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Fantasque
Ravier Thomas A.
MICHEL DE MAULE
20,00 €
Épuisé
EAN :9782876234628
Un oenologue français et une photographe suédoise qui prépare un reportage sur Jean Seberg se rencontrent près de Saint-Tropez dans la maison où a été tourné Bonjour Tristesse. C'est le coup de foudre. Le mistral souffle, le soleil palpite, le champagne explose, le mouvement de la mer déplace les lignes... Le sud est une fête mobile ! Quelques semaines plus tard, Julien Mellismo rejoint Oïga Svensson à Stockholm. De la lumière aux ténèbres... Dès son arrivée, ce Latin fantasque se retrouve confronté à un univers ordonné, à une femme raidie, à une société sclérosée par le protestantisme et qui se résume en un mot d'ordre domestique : IKEA ! La passion méditerranéenne vire au cauchemar ; la scène de ménage à la guerre de religion. Le héros bascule alors dans une folie baroque qui lui sera peut-être salutaire pour traverser cette longue nuit. Le temps est-il, oui ou non, une condition fluide ?
Au théâtre, il existe une place idéale d'où la perception du spectacle est la meilleure, dans l'axe central, au septième rang. D'où son nom, l'oeil du prince: par habitude elle était réservée au souverain. Vide, voilà qu'un Dieu m'a proposé cette place. J'ai compris que j'étais l'invité du Temps. Mon oeil s'est ouvert, presque musicalement. Ayant beaucoup aimé le cinéma par le passé, je n'y ai vu qu'un grand cimetière sous les sunlights... Le lecteur aurait raison de penser qu'il s'agit ici du premier livre jamais écrit sur le cinéma, loin de la bêtise cinéphilique, cette vieille nuit française borgnesse. Eros dans l'iris! Le cinéma est mort? Vive Hitchcock - avec qui, personnellement, au mépris de la métaphysique, j'ai appris à rire rouge! Vive Bresson! Vive Renoir! Vive Welles! Vive Lubitsch! Vive Keaton! Vive Chaplin - ce saint industriel qui dansait au-dessus de la Mort!
Le 9 septembre 1979, à New York, McEnroe, vingt ans, remporte sur un ange blond échevelé son premier titre: le cavalier cavale de façon peu cavalière pour le malheureux roman en cours. L'Europe, en effet, depuis quelque temps, se traîne. La France, par exemple, a perdu sa vieille part de gaieté physique. Une province. Le mousquetaire ne peut pas être français, pas cette fois-ci, plus français, plus jamais français (pense-t-on). "New York est surchargé d'électricité", écrivait Paul Morand. Vous êtes face à un accident cardiaque heureux de l'espace. John McEnroe est un mousquetaire new-yorkais qui emballe la narration. Jusque dans un jardin anglais, à Wimbledon, dans les floraisons grasses, sur son tendre territoire végétal où il passe comme une sorte de punk mélodieux suscitant par ses sorcelleries votre exaspération amoureuse. Et c'est par cette accélération historique du récit, soyons clair, qu'il renverse Borg sur l'échiquier du temps. Le meilleur coup de McEnroe? Le coup de théâtre. Scandale.
Résumé : Quand le narrateur apprend que la villa du Lavandou Leï Fatigas est vendue, il s'effondre. Vendue, cette maison nichée au creux des restanques sur fond de Méditerranée. Vendue, la villa tant aimée qui détient la mémoire vive d'une enfance et d'une adolescence libres et rêveuses auprès d'une famille fantasque. Jeune Parisien, le narrateur se languit des langueurs provençales. Dès qu'il le peut, il se réfugie, sur la Côte d'Azur, auprès de "son cher, son doux, son merveilleux jardin !". Il fait corps avec la villa, il en connaît la géographie la plus intime, elle est le lieu de tous les apprentissages amoureux et littéraires... A travers ses chroniques, au style éblouissant, se dessine un autoportrait sans complaisance. Homme de plaisirs et de passions aux accents casanoviens, l'auteur se révèle aussi un écrivain d'une érudition confondante, d'une sensibilité extrême, n'excluant pas un certain romantisme noir.
Cette édition réunit des lettres parues en 1914 dans différents journaux français et dans un recueil, La Dernière lettre, publié en 1922 aux éditions Ernest Flammarion, auquel nous empruntons notre titre. Le projet éditorial du recueil paru chez Flammarion est clair : rendre hommage aux soldats disparus. Par le choix des lettres, explicité par l'éditeur sur la page de titre elle-même : "Ces lettres ont été choisies par des pères qui pleurent un enfant mort pour la France et par d'anciens combattants réunis sous la présidence de M. le Maréchal Foch". Une courte lettre-préface, signée du Maréchal Foch, ouvre l'édition. En voici le texte, dont le propos est sans ambiguïté : "Le sacrifice de tous les soldats tombés pour la défense de la Patrie fut d'autant plus sublime qu'il fut librement consenti. Les "dernières lettres" montrent de façon touchante l'esprit idéal et pur dans lequel le sacrifice a été fait ; c'est un monument de plus à la Gloire impérissable du Soldat Français". Rééditer ces dernières lettres aujourd'hui constitue tout à la fois un geste d'hommage et un acte de résistance. Un geste d'hommage envers des vies brisées, broyées, massacrées, que cette réédition sauve d'une mort anonyme et oubliée... Mais un acte de résistance aussi, contre l'absurdité et le chaos qui nous menacent tous, encore et toujours. Lire ces lettres, enfin, c'est accueillir avec émotion et reconnaissance la leçon de vie et de mort que nous transmettent ces hommes. Le lecteur pourra faire sien, dans le silence de la lecture, les mots sur lesquels se referme le recueil. Simples, dignes et tendres, ce sont les ultimes paroles qu'adresse à sa mère le sous-lieutenant Rodolphe Wurtz, tombé en Champagne : "Bons baisers, donc, et du courage et de la force de coeur, dans la vie comme dans la mort".
Il retrace l'éducation visuelle que Patrick Hourcade a reçu à travers ses études d'historien d'art ( avec André Chastel) d'une part, et ses travaux avec les photographes de Vogue en 1976 et 1990, qui a donc été à l'origine aussi de l'exposition de 14 photos qui vient d'être présenter à l'automne dernier à la chapelle saint Louis de la Salpêtrière, et dont un portfolio vient d'être offert à la Bibliothèque Nationale. Ce livre répond à la question : "Quel a été le parcours qui m'a conduit ici ?" à travers les 14 photos de l'exposition et une série de photos référence de ses maîtres : Cécil Beaton, Jacques-Henri Lartigue, Guy Bourdin, Sarah Moon, Helmut Newton, Karl Lagerfeld, Nan Goldin... L'être se définit à travers le temps, balancier incontournable de son existence, chronologie absolue de ses actes présents et de ses souvenirs. L'évolution, soeur jumelle du temps, est une tension qui vous libère de vous même. L'émotion est le signe le plus tangible de la vie. La sensation n'est que le réflexe sous jacent. L'être se construit et se détruit au travers de ses émotions aux potentiels infinis. Être là, instantané de l'émotion, la puissance du moment, l'intensité de l'émotion crée l'intensité de la vie. Alors on peut avancer. L'être receveur et donateur d'émotions.
Van Gogh par lui-même ; plus précisément, par l'intercession de Karin Müller travestie en narrateur de la vie du peintre. L'auteur nous dit tout de son enfance solitaire, de sa famille nombreuse, de son père pasteur, de sa courte carrière de marchand de tableaux, de son exaltation mystique, de ses multiples déboires sentimentaux, de son amitié avec Toulouse-Lautrec, de celle, orageuse, avec Paul Gauguin et de son affection pour le seul véritable ami et soutien, son petit frère Théo avec lequel il entretint une correspondance exceptionnelle. Et surtout de sa peinture, comme unique compagne. "Non, Van Gogh n'était pas fou", écrivait Artaud, seulement son double désespéré de solitude. Dans sa préface, David Haziot souligne que décrire une qualité humaine chez Van Gogh "est une chose, la faire vivre et sentir en est une autre que réussit Karin Müller dans son texte météorique, comme le fut la trajectoire de Vincent. Le recours à ce présent de l'indicatif à la première personne, en des phrases au rythme haletant qui signalent chacune un fait nouveau de la vie du peintre, nous restitue un jaillissement perpétuel de vie, et nous impose une voix qui attend son comédien, mais que nous percevons dans sa justesse à la lecture. Et ça marche !".
Après avoir produit de nombreux films, Carole Weisweiller est l'auteur de plusieurs livres sur Jean Cocteau: Les Murs de Jean Cocteau (Hermé,1998), photographies de Suzanne Held. ? Jean Marais, le bien-aimé (avec Patrick Renaudot), Rocher, 2002. ? Jean Cocteau, Les années Francine (1950-1963), Le Seuil, 2003. ? Elle vient de publier Villa Santo Sospir - Jean Cocteau, beau-livre, aux Editions Michel de Maule, avec des photographies de Christophe Lepetit.