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Méditerranée, le Nord contre le Sud ?
Ravenel Bernard
L'HARMATTAN
31,50 €
Épuisé
EAN :9782738406224
De manière parfois imperceptible, au cours des années 80, se sont rassemblées en Méditerranée, "frontière Sud de l'Europe", les conditions d'un vaste affrontement multiforme entre le Nord enrichi et le Sud appauvri. En Europe même le racisme qui s'exerce contre les immigrés sud-méditerranéens, constitue une première manifestation de ce conflit. L'histoire des rapports de la France avec l'espace méditerranéen est une première approche nécessaire pour saisir sur une longue période l'évolution qui aboutit à la situation actuelle. Mais la lecture des relations stratégiques qui se sont établies depuis 1945 montre combien le Nord c'est-à-dire les Etats-Unis, l'Europe Occidentale et Israël - entend maintenir par la force un statu quo - on dit la "stabilité" - de moins en moins accepté par les peuples de la région. En dernière analyse cette volonté de domination n'est-elle pas en même temps la volonté de maintenir et d'imposer un modèle de développement dont les conséquences dévastatrices sur le système agro-alimentaire et sur l'écosystème marin tendent à devenir irrémédiablement dramatiques et à condamner à mort toute une région ? La dissuasion militaire pour éviter le risque de guerres terroristes d'un nouveau type ne résoudrait rien. Le repli sur soi non plus. Alors, quelle politique, les forces progressistes, les mouvements de libération, les écologistes, les pacifistes, les féministes, les anti-racistes, les mouvements de défense des droits de l'homme, des deux rives, seront-ils en état de mener pour contrecarrer les effets les plus meurtriers d'un système d'exploitation et de discrimination qui risque de détruire irréversiblement le berceau des civilisations ? Un enjeu décisif pour l'avenir de l'Europe.
Ravenel Bernard ; Barzin Nader ; Rigoulet-Roze Dav
Le Moyen-Orient risque-t-il de devenir une zone de nucléarisation? Un tel péril est-il envisageable, tôt au tard, risquant de plonger la région dans un abîme irrémédiable? A défaut d'une efficacité suffisante de l'AIEA et du TNP, ce sont les Grandes Puissances qui s'impliquent et se substituent à ces organismes pour imposer leurs règles disciplinaires et parfois apporter leurs jugements arbitraires aux Etats-nations de la région. Est-ce qu'un règlement de ce sempiternel conflit arabo-israélien éviterait cette course à l'option atomique de cette zone ultrasensible de la planète? Ou bien une simple dénucléarisation de l'ensemble de la région ne serait-elle pas le meilleur règlement du dilemme qui alimente une polémique continuelle? C'est par ces différentes approches que ce livre tente d'apporter sa contribution au débat.
Résumé : Fondé en 1960 pour lutter contre la guerre d'Algérie, longtemps conduite par les socialistes, le Parti socialiste unifié (PSU) s'est rapidement donné les moyens politiques d'une stratégie authentiquement socialiste que ni le Parti communiste ni la SFIO n'étaient en mesure de proposer. C'est l'histoire méconnue de cette organisation visionnaire que Bernard Ravenel ? qui en fut membre jusqu'à sa dissolution en 1989 ? retrace dans ce livre, avec passion et rigueur. Il y montre comment un parti a pu, par l'action et la réflexion, interpeller la société, souvent à contre-courant, sur les enjeux cruciaux dont dépend l'avenir même de l'humanité, hier comme aujourd'hui. Seul parti à soutenir pleinement le mouvement de Mai 68 et ses aspirations antiautoritaires, le PSU a tenté de tirer les leçons de cette formidable insurrection civile pour construire un projet de société mariant socialisme et liberté. Progressivement, à partir des mobilisations sociales et à travers des débats souvent intenses, il a avancé des propositions que la gauche historique a longtemps refusé de prendre en compte. Réduction massive du temps de travail, décentralisation et démocratie locale, émancipation des femmes, alternatives au nucléaire militaire et civil, solidarité avec les peuples du Sud et d'Europe de l'Est, égalité des droits pour les immigrés, importance d'agir en fonction du lien structurel entre crise de l'environnement et crise du capitalisme : sur tous ces thèmes, on découvrira avec surprise à quel point le PSU a joué un rôle précurseur de " lanceur d'alerte ". Loin d'être un accident de l'histoire, le PSU, du fait aussi de sa composition plurielle initiale où se côtoyaient intellectuels, cadres, ouvriers, paysans et étudiants, chrétiens et athées, réformistes et révolutionnaires, a pu anticiper des problèmes qui restent irrésolus et même aggravés. Une lecture salutaire pour tous ceux qui entendent aujourd'hui participer à la construction de l'avenir.
Dans sa lutte désormais centenaire, le peuple palestinien, colonisé par le mouvement sioniste, a traversé plusieurs périodes correspondant à des contextes géopolitiques très différents : l'empire ottoman, le mandat britannique, la création de l'Etat d'Israël, l'expulsion de la majorité de sa population - la Nakba -, le développement du mouvement nationaliste arabe et la constitution d'Etats arabes indépendants. Ces bouleversements ont failli faire disparaître la Palestine comme sujet politique autonome sur la scène internationale. Confronté à un ennemi puissant soutenu par les principales puissances impériales du XXe siècle (Grande-Bretagne, Etats-Unis), mais aussi stimulé par le mouvement mondial d'émancipation des peuples colonisés, le mouvement national palestinien a cru un moment nécessaire et possible d'obtenir la libération par une lutte armée de longue durée soutenue en particulier par le monde arabe. Il a perdu ce pari aux prix d'énormes destructions humaines et matérielles. Une volonté intacte de résistance l'a amené à tirer les leçons de ses échecs politiques et militaires et à s'engager dans une résistance populaire non-violente qui a fait l'admiration des peuples du monde dominé et ouvert la voie au "Printemps arabe". Prenant essentiellement la voie douloureuse et patiente d'une désobéissance civile de masse que désormais prône Marwan Barghouti, le Mandela palestinien toujours emprisonné, cette résistance devrait permettre au peuple palestinien d'espérer être libéré de l'occupation militaire israélienne condamnée par la quasi totalité de la communauté internationale.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.