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Cinq essais sur l'architecture. Etudes sur la conception de projets de l'Atelier Zô, Scarpa, Le Corb
Raynaud Dominique
L'HARMATTAN
24,00 €
Épuisé
EAN :9782747526241
Un exemple fera comprendre le type de questions qui sont étudiées dans ce livre. Vers 1929, Le Corbusier dessine, sur une même feuille, le croquis d'un escargot et la spirale carrée du " Musée à croissance illimitée ". Le rapport de ces deux images est évident, mais le savoir-faire de l'architecture ne réside pas tant dans le dessin de ces représentations que dans les opérations de pensée mobilisées pour passer de l'une à l'autre. C'est un savoir tacite qui résiste à l'analyse. Définir, à partir des traces graphiques d'un projet, les actions de conception et les motivations de l'architecte à les entreprendre, voilà l'objectif de l'enquête. Quel est le rôle de la représentation dans le développement de l'idée architecturale ? Comment se transforme-t-elle tout au long du projet ? En fonction de quoi l'architecte décide-t-il d'altérer ou de maintenir une représentation ? Telles sont notamment les questions que ces essais tentent de résoudre en mobilisant les concepts de représentation, d'inférence, de modèle et d'échelle et en portant une attention particulière au rôle que jouent les schèmes dans la conception architecturale. Quant aux conclusions, elles sont tirées d'études de cas qui portent sur des projets de l'Atelier Zô, Scarpa, Le Corbusier, Pei.
Résumé : L'étude de la perspective a longtemps souffert d'un a priori dommageable : celui qui consiste à en faire un système culturel " inventé " à la Renaissance, ou, tout au moins, coupé de ses sources médiévales. Depuis une quinzaine d'années, nombre de recherches se sont attachées à montrer ce que devait la perspective aux connaissances du passé, en postulant tour à tour son origine dans l'optique, l'ars metrica, la statique, la géographie ou l'astronomie... Ce livre montre qu'il n'est point besoin de convoquer l'ensemble de ces sources et défend la thèse d'un courant de diffusion prépondérant, qui va de l'optique élaborée à Oxford au XIIIe siècle, vers les premières représentations picturales italiennes obéissant aux règles de la perspective linéaire. De fait, ce livre délaisse le regard classique que portent l'histoire et la sociologie de l'art sur la perspective, pour s'intéresser essentiellement au réseau des hommes qui ont rendu possible l'avènement de la perspectivia artificialis en diffusant l'optique d'Oxford. Au croisement de l'histoire et de la sociologie des sciences, cette enquête tente de comprendre les raisons politiques et religieuses qui ont déterminé cette transmission culturelle, tout autant, d'ailleurs, que celles qui ont voulu effacer le passé médiéval de la perspective en créant de toutes pièces un " mythe de la perspective ". Voici un livre qui éclaire les rapports entre la science optique et les techniques de représentation, en interrogeant les mobiles des hommes qui ont transmis, et transformé le contenu de la perspective.
Résumé : L'étude des controverses scientifiques est un sujet privilégié de la sociologie des sciences contemporaine. Deux raisons à cela : l'étude des controverses brise l'image idéale d'une science consensuelle ; elle se trouve au c?ur du débat qui oppose aujourd'hui rationalisme et relativisme. Si l'analyse des controverses scientifiques doit beaucoup aux méthodes de la Sociology of Scientifc Knowledge, d'obédience relativiste, ce livre souhaite montrer - tant par la relecture de controverses classiques que par l'analyse de controverses inédites - que la sociologie des controverses peut très bien parvenir à des résultats intéressants en s'inscrivant dans une perspective de recherche néo-rationaliste. Cette conclusion n'est pas le résultat d'une réflexion théorique sur la sociologie des sciences actuelle. Elle résulte d'un examen détaillé des arguments qui peuvent être avancés à partir d'études de cas qui relèvent aussi bien de la biologie (la thèse des générations spontanées, débattue entre Pasteur et Pouchet), des conceptions médicales (le vitalisme de l'école de Montpellier opposé à la médecine expérimentale des Parisiens) ou de l'optique (la question du sens de propagation des rayons visuels, jadis discutée à Oxford). D'une ancienne querelle médiévale à des controverses plus récentes comme celle sur le réchauffement climatique, toutes ces études suivent un même fil conducteur : interroger les rôles respectifs de la rationalité du chercheur, des conventions sociales et des croyances collectives dans la construction des connaissances scientifiques. Le lecteur y trouvera en outre des éléments de réponse - sociologiques et épistémologiques - à la question fondamentale : pourquoi l'activité scientifique est-elle conflictuelle ?
Résumé : Une route ensoleillée, une belle journée d'été et soudain c'est l'accident... Laure vient de perdre Marc, son compagnon et le monde semble basculer dans le vide. Mais peu à peu un nouveau lien finira par les réunir, un lien fait de mystères, de communion et d'amour. Et si la mort n'était pas une fin?... Depuis longtemps passionnée de spiritualité, l'auteur aborde dans ce livre les questions que nous nous posons tous, sur la vie et la mort, en engageant le lecteur sur des pistes de réflexion et d'espoir.
Les Editions Libertaires viennent de rééditer le livre de May Picqueray " May la réfractaire, mes 81 ans d'anarchie ". En complément de cette autobiographie, il nous a semblé important de consacrer à May une " Graine d'ananar " mettant en perspectives et en valeur d'autres facettes, plus littéraires et politiques, du personnage. May Picqueray, en effet, ce n'était pas seulement cette petite femme (haute comme deux pommes trois quarts, dixit Bernard Thomas) qui envoya en 1921 un colis piégé (il explosera sans faire de victime) à l'ambassadeur des EtatsUnis à Paris, pour protester contre la condamnation à mort de Sacco et Vanzetti ; qui, lors du congrès de l'Internationale syndicale rouge, en 1922, à Moscou, monta sur la table pour dénoncer des congressistes en train de se goberger alors que le peuple soviétique crevait de faim ; qui refusa de serrer la main au généralissime Trotski à qui elle était pourtant venu demander la libération de camarades anarchistes emprisonnés par les bolcheviques ; qui en 1924 fit le coup de poing au meeting de la Grange-aux-Belles lors duquel les bolchos tuèrent deux ouvriers anarchistes à coups de revolver ; qui pendant la guerre, en mai 68, au Larzac en 1975, à Creys Malville en 1977, et jusqu'à sa mort en 1983 n'en rata pas une. Ce n'était pas seulement cette femme de toutes les révoltes, de toutes les mobilisations pour des causes justes, et de mille et une rencontres avec Sébastien Faure, Nestor Makhno, Emma Goldman, Alexandre Berckman, Marius Jacob, Durruti, Louis Lecoin... C'était aussi la fondatrice du journal " Le Réfractaire " dans lequel elle a écrit de nombreux textes qui ne sont pas piqués des hannetons. Ce livre, avec en prime un certain nombres de témoignages inédits de camarades ayant eut l'occasion de l'approcher de prés, met l'accent sur cet aspect moins connu de May écrivain, journaliste et polémiste. Et c'est peu dire que ca dégage ! Que ça décoiffe ! Et que ça défrise ! Les patrons, les flics, les curés, les militaires... et jusqu'à certains rabougris du socialisme et, même, de l'anarchisme ! Du bonheur à l'état pur !
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.