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Abandons
Raynal Hortense
DE LA CRYPTE
15,00 €
Épuisé
EAN :9782367391984
Depuis son premier recueil, Hortense Raynal chemine dans un ancien monde, qui peut ressembler à celui de l'enfance, oublié et perdu, et dont tout l'enjeu de son travail poétique est de s'astreindre à en faire émerger les images qu'elle peut encore sauver. A travers ces nouveaux poèmes, sans arrêt sautant d'une idée à l'autre et d'une image à l'autre, la poétesse invoque des espaces dont elle s'est malgré elle éloigné, des paysages et des manières de dire le monde qui ont construit son rapport à celui-ci et qui risquent chaque jour de disparaître un peu plus. Les abandons sont autant les témoignages de choses perdues ou risquant de l'être qu'un appel à renverser cette fatalité et s'adresser à ceux qui ne sont plus, ceux qui ont abandonné, ceux qui sont les images d'un monde qui a participé à construire le nôtre.
Un formidable outil pour apprécier le moment présent, apprendre à se concentrer, accueillir ses émotions. Autour des personnages de Jeanne et du petit monsieur Sage, des exercices simples et des situations quotidiennes qui parlent à l'enfant. Une dizaine d'exercices guidés de méditation et de respiration (lien MP3).
faire poésie c'est creuser. pour faire poésie, il faut que tu creuses, c'est inévitable. et tu dois le faire pour de vrai. tu peux pas gratter la terre comme ça du bout du doigt, puis t'arrêter, t'as cru quoi ? la poésie c'est salissant". Dans son troisième livre, Hortense Raynal s'interroge sur ce qu'est la poésie, elle laisse ses mots et ses intuitions ? s'amalgamer en une "matière" de langage, de pensée, une matière terreuse, sale, puante, organique, une poésie-fumier, qui évolue en poésie-compost, pour nourrir, en fin de cycle, une langue poétique renouvelée et fertile. Comme l'écrit la poétesse Héloïse Brézillon qui signe la postface, ce texte nous permet d'observer " la poétesse, dans sa serre, avec ses bottes et ses sauterelles dans les cheveux, telle qu'elle fait le langage, bouture après bouture, les mains dans le terreau" .
Quand on demande à Sam Kowalsky de convoyer vers New York une partie de l'argent disparu dans les égouts de Nice, il ne pense, bien sûr, qu'à le garder.L'ennui, n'en déplaise au bon sens populaire, c'est que l'argent a quelquefois une odeur et que celui-ci sent assez fort pour traîner derrière lui le ban et l'arrière-ban des charognards des deux villes.Des égouts de la Ville Blanche aux artères de la Grosse Pomme, Sam va jouer les leurres dans une course où mensonges et coups bas sont les seules règles. De quoi vous dégoûter de l'argent facile !
Dans le roucoulement tropical De nos matins d'angoisse Les haleines ancestrales Reviennent visiter les âmes Pour murmurer aux oreilles du présent Les larmes qui barbouillent l'histoire Les mots portent des ecchymoses perfides La mémoire de l'oubli Se déploie comme l'appel d'un chant majeur Arraché à la douleur A la crête de nos larmes mûrit le lendemain Des rêves broyés Il défile devant nos bouquets de rêves Le vent des hiers dissonants