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Au nom du réalisme. Usage(s) politique(s) d'un mot d'ordre
Bikialo Stéphane ; Rault Julien
UTOPIA
5,00 €
Épuisé
EAN :9782919160280
Que dit-on exactement au nom du réalisme ? De quoi le réalisme est-il le nom ? A qui et à quoi sert-il ? Si le réalisme implique un ça va de soi, les auteurs de ce livre démontrent en revanche que le mot, tel qu'il est employé, ne va jamais de soi. Autrefois élément de distinction entre pensée de droite et pensée de gauche, le réalisme apparaît aujourd'hui comme un mot-repère traduisant la dilution, recherchée par certains, des clivages traditionnels. Omniprésent depuis quelques décennies, y compris dans les discours dits de gauche, il est devenu une injonction qui témoigne notamment de la dérive du parti socialiste. Car Réalisme est d'abord un mot de pouvoir, au sens où il est une arme de déconsidération massive : le brandir, c'est abolir et anéantir aussitôt toute alternative, tout discours d'opposition ; l'invoquer, c'est renvoyer immédiatement l'autre à ses idéaux, à son utopisme. Le réalisme n'admet pas la réplique. Il est donc aussi une injonction à ne pas concevoir ni à revendiquer la possibilité d'autres mondes, d'autres voies. C'est une assignation à se soumettre, à dire oui au monde tel qu'il est. Ou, désormais, au monde tel qu'il va, dissimulant, sous l'invocation du changement et de l'adaptation nécessaire, la perpétuelle reproduction du statu quo. Des années 1930-1940 à Manuel Valls, de Michel Rocard à Emmanuel Macron, cet ouvrage se propose de mieux comprendre les usages qui fondent le pouvoir d'un mot d'ordre, un mot de et du pouvoir.
Un ouvrage collectif de création/recherche sur et avec François Beaune, sous la direction de Stéphane Bikialo. Avec les contributions de Stéphane Bikialo, François Beaune, Silvain Gire, Maud Lecacheur, Eric Loret et Catherine Rannoux. Né en 1978 à Clermont-Ferrand, François Beaune vit à Marseille. DepuisA son premier livre, Un homme louche (Verticales, 2009), jusqu'à La Lune dans le Puits (Verticales, 2013), Omar et Greg (Le Nouvel Attila, 2018) ou Calamity Gwenn (Albin Michel, 2020), il collecte des "âhistoires vraiesâ" et oeuvre à la création de ce qu'il nomme son "âentresortâ" , une galerie de personnages incarnant le monde actuel. Invité du festival Bruits de Langues en 2020, il succède à Marie Cosnay dans la collection éponyme. Pour rendre compte de la pluralité des terrains investis par l'écrivain (romans, récits, portraits, chroniques, dessins, BD, émissions de radio), Stéphane Bikialo, a réuni une équipe composée de Maud Lecacheur et Catherine Rannoux (universitaires), de Silvain Gire (cofondateur et responsable éditorial d'ARTE Radio pour laquelle l'écrivain a réalisé plusieurs documentaires), et d'Eric Loret (critique littéraire et essayiste). Chacun s'est lancé librement dans les échanges avec François Beaune : l'enjeu était de le faire réagir à des réflexions, des analyses sur son oeuvre et de dialoguer avec lui sur sa démarche d'écriture entre documentaire et fiction. "Les êtres humains sont étonnants, et il faut leur donner la place de l'être, un espace livre que j'appelle Entresort, qui leur permet d'exprimer la complexité de ce qu'ils ont à dire". L'ensemble des contributions a été recomposé autour de thématiques (l'attention au réel, au sous-réalisme, au louche, aux vies ordinaires, la recherche d'une littérature brute) et d'enjeux centraux de l'écriture de François Beaune : l'art du portrait et le hasard des rencontres, les techniques de montage et de fictionnalisation, et une définition singulière du statut de l'auteur. L'horizontalité de la relation qu'il noue avec ses modèles et qu'il revendique, affirmant le principe d'une co-auctorialité avec ces derniers, conduit à une forme d'effacement de l'auteur qui permettrait au lecteur d'être en prise directe, dans un rapport brut, avec ses personnages. Les échanges avec l'écrivain sont entrecoupés d'extraits de L'Entresort, son journal de bord, qui témoignent de sa méthode de collecte d'histoires. Précisant au fil des entretiens les enjeux politiques de son écriture, François Beaune se situe dans une histoire de la littérature qui s'inscrit aussi bien dans la filiation (critique) de Balzac et de sa Comédie humaine que de Svetlana Alexievitch ou Florence Aubenas et de leurs oeuvres basées sur des entretiens, ou encore de Jean Dubuffet et de sa revendication d'un art brut.
Depuis les années quatre-vingt, la littérature a retrouvé un intérêt pour le travail qu'elle avait perdu depuis des décennies. Effet "d'un retour au réel" qui pousse les écrivains contemporains sur les voies du témoignage, de la mémoire, de l'enquête et de l'entretien : autant de pratiques qui suscitent des formes d'écriture autant qu'elles constituent des rapports au monde social. Aussi les oeuvres qui en émergent n'ont-elles rien à voir avec une résurgence du naturalisme ou de l'engagement. Le monde des ouvriers, des employés et des cadres, observé, décrit, raconté ou fictionné pour lui-même, n'est pas un objet comme un autre, mais un de ceux qui ont le plus contribué à renouveler les formes narratives depuis trente ans en France et ailleurs dans le monde. Entre autres raisons parce que c'est un objet de langage : dans un monde où l'entreprise a imposé ses normes à la langue, le roman, comme la poésie, doit inventer les formes qui rendent toute sa puissance critique à la pensée.
Clefs concours Lettres. Tous les titres sont organisés autour d'une structure commune: - des repères: un rappel du contexte historique et littéraire. - les grandes "problématiques', indispensables à la compréhension des enjeux de l'oeuvre. - le"travail du texte"consacré aux questions de langue, de stylistique et de grammaire. - des outils méthodologiques, notamment bibliographiques. - un système de circulation entre les fiches et les références bibliographiques. Biographie de l'auteur Michèle Gally est professeure de langue et littérature médiévales à l'université de Provence. Elisabeth Pinto-Mathieu est maître de conférences de langue et littérature médiévales à l'université Paris-XII."
Cet ouvrage sur et avec Marie Cosnay inaugure la nouvelle collection de création/recherche Bruits de Langues ; il est aussi le premier livre critique consacré à son oeuvre. Ouvrage polyphonique composé à partir d'échanges multiples entre l'autrice et les contributeurs, il propose une pluralité d'accès à une oeuvre devenue incontournable dans le paysage littéraire contemporain. Au cours des échanges, Marie Cosnay revient sur la part fictionnelle, autobiographique et documentaire de son oeuvre, sur l'importance pour elle des récits historiques et quotidiens, sur son travail de traduction et de réécriture des mythes. Les violences de l'Histoire : corps maltraités, enfance déniée, ruptures des liens sociaux, pertes d'identité sont autant de thèmes qui traversent son oeuvre. Les récits de ou sans frontières sont pour Marie Cosnay un lieu d'accueil, d'hospitalité, de recherche aussi. A la fois une nécessité et une responsabilité.
La question du nucléaire et de la transition énergétique est aujourd hui centrale pour beaucoup de pays, mais surtout pour la France, pays le plus nucléarisé du monde.. Elle fait l'objet de débats passionnés dans la société civile française, mais d'une confiscation par les politiques lorsqu'ils sont au pouvoir. Et cela depuis maintenant 40 ans. Pourtant, bien au-delà d une question technique relevant de la compétence d'experts, c est un sujet de société qui concerne l'ensemble des citoyens. Les propos les plus contradictoires circulent sur le nucléaire: Energie du futur ou du passé? Est-elle une énergie comme une autre? Les risques d'accidents majeurs, la gestion des déchets, la prolifération par le civil du nucléaire militaire, sont ils maîtrisés? Les peurs que cette technologie entraîne sont-elles irrationnelles? Cette énergie est-elle incontournable dans la lutte contre le changement climatique, pour notre indépendance énergétique, pour nous permettre d'avoir une énergie abondante et bon marché? La science apportera-t-elle un jour les solutions à l ensemble des problèmes posés? Notre filière nucléaire est-elle performante techniquement et économiquement? Son fonctionnement est-il démocratique? Et sommes nous en France si dépendant du nucléaire qu'il est impossible de s'en passer? Toutes ces questions sont traitées dans cet ouvrage, court et accessible à tous, mais qui aborde l ensemble des problématiques que pose la « société nucléaire ». A travers l analyse de douze idées reçues et de différents scénarios de sortie possibles du nucléaire, en s'appuyant sur les travaux de chercheurs indépendants, d'intellectuels et de politiques, ce livre à pour vocation de dresser un panorama simple mais précis sur cette question et ainsi contribuer à des prises de décision politique qui ne pourront plus se faire à l'insu des citoyens.
Résumé : A travers la dénonciation de quinze idées reçues, ce livre démontre que la politique de l'immigration, qui s'illustre à travers la question des sans-papiers, est inefficace socialement et économiquement, même par rapport aux propres objectifs qu'elle s'est fixés. En s'appuyant sur les travaux de chercheurs et d'intellectuels, sur les études des associations et sur le rapport 2009 du PNUD, ce livre prouve que cette politique de l'immigration est contraire à l'intérêt de notre pays et plus généralement à celui du monde. La liberté de circulation est une pratique ancestrale et un droit fondamental. Vouloir s'y opposer constitue une régression mais aussi une aberration. Il est plus que temps, au-delà de la légitime indignation morale, d'amplifier le combat idéologique en dénonçant, avec rigueur et méthode, les idées reçues sur l'immigration. Outil indispensable à l'information et à la compréhension de la question des sans-papiers, ce livre propose également, à destination des partis de gauche, une nouvelle politique de l'immigration à travers treize mesures fondamentales.
Et si l'on proclamait un droit au revenu? Et si l'on versait à chaque citoyen une allocation de base, sans aucune condition ni contrepartie? L'idée est séduisante et ses avantages nombreux: Baptiste Mylondo en présente dix et nous explique que s'il y a un revenu inconditionnel "de gauche", il y en a aussi un "de droite". Ces deux approches correspondent en fait à des logiques opposées. Mais les objections, qu'elles soient de principe, idéologiques ou financières, ne manquent pas: utopique, pas finançable, techniquement impossible, immoral, plus personne ne voudra travailler, pas de droit sans devoir... Ces critiques sont analysées par l'auteur en s'appuyant sur les nombreux textes, réflexions ou expérimentations réalisées dans différents pays. Ce livre vise à répondre à ces principales objections opposées aujourd'hui au revenu inconditionnel, objections qui restent trop souvent sans réponses du fait de l'absence d'un débat politique éclairé sur laquestion. Un ouvrage indispensable pour qui pense que la crise sociale et environnementale ne pourra pas se résoudre sans une remise en cause profonde des systèmes qui nous ont conduits à cette situation.