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Le ténor hongrois
Raynal Patrick
FLAMMARION
16,10 €
Épuisé
EAN :9782080677105
Le bar était presque désert et elle était seule à le tenir. C'était elle, aucun doute là-dessus, Les yeux de sa grand-mère, l'allure de son grand-père. Elle est venue vers moi en souriant. Sa silhouette dansait dans la lumière et j'ai su que j'étais arrivé quelque part. " Car, au fond, dans ce recueil de nouvelles, c'est bien de cela dont il est question... arriver quelque part. Là, on cherche des ornithorynques (Un ornithorynque dans le tiroir). Ailleurs, on poursuit un meurtrier et on découvre l'immense amour d'une épouse (Feed-back). Ailleurs encore, on avoue son désir (Monsieur), ou l'on pénètre dans les cauchemars de sa mère pour mieux l'en débarrasser (Le Ténor hongrois). Entre Paris, New York, Nice ou le Montana, tous les personnages qui jalonnent ces nouvelles de Patrick Raynal sont en quête d'une vérité, celle qui permet d'entrevoir la sérénité, de vivre, encore. Et cette quête prend tous les chemins, toutes les couleurs, toutes les musiques ; d'une nouvelle à l'autre, on se balade tranquillement entre polar et dérive, cynisme et émotion, chaque fois sur un thème nouveau. Les personnages évoquent enfance et rock'n roll, évoluent dans des villes rongées par la décrépitude qui servent de toile de fond aux confessions les plus surprenantes.
J'ai été élevé par mes grands-parents maternels. Soixante ans plus tard, j'ai appris totalement par hasard que ma grand-mère avait laissé un journal racontant ses quinze mois de déportation à Ravensbrück, Matricule 38971. En lisant ce manuscrit, j'ai compris que ce n'était pas un journal, mais des souvenirs de déportation. J'ai choisi de raconter ma rencontre avec le récit de Marie Pfister. J'ai laissé mes souvenirs se juxtaposer aux siens jusqu'à lui écrire des choses que je n'avais encore jamais dites. L'émotion de la lire par-dessus les années est, elle, inexprimable." A travers un texte rédigé par sa grand-mère et longtemps disparu, un homme déjà mûr découvre un passé familial enfoui. Lettre à ma grand-mère est à la fois l'histoire d'un secret de famille, le récit d'une enfance dans l'après-guerre qui s'éclaire a posteriori, et le parcours d'une résistante "ordinaire". Où comment les convictions se transmettent et les hommes se forgent à partir de l'histoire de leurs parents, même lorsqu'elle est cachée. Biographie de l'auteur Ex-directeur de la Série noire, éditeur chez Fayard et critique au Monde des Livres, Patrick Raynal est un des papes du polar en France. Chez Flammarion il est l'auteur de En cherchant Sam, du Ténor hongrois et de Retour au noir.
Résumé : Ils s'étaient juré que si l'un d'eux venait à mourir, les autres iraient jeter ses cendres au Mexique, sous le volcan de Malcolm Lowry. Le genre de serment que l'on fait lorsqu'on a dix-sept ans, l'Amérique au c?ur, et que l'on se croit immortels... Mais quand, trente ans plus tard, Manu débarque à New York avec les restes de Michel, Sam a disparu sans laisser d'adresse. Et trop de gens semblent lancés à ses trousses, pour des raisons obscures. Commence un long périple, sur les traces de Sam, des boîtes de blues de Clarksdale jusqu'aux milices du Montana, en passant par un Sud de cauchemar. Les souvenirs d'enfance se brouillent, les témoins se contredisent, bientôt l'image de Sam devient aussi incertaine que ses traces - tandis que Manu s'enfonce dans une Amérique hallucinée, qui le conduira plus loin sans doute qu'il ne voulait aller, jusqu'à un ultime face à face... En cherchant Sam s'achèvera au Mexique, comme ils l'avaient rêvé, jadis. Mais ils ne savaient pas alors, que le temps, jamais, ne nous fait de cadeau.
Louis Seize... Déjà, tu parles d'un nom pour un flic! Tu perds la tête facilement... Ou, du moins, quand tu perds tes illusions, tu fais systématiquement le contraire de ce qu'on voudrait que tu fasses. Par exemple, une attaque à main armée. Alors tu prends cinq ans. Ferme. Et en prison, tu apprends à être malin, à défaut de reprendre le droit chemin, qui, dehors, est plutôt tortueux, traverse Nice, une ville où tout se récupère, tout se digère, tout change, où les honnêtes d'hier font les pourris de demain, où les donneurs de leçons ne retiennent jamais celles qu'ils ont données. Alors toi, Louis Seize, bille en tête, tu te recognes une montée à l'échafaud.
C'est l'envers de la ville blanche. Ni palmiers, ni lauriers roses. Mais des usines et des cités qui se mirent dans le lit d'une rivière sèche. Pourtant le terrain y vaut suffisamment cher pour qu'on y tue autant qu'à l'ouest. Finalement Nice est à l'image de la mer qui la borde : bleue ou opaque selon qu'on s'y baigne ou qu'on s'y noie. SOS RACISME