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Le musée réinventé. Culture, patrimoine, médiation
Rasse Paul
CNRS EDITIONS
24,99 €
Épuisé
EAN :9782271092892
Alors que nous sommes plongés dans un brassage inédit des civilisations et que nous baignons dans un plasma culturel planétaire, définir la culture légitime représente un enjeu primordial. Dans ce contexte les musées occupent une place déterminante. En deux siècles, ils sont devenus un acteur majeur de la culture et de la connaissance, une "matrice" de sélection et d'interprétation du patrimoine que les sociétés transmettront aux générations futures. Pour comprendre ce phénomène, Paul Rasse revient sur les conceptions historiques de la culture et sur leur évolution, jusqu'au melting pot de la mondialisation. Il se focalise ensuite sur les musées, montre quelles étaient leurs fonctions dans le domaine de l'art, de la science et de la technique et comment, alors qu'ils paraissaient condamnés par la modernité, ils ont su se réinventer en a "média", jusqu'à devenir l'une des institutions culturelles les plus brillantes du moment. Décryptant les dynamiques de médiation, en particulier l'attention aux publics qui gagne progressivement tous les domaines de la création, l'auteur nous fait sentir de manière concrète comment les musées contribuent à la culture de notre société postmoderne.
La diversité des cultures, depuis la dispersion de par le monde des premières communautés de chasseurs-cueilleurs, a accompagné et largement conditionné l'histoire de l'humanité. Il aura fallu des millénairesd'explorations et d'exactions, d'échanges violents ou pacifiques et deux révolutions technologiques pour atteindre la configuration actuelle, dans laquelle les cultures sont nécessairement confrontées les unes aux autres: mises au défi de se fondre dans une "mondialisation" envahissante, elles peuvent encore espérer la féconder sans s'y perdre. L'ouvrage s'inscrit dans le débat sur la préservation des cultures menacées. Le croisement de l'anthropologie et des SIC (sciences de l'information et de la communication) ouvre la perspective d'une approche critique de la mondialisation qui se souvient des sociétés disparues pour réfléchir aux grands enjeux de la période actuelle. Car, si la rencontre des mondes est globalement enrichissante, en dépit des apparences, elle tend à appauvrir la diversité. Elle est extrêmement dynamique, mais va en s'accélérant, entraînant une transformation sans précédent des modes de vie et des rapports de chacun aux autres. Ce livre, exempt de soumission aux idées reçues, éclaire de manière renouvelée et originale des problématiques centrales pour qui s'interroge sur les mutations du monde: l'atomisation des sujets et le lien que tissent les technologies de la communication en réseaux, les transformations du travail ou de la famille, le pillage des cultures, l'anomie, la progression du sentiment de solitude, mais aussi l'invention de nouvelles formes de sociabilité et de résistance...
Le musée demeurera sans doute comme l'institution culturelle caractéristique de cette fin de siècle, où s'inventent de nouveaux rapports à la culture. Aujourd'hui, les musées ne donnent plus seulement à voir les goûts du prince, les choix d'une « intelligentsia », les objets de connaissances savantes, ils ont élargi leur champ d'intervention à la société tout entière, aux cultures populaires, au monde du travail, à l'environnement, et même, pour les meilleurs d'entre eux, aux préoccupations sociales ou politiques du moment.
Les chercheurs réunis dans cet ouvrage ont fait le choix d'interroger ce qui est présenté comme la dynamique économique, sociale et culturelle incontournable d'un territoire: l'innovation. Afin de cerner les enjeux communicationnels liés à cette problématique, élaborée en commun, les a conduits à clarifier ce que les politiques d'aménagement du territoire veulent mettre en ?uvre, et de quelle façon elles avancent et appliquent leurs projets. L'imposition de standards ou de normes à partir de ces modèles de développement et la contribution des nouvelles technologies ont été analysées. Les représentations qui façonnent le territoire ont permis de comprendre et de visualiser les échanges inter-entreprises, d'évaluer l'ambition partagée des acteurs sophipolitains d'un maillage territorial, d'une mise en réseau des compétences et des connaissances formelles et informelles. Si une dynamique de communication, élément déterminant du concept de technopole comme dispositif d'innovation, s'installe progressivement, elle est le résultat d'un processus volontariste des acteurs en présence, qui inventent des relations de coopération, des formes de solidarité et développent les avantages concurrentiels du lieu pour les rendre visibles.
Comment comprendre la mondialisation de la communication? Le projet de cet Essentiel est d'en souligner les étapes les plus significatives et d'esquisser une analyse des bouleversements techniques, culturels et sociaux qui en résultent. Les textes présentés ici ouvrent une réflexion sur la différence entre la révolution technique de la communication et les enjeux sociaux, politiques. Il ne suffit pas que des millions d'informations et d'images circulent pour les hommes se comprennent mieux. La vitesse de l'information rappelle par ailleurs l'importance et la lenteur de la communication humaine et sociale.
C'est que du bonheur ", s'exclame-t-on désormais communément à tout propos ! Mais qu'est-ce que le bonheur ? Un désir, une aspiration ? Une disposition d'esprit, une aptitude que chacun posséderait à des degrés différents, l'humanité se divisant entre optimistes et pessimistes ? Notre époque, pourtant lourde d'angoisses en l'avenir, semble en effet obsédée par le bonheur. Elle paraît faire de la capacité à être heureux une injonction, un ordre politiquement correct : multiplication de guides et de manuels, créations de clubs et de think tank (" Fabrique Spinoza ", " ligue de l'optimisme "), mise en place de travaux de recherche sur le thème (chaire de sciences du bonheur, Nobel d'économie décerné à Angus Deaton pour ses travaux sur bonheur et croissance). Ce dictionnaire est donc né d'un étonnement sur la place paradoxale prise par une notion fuyante dès que l'on tente de la fixer historiquement et psychologiquement. Il se veut donc critique. Croisant des points de vue multiples à travers 230 entrées et 92 auteurs, de la philosophie à la littérature, des arts à la sociologie, de l'économie à la psychologie et à la psychanalyse, des neurosciences à l'histoire, etc. , il est à la fois instrument de connaissances et invitation à réfléchir sur le contemporain. L'enjeu de ce dictionnaire réside surtout dans la volonté de questionner les nouveaux clichés sur le bonheur.
Quelles sont les différences entre la Bible juive et la Bible chrétienne ? Entre les Bibles orthodoxe, catholique, protestante ? Qui les a fixées ? Comment ont-elles été diffusées ? Aucun livre n'aura été plus copié, imprimé, traduit, commenté, débattu, loué et honni, aucun livre surtout n'aura eu autant d'influence sur nos croyances mais aussi sur nos modèles de pensée, sur notre langage et notre culture que la Bible. De la traduction de saint Jérôme à l'étude des rouleaux de la mer Morte, c'est la véritable histoire du livre que raconte ici, avec une science et un brio inégalés, Jaroslav Pelikan. Un ouvrage indispensable pour découvrir ou redécouvrir la Bible avec intelligence.
Pour nos contemporains les pirates et les corsaires se résument aux aventures flamboyantes de marins dans la mer des Caraïbes ou aux attaques de farouches brigands au large de la Somalie. Moins réductrice, la réalité est à la fois multiple, passionnante et souvent plus riche que la fiction. L'Histoire des corsaires et des pirates propose un tableau de ces phénomènes maritimes sur la longue durée, jalonnée de figures mythiques comme Drake, Surcouf, Duguay-Trouin, Dragut, Barberousse, Koxinga. Elle est un voyage dans le temps, des raids maritimes vikings au Moyen Age à la piraterie pratiquée en Asie de Sud-Est de nos jours. Elle est aussi un voyage dans l'espace à travers les mers et les océans, de la Méditerranée aux Antilles, en passant par la mer de Chine et les rives de l'océan Indien, sans omettre le continent américain. Un intérêt est également accordé à l'ancrage de la piraterie dans nos mémoires, à l'élaboration de mythes et à leurs prolongements dans les mondes virtuels du cinéma, de la BD et des jeux électroniques.
Résumé : Début 2016, pour la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, Mein Kampf ressort en Allemagne dans une édition scientifique. Dans le même temps, l'éditeur historique de la traduction française annonce son intention de republier l'ouvrage dûment accompagné d'un appareil critique. Comment expliquer la postérité de ce pensum dont les divagations racistes et complotistes apparaissaient déjà comme telles à l'époque ? La réponse à la question ne serait-elle pas à chercher dans la forme plutôt que dans le fond de cet ouvrage ? En plus d'être le manifeste du national-socialisme, Mein Kampf ne serait-il pas en effet l'archétype d'un genre littéraire bien particulier, celui adopté par des leaders amenés à devenir autocrates, et mêlant propagande, manipulation et autobiographie ? En s'immergeant dans le livre, Albrecht Koschorke fait ressortir les procédés visant à rendre irréfutables les propos avancés, attire l'attention sur la construction de l'ouvrage, les transitions des expériences personnelles aux stigmatisations globalisantes, les changements de registres d'écriture, désintrique les niveaux de lecture et éclaire les divers publics visés. Une approche originale qui, dans la perspective de la prise du pouvoir, s'intéresse moins à la "doctrine" postulée de Mein Kampf qu'à sa "poétique" conjuguant autoritarisme et inconsistance intellectuelle.