Gaby, Martin, Emilie ou Jean, ces hommes et ces femmes dont la vie est rythmée par les transports sont au coeur de cette enquête. Le lecteur plonge dans leur quotidien raconté en bande dessinée, découvrant ainsi la diversité des situations, les différentes perceptions de cette mobilité. Loin des clichés habituels sur le profil type du "grand mobile", ce livre s'immisce dans la vie quotidienne de ceux que l'on croise tous les jours... Un texte des chercheurs ayant conduit cette enquête accompagne ces tranches de vies et vient éclairer scientifiquement les répercussions et les situations sociales liées à cette grande mobilité. Les éléments et les situations décrits dans cet ouvrage proviennent d'une enquête sociologique européenne de grande envergure menée dans six pays entre 2006 et 2011. La partie française a été menée par les chercheurs de LaSUR (Le Laboratoire de Sociologie Urbaine) de l'Ecole Polytechnique de Lausanne et a été financée par le Forum Vies Mobiles.
Ravalec Vincent ; Ravalec Amélie ; Degenne Valérie
S'il a toujours existé, le phénomène de la colocation a pris une ampleur remarquable ces dernières années. Comment vivre ensemble ? Comment organiser l'espace ? Avec quelles contraintes ? Pour quel gain existentiel ? Avec quel impact sur l'environnement ? Dans quel esprit et autour de quels fondamentaux ? Touchant différentes catégories de population et toutes les tranches d'âge, la coloc peut être pensée non pas comme un phénomène anecdotique, mais bien comme un écosystème où s'inventent des modes de vie que le nouveau millénaire appelle et génère. Car être bio, ce n'est pas seulement faire pousser ses tomates sans pesticides, c'est aussi cultiver un certain art de vivre. De nombreuses options pratiques, juridiques et techniques sont abordées ici, de façon à faciliter tout projet de colocation. Coloc bio : le guide comprend aussi de nombreux témoignages, ainsi que des contributions de spécialistes en feng shui, en décoration, en énergétique, en psychologie, en jardinage urbain, en alimentation, en organisation domestique, en sociologie... afin de donner toutes les clés pour partir ensemble dans une aventure enrichissante, pour le plus grand bien de chacun et le bonheur de tous. Un livre couleur richement illustré : plus de 100 schémas, graphiques, dessins, photos et croquis humoristiques, le tout avec 40 recettes inédites spéciales colocs et l'EcoScope, un annuaire exclusif de 130 contacts pour connaître tous les bons plans liés à la colocation.
Chaque année, lorsque le prix de Flore est attribué, le lauréat remet un texte sur ce prix. L'ouvrage ne comporte que des inédits. Un regard satirique sur le milieu littéraire par des plumes acerbes et contemporaines. "Le prix de Flore entend récompenser "un jeune talent original et prometteur". J'ai quarante-quatre ans, un gros ventre, des cheveux gris. La rencontre était inévitable."
L'Effacement" inaugure un cycle de douze romans: un programme littéraire qui s'achevera en 2025. Chacun déclinera un genre littéraire différent, en le détournant (mystère et aventure pour le premier, SF, roman d'amour...). L'ensemble a pour titre "Le Jeu" et intégrera, outre la littérature, d'autre modes d'expression artistique, en commençant par un site internet. Le héros de "L'Effacement', Louis Dieutre est responsabe d'une fondation d'art contemporain, au sein d'un group en proie aux"affaires'. Durant la tempête de 1999, il dérive sur une autoroute et se réfugie dans un village dont les habitants sont fous. Dieutre transporte une grosse somme d'argent, l'enterre dans les marais, croit mourir, revient à la vie, oscille entre la réalité et le fantasme.
Résumé : " Pour bien appréhender la scène il fallait se représenter Chambord, avec quarante mille pièces dans tous les sens, des ailes, des couloirs, des entresols, des escaliers et la vue, par chaque fenêtre, du plus grandiose des grandioses, le tout meublé de bric et de broc, selon les goûts et les possibilités de ceux qui, au fur et à mesure des vagues d'arrivants, des promotions et des disgrâces, avaient investi les lieux, et là-dedans cette espèce de cour des miracles, un conglomérat d'attardés mentaux survivants du cataclysme, avec quelques atypiques, comme l'ancien guide ou le vieux, la majorité habillée soit comme des gitans moyenâgeux, soit comme des punks post-techno, dans une sarabande somme toute pas très éloignée de ces films nous prédisant des temps difficiles, avant, que l'on voyait avec ravissement, les Mad Max et les New York 1997, en se disant que bien sûr cela n'arriverait pas, que le fait que ce soient des films nous protégeait de leur apparition, et là nous y étions, un compromis entre un livre d'histoire retraçant la longue épopée des rois de France et un polar de troisième zone, avec des analphabètes trafiquants de jeunes vierges, drogués et sodomites pour la plupart, asservis par un chef qui croyait en son destin magnifique et en la magie. "
La nuit craque sous nos doigts reprend plusieurs années de photographie de Sarah Ritter. Sarah Ritter ne travaille pas par anticipation, mais par "occasions" , arpentage de terrains divers, sans savoir précisément à l'avance ce qu'elle cherche. Ces occasions lui permettent d'accumuler un certain nombre d'images qui, peu-à-peu, trouvent leur place dans son oeuvre et s'articulent ensemble. Elle cherche un point de bascule entre le visible, le montré dans l'image, et ce qu'on ne voit pas. Au coeur de cette intention aveugle, le montage des images entre elles devient comme un choeur, équivocité affirmée.
Serge Clément est un photographe québécois qui occupe une place majeure dans le champ de la photographie contemporaine canadienne. Au cours de ces 40 dernières années, son oeuvre photographique s'est particulièrement affirmée à travers les livres de photographie. Le livre est devenu un moyen d'expression aussi essentiel que les expositions. Archipel revisite ansi la production éditoriale du photographe à travers un ouvrage original où des portfolios d'images extraient de quelques-uns de ses ouvrages publiés entre 2000 et 2015 composent ce qui pourrait être une rétrospective. Les six livres judicieusement choisis parmi une trentaine témoignent de la cohérence du photographe dans le regard qu'il porte sur la ville et de l'évolution d'une esthétique photographique singulière. Archipel est une oeuvre d'art en soi constituée de photographies et de livres reconfigurés et repensés dans une nouvelle perspective.
Le photographe Meyer nous livre une histoire inédite et personnelle, celle de Lunacy, une rave Party emblématique des débuts du mouvement House et Tekno en France. Témoignage rare de ce courant important de contre culture, Lunacy est avant tout l'histoire d'une fête et d'une rencontre avec la créativité et l'anticonformisme du monde underground. Huit rendez-vous ont eu lieu entre 1993 et 1995 dans un entrepôt de Genevilliers-port. L'enjeu n'est pas de faire un simple retour sur cette époque, mais de questionner la portée et le poids de la contre culture dans nos sociétés contemporaines, sa radicalité politique. Les images sont sans recul, noires, inconsciemment noyées dans la substance du dancefloor, perdues dans le jeu troublant de l'apparition et de la disparition et s'inscrivent ainsi dans la réflexion singulière du collectif Tendance Floue qui est de jouer sur la corde sensible qui relie la photographie documentaire à la démarche artistique.
Un hiver d oise se présente en trois séries photographiques distinctes, trois propositions pour tenter de répondre à une idée du territoire. L ouvrage s ouvre, sans autre préambule, par la série de grands paysages, comme un travelling. Une deuxième série, plus intimiste: portraits, nus et natures mortes se répondent pour interroger la représentation même. La troisième et dernière partie reprend jusqu à la fin du livre l idée d un travelling, dans un paysage urbain cette fois.