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D'Al-Khwarizmi à Descartes. Etudes sur l'histoire des mathématiques classiques
Rashed Roshdi
HERMANN
91,90 €
Épuisé
EAN :9782705681913
L'HISTOIRE DES SCIENCES ENTRE ÉPISTÉMOLOGIE ET HISTOIREJamais l'histoire des sciences, sous toutes ses formes et dans toutes ses spécialités, n'a été aussi prospère que durant le vingtième siècle, et en particulier au cours de sa deuxième moitié. Cette prospérité est partout attestée: les nouveaux champs conquis, le nombre des écrits de valeur, celui des positions d'enseignement et de recherche créées, celui encore des institutions fondées, des revues spécialisées lancées, des collections publiées... C'est dire, sans exagération aucune, que ce qui a été fait pendant les cinq dernières décennies l'emporte sur tout ce qu'on doit aux deux derniers siècles. Cela nous invite tout naturellement à nous interroger sans complaisance sur notre discipline, sur ses acquis et sur son avenir, sur la somme et le reste. Examen d'autant plus nécessaire que prévaut l'impression d'une dispersion incessante et croissante, et que la profession d'historien des sciences progresse plus vite que la discipline elle-même: situation singulière, dont les conséquences sont pour le moins imprévisibles et incertaines. Mais, avant d'engager cette interrogation, il convient de rappeler les principaux acquis du siècle écoulé, ceux qui, depuis le milieu de ce dernier siècle, ont dessiné le paysage en histoire des sciences. Ces contributions se distribuent entre plusieurs thèmes: les méthodes, les nouveaux champs investis et les nouveaux rapports établis.Au tournant du XIXe siècle, et surtout dans les premières décennies du XXe, les historiens des sciences ont découvert toute l'importance de la recherche textuelle, et la nécessité de retracer la tradition textuelle de chaque écrit scientifique examiné. Cette nouvelle tâche s'est en grande partie imposée sous l'effet du développement des disciplines historiques et philologiques, elles-mêmes influencées par l'école philologique allemande. Cette recherche sur la tradition textuelle a entraîné un cortège de disciplines et de techniques historiques auxiliaires en histoire des sciences - paléographie, codicologie, philologie, etc. - et a fini par devenir un acquis définitif de la discipline: hier représenté par Hultsch, Tannery, Heiberg,...; aujourd'hui attesté par les travaux sur l'Archimède de Guillaume de Moerbecke et ceux sur l'oeuvre de Newton, Leibniz, Euler et, plus récemment, par les études consacrées aux écrits d'Einstein, entre bien d'autres.Mais, symétriquement pour ainsi dire, ces acquis, auxquels il faut associer bien d'autres richesses accumulées que nous évoquerons plus loin, n'ont pas tardé à soulever le problème du clivage entre histoire et préhistoire des sciences, lequel à son tour en a suscité bien d'autres, relatifs au changement scientifique. Telles sont les questions du fameux débat méthodologique engagé à partir des années soixante: dans ce débat, salutaire, les buts dépassaient amplement les questions soulevées. Les historiens qui s'y trouvaient engagés voulaient en fait rompre avec l'histoire événementielle, avec l'histoire spontanée, avec «l'histoire-roman» des savants et de leurs faits, avec l'histoire, somme éclectique des personnes et des faits. C'était là les premières tentatives pour réfléchir sur la discipline comme telle. Dans les sciences de la vie, c'est Georges Canguilhem qui a mené la réflexion; en astronomie, en mécanique et en physique, ce sont G. Bachelard, A. Koyré et, surtout, T. Kuhn, entre bien d'autres.Ce débat a intéressé les sociologues, qui, weberiens ou marxistes, ont voulu lui donner la dimension sociale qui lui manquait, en revenant aux institutions ou aux conduites sociales. Quoi qu'il en soit, cette entreprise de réflexion méthodologique, qui par essence ne pouvait que demeurer inachevée, a permis d'engager le premier véritable travail d'élucidation dans la discipline.
Entre le VIIIe et le XVe siècle, la recherche scientifique la plus avancée se faisait en arabe. L'arabe était alors la langue de la science, depuis l'Espagne jusqu'aux confins de la Chine. Ce livre en trois tomes entend replacer les sciences arabes dans l'histoire des sciences. C'est en fait la première synthèse jamais effectuée dans ce domaine et dans cet esprit. Si, aujourd'hui, un tel panorama est possible, c'est en raison des recherches menées depuis le siècle dernier, et activées dans les dernières décennies. Les meilleurs spécialistes des multiples domaines des sciences arabes ont été sollicités pour restituer à la science arabe son visage et sa place, en privilégiant l'analyse des sources anciennes (surtout grecques) et en consacrant quelques chapitres aux prolongements latins et hébraïques. C'est à un large public cultivé que s'adresse ce véritable livre de référence. Ce troisième volume porte sur la technologie et sur les sciences de la vie. Après un chapitre sur le génie civil et la technologie de précision, on y trouve l'histoire de la médecine, celle de l'alchimie et celle de la botanique. Une analyse du développement des institutions scientifiques dans le monde islamique et un exposé sur les diverses classifications des sciences clôturent le livre.
Résumé : Entre le VIIIe et le XVe siècle, la recherche scientifique la plus avancée se faisait en arabe. L'arabe était alors la langue de la science, depuis l'Espagne jusqu'aux confins de la Chine. Ce livre en trois tomes entend replacer les sciences arabes dans l'histoire des sciences. C'est en fait la première synthèse jamais effectuée en ce domaine et dans cet esprit. Si, aujourd'hui, un tel panorama est possible, c'est en raison des recherches menées depuis le siècle dernier, et activées dans les dernières décennies. Les meilleurs spécialistes des multiples domaines des sciences arabes ont été sollicités pour restituer à la science arabe son visage et sa place en privilégiant l'analyse des sources anciennes (surtout grecques) et en consacrant quelques chapitres aux prolongements latins et hébraïques. C'est à un large public cultivé que s'adresse ce véritable livre de référence. Ce troisième volume porte sur la technologie et sur les sciences de la vie. Après un chapitre sur le génie civil et la technologie de précision, on y trouve l'histoire de la médecine, celle de l'alchimie et celle de la botanique. Une analyse du développement des institutions scientifiques dans le monde islamique et un exposé sur les diverses classifications des sciences clôturent le livre.
La dépression est-elle une vraie maladie, que seuls les psys et les docteurs savent diagnostiquer ? Peut-elle être traitée avec des médicaments efficaces ? Ou bien est-ce une sorte de "maladie imaginaire" dont ceux qui en souffrent sont des tire-au-flanc qui s'écoutent trop ? Les médicaments antidépresseurs marchent-ils, ou bien sont-ils une sorte de drogue légale qui rapporte beaucoup d'argent ? En somme, qu'est-ce réellement que la dépression, ce phénomène si répandu et pourtant si mal connu ? Dans ce petit livre ingénieux, Maël Lemoine nous aide à distinguer, à rebours des idées reçues, ce qu'est, et n'est pas, la dépression, quels sont les faits scientifiquement établis, loin du discours des philosophies feel good qui vendent un bonheur kitsch et irréaliste. Cette Petite philosophie de la dépression, qui prend au sérieux la réalité des phénomènes dépressifs, propose ainsi en creux une réflexion sur le véritable bonheur.
En quelques décennies, le jeu vidéo est devenu l'une des pratiques culturelles les plus prisées des adolescents. Sources de problèmes et d'inquiétudes pour les uns, simple loisir pour les autres, les pratiques vidéoludiques sont souvent l'objet de critiques et la cible de nombreux stéréotypes, malgré leur grande popularité. A partir d'enquêtes de terrain, cet ouvrage propose de déconstruire les présupposés sur le jeu vidéo afin de mieux comprendre sa relation avec ces adeptes singuliers que sont les adolescents et, depuis plusieurs années déjà, les adolescentes. De leur rôle dans la construction identitaire de jeunes joueurs aux représentations de l'adolescence dans les scénarios qu'ils proposent, les jeux vidéo révèlent alors leur complexité à la lumière des regards sociologiques et anthropologiques.
Dans son livre L'âme désarmée, essai sur le déclin de la culture générale, le philosophe Allan Bloom écrivait : "La question qui se pose à tout jeune être humain : "Qui suis-je ? " et le besoin puissant de se conformer à l'impératif de l'oracle de Delphes : "Connais-toi toi-même" qui est congénital en chacun de nous, signifient en premier lieu : "Qu'est-ce que l'homme ? "... La culture générale donne accès à ces réponses, dont plusieurs vont à l'encontre de notre nature et de notre époque. L'homme pourvu de culture générale est capable de ne pas s'en tenir aux réponses faciles... Il est certes ridicule de croire que ce qu'on apprend dans les livres représente l'alpha et l'oméga de l'éducation, mais la lecture est toujours nécessaire, en particulier à une époque où les exemples vivants de valeurs élevées sont rares". Inscrits dans la foulée de cette réflexion, Thomas De Koninck, Joseph Facal, Mathieu Bock-Côté et Louis-André Richard, professeurs engagés au service de l'éducation libérale, tentent de comprendre les chemins menant à une culture générale signifiante. Nous proposons, en songeant à la course effrénée des penseurs de l'école pour adapter celle-ci aux besoins immédiats du monde du travail ou aux tendances sociétales du moment, d'interroger les modalités de l'éducation supérieure : Remplit-elle son mandat ? Favorise-t-elle un milieu privilégié d'éducation libérale ? Qu'en est-il aujourd'hui de l'idée d'université ?
Cénat Jude Mary ; Cyrulnik Boris ; Dérivois Daniel
Même si, avec plus de 200 000 morts et des dizaines de milliers de blessés, le séisme du 12 janvier 2010 a déjà suscité nombre de réflexions sur l'histoire et la population haïtiennes, on a rarement l'occasion de lire des témoignages aussi poignants ainsi qu'une fine analyse des traumatismes et de la résilience des survivants. Tout le monde s'en souvient : isolés, sans abri, sans nourriture, débordés par la dévastation et dans l'attente des secours, les insulaires ont vécu parmi les morts et avec les morts pendant de nombreuses semaines. Ces témoignages de survivants nous font précisément entrer dans cet enfer, dans le récit d'une souffrance insupportable, mais qui refuse toute attitude condescendante. Par-delà blessures et amputations, le dialogue avec l'auteur laisse lentement apparaître les voies salutaires de la résilience, une sortie proprement humaine vers la vie, comme une renaissance que donne en partage le peuple haïtien à l'humanité entière. Cela nous donne un ouvrage touchant, rigoureux et engagé. Un ouvrage édifiant.