacun d'entre nous. Constamment repris, réutilisés dans la littérature antique, médiévale, mais également contemporaine, ils sont devenus des références que nul ne peut ignorer, un patrimoine que chacun se doit de connaître. Pierre Grimal, grand spécialiste des études latines, n'a pas eu pour objectif de proposer un système explicatif de ces mythes, mais de les faire connaître et d'apporter ainsi des éléments indispensables à la compréhension de nombreux textes et oeuvres d'art. Fruit d'un colossal travail d'inventaire et de classement des textes, ce dictionnaire est d'un abord simple, clair et précis. Classés par ordre alphabétique, les mythes sont accompagnés des références des textes qui en font mention. Complet et pratique, cet ouvrage publié en 1951, réédité de très nombreuses fois, est toujours précieux.
Daniel Ligou est professeur émérite à l'Université de Dijon. Auteur de nombreux ouvrages, ses travaux et publications sur la franc-maçonnerie font autorité.
Ce vocabulaire est un succès inégalé depuis sa première édition en fascicules dans le Bulletin de la Société française de philosophie, de 1902 à 1923 puis en volume (18 éditions reliées, 2 éditions en poche). Le but originel de l'auteur était de contribuer à l'unité de la philosophie à travers la définition d'un langage philosophique commun, ce vocabulaire est ainsi devenu un manuel du « bon usage du langage philosophique permettant l'accord des esprits ».