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Le Caire
Raymond André ; Corteggiani Jean-Pierre ; Alleaume
CITADELLES
205,00 €
Épuisé
EAN :9782850881527
On l'appelle "la triomphante". Fondée en 641, Le Caire étale l'incroyable diversité des arts abbasides, fatimides, ayyoubides, mamelouks, ottomans et contemporains. Cette métropole foisonnante au tohu-bohu permanent et à l'incessante marée humaine est tout aussi arabe que méditerranéenne et africaine. Trois civilisations (antique, chrétienne et islamique) s'y interpénètrent. De la ville primitive aux nouveaux modèles urbains, Le Caire n'a cessé de mettre en avant ses ardeurs architecturales. Si l'on n'y trouve aucun grand monument antique, les témoignages du passé y abondent. Murs d'enceinte, portes, mosquées, palais du Vieux-Caire et des anciens quartiers côtoient ainsi la ville nouvelle. Cette juxtaposition des civilisations, cette accumulation des richesses sont autant de témoignages d'une histoire chaotique et mouvementée. Des origines au XXe siècle, les auteurs dressent l'imposant tableau de cette ville multiforme. On trouvera en annexe des cartes, une chronologie, un glossaire, une bibliographie et un index. --Sandrine Fillipetti
Après avoir retrouvé son indépendance en 1960, la Grande Ile ne parvient pas à consolider ses institutions républicaines. En l'espace d'un demi-siècle, Madagascar a connu quatre républiques dont les Présidents élus au suffrage universel ont tous été renversés avant la fin de leur mandat, soit par la rue, soit par un vote de déchéance. Quel que soit le type du régime, le pouvoir est confronté à l'exercice d'un équilibre instable permanent. Notre île est dotée de richesses incroyables. Mais nous sommes devenus leurs propriétaires appauvris, tout en étant assis sur une mine d'or. Nous voilà devenus l'un des pays les plus pauvres du monde à cause de la corruption, de la mauvaise gouvernance, des violations de l'Etat de droit, des élections falsifiées et de l'instabilité politique. La République de Madagascar est devenue une République de façade.
Les figures de fantômes, de spectres, de revenants, d'esprits ou de toute autre manifestation de morts-vivants "hantent" depuis longtemps la littérature, et le théâtre n'est pas en reste en la matière. Il s'agit donc dans ce volume de se demander dans quelle mesure le théâtre contemporain, en particulier celui de Bernard-Marie Koltès, est assimilable à une "hantologie". Au fil des articles s'élabore une définition de la hantise, de ses fonctions tant narratives que dramatiques et de ses différentes figures spectrales. L'ouvrage est organisé en deux champs d'analyse principaux, le théâtre de Bernard-Marie Koltès (textes et mises en scène) et le théâtre contemporain (textes et mises en scène).
Les historiens de l'art ont l'habitude d'utiliser l'expression de "siècle d'or hollandais" (gouden eeuw) pour qualifier la civilisation néerlandaise du XVIIe siècle et, plus spécifiquement encore, l'art de cette période. Ce livre entend repenser cette notion en proposant d'analyser la manière dont elle a été définie, pensée et décrite au XVIIe siècle, par les Hollandais eux-mêmes, comme par leurs contemporains. Cet "âge d'or" est un moment historique marqué par de profonds bouleversements : alors que les guerres et les rivalités politiques traversent le siècle, la dissipation des tensions religieuses en fait une terre d'accueil et de tolérance ; les Provinces-Unies assoient fermement leur hégémonie économique et commerciale, fondée notamment sur les échanges coloniaux. Savants, poètes, philosophes et artistes forgent, chacun à leur manière, les représentations naturalistes ou idéalisées de ces transformations. Appréhender la société néerlandaise du XVIIe siècle à travers la grande variété de leurs créations rend compte de l'identité plurielle d'une nation en devenir. Tout en suivant le fil chronologique de l'histoire, des débuts de la guerre de Quatre-Vingts Ans jusqu'aux premières années du XVIIIe siècle, les principales théories et pratiques artistiques du siècle d'or sont ici exposées, sans tenter de reconstruire a posteriori une unité factice. Des oeuvres de Paul Bril à Adriaen Coorte en passant par Aelbert Cuyp, Gerard Dou, Gerard van Honthorst, Samuel van Hoogstraten, Gabriel Metsu..., sans oublier les incontournables Rembrandt, Vermeer et Hals, plus de 350 artistes et près de 600 oeuvres commentées accompagnent cette synthèse érudite et accessible, qui offre un éclairage renouvelé sur cette période phare de l'histoire de l'art.
?Comment les peintres, dessinateurs et graveurs ont-ils représenté l'arbre, de la Renaissance au XXe siècle ? Cette histoire visuelle donne à percevoir la construction et le développement d'un motif qui s'érige en sujet à part entière de la peinture occidentale. Qu'il soit solitaire ou entouré de congénères, garni, à nu, bourgeonnant ou fleuri..., sa représentation rassemble nombre de difficultés techniques, un véritable défi formel pour l'artiste. Des sources variées permettent ici de retracer de manière vivante les différentes pratiques des créateurs : l'élaboration de recettes d'atelier, la diffusion de grands modèles, la pratique au coeur même de la nature ; autant d'attitudes et de chemins qui nous font entrer de plain-pied dans le grand atelier artistique de l'arbre et du paysage à l'époque moderne. Comment comprendre ces oeuvres picturales qui mettent en scène la figure centrale de l'arbre'? Depuis les représentations de forêts sauvages évoquant les déserts érémitiques au XIVe siècle jusqu'à la précoce prise de conscience écologique au XXe siècle, le spectre étendu des interprétations de la figure de l'arbre nous amène à nous interroger sur la construction et l'intensité de nos liens avec le paysage et la nature.