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Principal de collège ou imam de la République ?
Ravet Bernard ; Davidenkoff Emmanuel
KERO
18,95 €
Épuisé
EAN :9782366583878
Quinze années durant, Bernard Ravet s'est tu. Parce que son statut de principal de collège le lui imposait le devoir de réserve du fonctionnaire. Parce que, dans les collèges de ZEP classés "Violence" qu'il dirigeait, les journées étaient rythmées par une alternance du grave et de l'urgent qui ne laissaient pas une seconde à l'introspection. Mais aussi pour ne pas craquer. Aujourd'hui à la retraite, il s'est décidé à parler. A raconter sa vie, qui est celle de tout le personnel envoyé dans ces établissements ghetto. La violence. La montée du religieux. Les familles au mieux absentes, au pire fracassées. L'hypocrisie et le clientélisme des politiques. L'immense solitude des personnels de direction et des enseignants qui ressentent un profond sentiment d'abandon par leur hiérarchie. Une vie qui tient de celle du commissaire de police, du directeur d'ONG pédagogique et, de plus en plus, face à la montée du religieux, d'imam de la république. Avec, pourtant, chevillée au corps, la conviction qu'il est encore possible d'agir pour que des élèves otages de leur environnement échappent à cette fatalité.
Huit français sur dix déclarent faire confiance aux maires - ce sont les derniers élus à résister à la défiance voire à la colère populaires. Et pourtant, ils n'en peuvent plus : un maire sur deux ne se représentera pas aux Municipales de 2020. Parmi eux, une majorité d'élus des villes de moins de 1 000 habitants, qui représentent près des trois quarts des communes françaises. Que se passe-t-il dans nos villages pour que les élus soient à ce point écoeurés par l'exercice du pouvoir ? Adjoint au maire de Châtillon-en-Diois dans la Drôme, Bernard Ravet conte dans ce livre les mille et un tracas que subissent les élus locaux, ces "galériens " de la vie publique. De la part d'un Etat qui empile les normes, les échelons administratifs et les lois qui privent les maires de toute marge de manoeuvre, au lieu de les écouter et de les aider. De la part de collectivités territoriales paralysées par les enjeux politiciens. De la part, aussi, de citoyens toujours plus pressés, exigeants et indifférents au bien commun, qui attendent tout et tout de suite de leurs édiles. L'histoire qui se joue à Châtillon, 550 habitants, jolie bourgade médiévale chantée par Giono, est celle de tous nos villages : celle d'un délitement de notre démocratie. Car, comme le soulignait le sénateur Philippe Bas après la mort du maire de Signes, écrasé par une camionnette alors qu'il luttait contre une décharge sauvage : " La commune, c'est une petite République dans la grande, c'est là que se forge la citoyenneté dans notre pays. " Et si la crise démocratique pouvait se résorber en repartant des territoires ?
Depuis la nuit des temps, la vie rurale est ponctuée par la vie des champs. Labour, semis, épandage, défrichage, récolte, moisson ensilage, autant de travaux qui, tous les ans, se renouvellent de façon immuable. Bien sûr, les moyens pour les réaliser ont bien changé en 4000 ans. Le XXe siècle a vu arriver une véritable révolution dans le monde agricole avec la mécanisation. En France cette dernière n'est apparue qu'après la Première Guerre mondiale, suite à l'hécatombe de paysans dans l'enfer de Verdun, du chemin des Dames ou de La Marne. Pourtant, il faudra attendre la fin des années 1950 pour voir disparaître de nos champs les derniers chevaux de trait. Depuis, des machines de plus en plus puissantes, de plus en plus modernes et de plus en plus confortables, mais aussi de plus en plus sophistiquées et spectaculaires, ont envahi nos plaines. Dans cet ouvrage, Gilles Rivet a mis tout son talent de photographe et ses capacités de pilote d'avion pour réaliser, au travers des quatre saisons, de superbes vues aériennes et au sol de ces machines, des labours et des moissons. Il offre là l'image d'une France agricole résolument moderne, qui a néanmoins gardé toute sa beauté et son romantisme.
C'est la défense et l'illustration du Français moyen ou plutôt du Français ordinaire, expression que je préfère, qui ont été le fondement de mon inspiration dans mes films. " Des films qui lui ressemblent, des films qui nous ressemblent. Dans son dictionnaire, Gérard Jugnot nous livre les clés de sa popularité et de sa formidable carrière qui font de lui un des acteurs les plus aimés de France. Assurément la très guinde majorité des Français se reconnaît dans ce bonhomme, naïf, timide, mais surtout authentique, bienveillant et doté d'un remarquable bon sens et d'une formidable humanité. Ou comment monsieur Personne est devenu monsieur Quelqu'un...
Brooker Charlie ; Jones Annabel ; Arnopp Jason ; M
Troublant, impertinent, visionnaire. Les coulisses de la série aux millions de fans. De sa naissance dans l'esprit prolifique de Charlie Brooker jusqu'à son succès international, c'est toute l'histoire de Black Mirror, la série culte à laquelle aucune de nos dérives n'échappe, qui est racontée dans ce livre. Episode par épisode, saison par saison, tous les secrets de la conception et du tournage nous sont dévoilés par ses créateurs ainsi que par plusieurs acteurs clés, réalisateurs et autres talents inventifs rattachés à la série. Agrémenté de photos mais aussi de croquis, extraits de story-board, essais de costumes et de maquillage, Black Mirror [Inside] nous permet de découvrir le processus créatif hors norme derrière ce phénomène télévisuel mondial.
Un Bijou d'émotions". Read Magazine Heidi a des rêves plein les poches. Mais la vie en a décidé autrement. Un terrible accident la cloue au lit. Trouvera-t-elle la force de se relever ? Après tout, la joie n'est jamais qu'à quelques pas... Inspiré d'une histoire vraie, le destin tragique d'une jeune femme qui, grâce à l'amour et à l'espoir, retrouvera l'envie de sourire encore plus à la vie.
Montessori par-ci, Freinet par là... Depuis dix ans, les écoles alternatives fleurissent et promettent d'éduquer et d'épanouir enfants et adolescents. Sus à l'autorité, à bas l'ordre, vive la méthode finlandaise et l'apprentissage par le jeu. Ces idées, Juliette Perchais les a portées. Jeune professeure de français en banlieue parisienne, elle s'invente une première salle de classe colorée où tout est fait pour que les élèves se sentent bien : tables en carré pour favoriser le travail en petits groupes, coin lecture et sa bibliothèque, tapis de yoga pour la détente, et même un fauteuil confortable... Quatre ans plus tard, les tables sont sagement disposées en rangées de deux, face au tableau, et le discours de rentrée vante les vertus du travail acharné et de l'exigence. Que s'est-il passé entre les deux ? Un long voyage initiatique, véritable tour du monde de l'éducation. Initialement, ce voyage était celui d'une groupie des pédagogies de type Montessori, avide de voir comment Japonais, Américains, Indiens ou Finlandais inventaient une école plus humaine et plus juste. Mais au fil du périple, le doute s'installe, et l'idée s'impose que les changements auxquels nous aspirons ne passeront pas par la révolution des pédagogies "innovantes" (vieilles d'un siècle ! ), mais davantage par la recherche de la simplicité et du bon sens. Il faut s'occuper des enseignants et des adolescents, laissés pour compte, les écouter avec une vraie bienveillance, les former de manière exigeante et leur laisser, ensuite, l'autonomie dont nous avons tous besoin. Alors seulement, l'Ecole pourra devenir ce qu'elle a cessé d'être pour beaucoup : humaine et optimiste.