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La loi comme fait social et comme système de représentations. Essai sur la structure logique du code
Ray Jean ; Desmoulin-Canselier Sonia
DALLOZ
15,00 €
Épuisé
EAN :9782247152537
Les travaux de Jean Ray (1884-1943) peuvent être connus pour différentes raisons. Développés au début du XXe siècle, ils relèvent de la philosophie du droit, de la sociologie du droit, de l?histoire du droit ou de la matière procédurale. Jean Ray fut, en effet, élève de l?Ecole normale supérieure, agrégé de philosophie, docteur ès lettres, docteur en droit et fit partie de l?école d?Emile Durkheim (il assumera des responsabilités au sein des Annales sociologiques). Dans l?ouvrage intitulé Essai sur la structure logique du Code civil, il présente d?une manière originale, riche de toutes ses influences, le Code civil, sa genèse, sa forme et sa structure. L?étude se veut juridique, logique et sociologique. Le Code civil y est pris comme une illustration probante de ce qui se joue lors de l?écriture du droit. Il s?agit de décrire une création juridique "typique" (et particulièrement remarquable) en ce qu?elle est construction logique et une forme de vie en société une production intellectuelle et sociale. Peu de textes ont été aussi abondamment, aussi minutieusement commentés que le Code civil. Il nous a semblé pourtant qu'il était possible de le considérer d'un point de vue nouveau. Le Code civil est un fait social en même temps qu'un fait intellectuel : il relève et de la sociologie et de la logique. Ces deux caractères sont si étroitement liés que les deux procédés d'investigation doivent l'être aussi. C'est ce que nous voudrions brièvement expliquer.
Le grand nocturne (1942) et Les cercles de l'épouvante (1943) ont paru au c?ur de la Deuxième Guerre mondiale durant l'occupation de la Belgique, période d'intense activité pour Jean Ray. En plus de ces deux recueils de " récits d'épouvante ", l'écrivain gantois publie ? presque simultanément ? ses deux grands romans : La cité de l'indicible peur (1943, réédité par Alma, mai 2016) et Malpertuis (1943, réédité par Alma, en mai 2017). À vrai dire, la guerre n'a pas d'influence directe sur celui que l'on, commence alors à surnommer " l'Edgar Poe belge ". Emprisonné à Gand de 1926 à 1929 pour des malversations boursières, ruiné, Jean Ray doit survivre durant les années 1930 en publiant une multitude d'articles en tous genres, des récits fantastiques et les quelques cent fascicules de la série Harry Dickson. De surcroît son superbe recueil de contes et récits, La croisière des ombres (1932) a connu l'échec. Plus que jamais enfermé dans Gand comme dans un cercle étouffant, l'écrivain n'en poursuit pas moins la taille de ses diamants noirs, malgré l'obligation de fournir des travaux alimentaires. Durant l'Occupation, l'édition belge se trouve à son tour dans un " cercle " oppressant, ses liens devenant difficiles avec Paris et prohibés avec les pays anglo-saxons. Seule la presse collaborationniste offre de l'espace : Jean Ray y publie beaucoup, sans se référer à la politique ni aux idéologies du moment, plus que jamais enfermé dans son univers très peuplé, à rebours d'une réalité elle-même très sombre. Ces deux recueils, tous deux rigoureusement construits, se répondent : angoissantes étrangetés dans les aventures fantastiques du Grand nocturne, avec une incroyable virtuosité des intrigues ; poésie de la peur, des réminiscences, des prémonitions et des souvenirs douteux dans Les cercles de l'épouvante à l'image d'une jeune sorcière : la petite Lulu, la fille de l'écrivain, sous l'égide de laquelle le livre est placé. Plus que jamais l'effroi voisine, chez Jean Ray, avec l'humour et le paradoxe.
Paru en 1964, l'année même de la mort de Jean Ray, et donné maintenant pour la première fois, en version intégrale, Saint-Judas-de-la-Nuit, " feuillets arrachés à l'album de Satan ", est l'ultime manigance occulte du maître de Gand. On ne résume pas un tel livre dont l'opulence gothique, la blême lumière zigzagante, les figures surgies de la nuit et tes sarcasmes infernaux laissent le lecteur éperdu. Qu'il sache seulement, cet insensé, qu'il va être question de Nuremberg et de La Ruche-sur-Orgette, d'un grimoire luciférien, d'abbayes en ruine, d'auberges ouvertes trop tard la nuit, d'un effroyable échiquier aux pièces de cire, de clercs obscurs, d'escargots sacrés et de nuits démoniaques... Jean Ray orchestre d'une plume virtuose ce kaléidoscope fantastique. Il est des livres qu'on n'ouvre pas impunément. C'est pour offrir ?
A quoi sert le droit ? Quelles problématiques émergent, dès lors que l’on tente de régir la vie humaine au travers de lois ? C’est au travers de récits – de la fable à la science fiction, en passant par la dystopie – que l’auteur veut susciter le débat et enrichir la réflexion. Parfait pour les amoureux du droit !
Le texte intégral de la Convention européenne des droits de l'Homme Signée le 4 novembre 1950, entrée en vigueur le 3 septembre 1953, la Convention européenne des droits de l'Homme, inspirée par la Déclaration universelle des droit de l'Homme de 1948, est aujourd'hui le modèle le plus perfectionné de garantie effective des droits de l'Homme, par le contrôle judiciaire du respect de leurs droits. Il s'agissait d'établir un ordre public des démocraties d'Europe . L'originalité du système résidait dans son caractère évolutif et souple, qui a été progressivement renforcé à travers les réformes successives. La Convention a eu un indéniable effet d'entraînement de l'ensemble des pays européens pour une meilleure défense des droits de l'Homme.
Indispensable aux étudiants en droit anglais, américain et droit comparé, cet ouvrage sera également utile aux étudiants étrangers qui viennent en France étudier notre droit. Il s'agit d'un lexique des termes juridiques bilingue français-anglais et anglais-français. L'ouvrage se découpe en deux parties : une partie Français-Anglais et une partie Anglais-Français. Il s'organise ensuite à l'intérieur de ces deux parties par ordre alphabétique. Ouvrage coédité par Dalloz leader sur le marché juridique et Harrap's leader sur le marché des langues.
Résumé : Georges Picquart (1854-1914), officier brillant, chef de l'espionnage militaire, refuse, contre toutes les pressions, d'ignorer la preuve de l'innocence d'Alfred Dreyfus qu'il a découverte en 1896 du fait de ses fonctions à la tête du service secret. Ses chefs, l'état-major, les ministres,jusqu'au président de la République, s'irritent de ce qu'ils prennent pour de l'entêtement orgueilleux. Picquart, lui, sait d'instinct que l'exactitude des faits et le professionnalisme sont le premier rempart contre les renoncements, les injustices qui mènent à l'indignité. Dans cette vie de roman, l'officier supérieur est exilé puis banni de l'armée pendant dix ans. Il subit un an de prison sans jugement, affronte deux duels, lutte sans répit pour sa propre réintégration dans l'armée et la réhabilitation de Dreyfus. Ce symbole de la Grande muette qui prend la parole pour faire prévaloir la vérité, vilipendé pour sa détermination, devient en 1906, par un retournement saisissant qui soulève l'indignation des anti dreyfusards, ministre de la Guerre de Clemenceau. Sans se montrer un grand réformateur à ce poste, il concourt à ancrer fermement l'armée dans la République. Ambitieux, déterminé, stratège, laïc, distancié, secret, mélomane, polyglotte, curieux de tout, ironique, rejetant les réflexes antisémites que son milieu lui avait légués, mais aussi hautain, égocentrique et rancunier, Picquart reste une figure significative de celles que la IIIe République a su produire pour construire un Etat de droit. Son itinéraire, entre guerre et paix, culture et polémiques, administration et politique, Clemenceau et Jaurès, Mirbeau et Mahler, est marqué par son indépendance d'esprit et son courage. Il témoigne de l'attitude que peut choisir un fonctionnaire face à la déraison d'Etat.