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L'enquête Rembrandt
Rashed Marwan
BELLES LETTRES
35,00 €
Épuisé
EAN :9782251456591
Ce livre raconte une enquête. En exhumant, des collections privées et des réserves des musées, plusieurs peintures et dessins inconnus, il reconstitue un tableau perdu de Rembrandt. Une oeuvre de jeunesse - peinte sans doute en 1629, lorsque Rembrandt n'avait encore que vingt-deux ou vingt-trois ans - qui a irradié la peinture hollandaise du siècle d'or, puis marqué les codes de la peinture allemande à l'époque de Goethe, avant que l'on perde sa trace, en plein XVIIIe siècle, quelque part entre Weimar et Dresde. On y voyait saint Jérôme en ermite, lisant au fond d'une clairière aménagée comme un cabinet de travail. Sur sa table se dressait un globe. C'était la première fois dans l'histoire de l'art, et presque la dernière, que cet objet figurait comme attribut de saint Jérôme. Le thème a paru mériter qu'on s'y arrête. Sans cesse repris par Rembrandt, Jérôme est au confluent de son oeuvre gravé et de son oeuvre peint, de sa production juvénile à Leyde et de ses chefs-d'oeuvre plus tardifs d'Amsterdam, de ses oeuvres les plus légères et les plus graves, de ses maîtres catholiques et de ses élèves réformés. Il incarne, mieux que toute aútre figure, l'une des thématiques centrales de loeuvre : l'écoute de la Parole, la connaissance faite homme. Toute la question était celle du basculement opéré par Rembrandt entre un saint Jérôme érudit, humaniste de cabinet, légué par la Renaissance italienne médiée par Albrecht Dürer, vers un saint Jérôme philosophe, dépouillé des oripeaux du savant, occupé à penser. L'Enquête Rembrandt y répond, en reconstituant les vicissitudes du thème, de l'Italie du Nord où il émerge à l'Allemagne et la Flandre où il se déploie - avec, à la clé, le déchiffrement de l'un des plus grands chefs-d'oeuvre de l'histoire de l'art : le sublime Philosophe en contemplation du Louvre.
Avec Galilée, Descartes, Fermat, Huygens, le monde des sciences assiste au commencement de la modernité classique des xvi-xviie siècles. Pourtant, celle-ci a débuté bien avant, en mathématiques, en optique, en astronomie et en philosophie des mathématiques. Ibn al-Haytham en est l'un des principaux acteurs (de son nom latin, Alhazen, mort après 1040). Son oeuvre en arabe, traduite en latin, était connue de tous et abondamment citée. S'il est possible aujourd'hui de lire quelques études de valeur sur l'optique d'Ibn al-Haytham, il n'existe aucun ouvrage consacré à l'ensemble de ses écrits en mathématiques, en sciences et en philosophie. C'est précisément le propos de ce livre : étudier systématiquement les méthodes et les théories scientifiques d'Ibn al-Haytham pour montrer que, dans plus d'un domaine, elles préludent à la modernité classique.
Résumé : Consacrées à l'histoire de l'aristotélisme après Aristote, les vingt-sept études qui composent ce recueil sont le fruit de recherches publiées ces vingt dernières années et, pour trois d'entre elles (portant sur des nouveaux textes de Boéthos, Proclus et Jean Philopon), inédites à ce jour. Chacune présente la découverte de documents anciens (byzantins, arabes ou latins) encore inconnus, qui jettent une nouvelle lumière sur la transmission de l'héritage aristotélicien dans les domaines de la logique, de la physique et de la cosmologie. Ces études sont organisées autour de cinq grands thèmes : le projet aristotélicien d'un corpus de philosophie naturelle, les débuts de la philosophie impériale (Ier-IIe siècles), l'oeuvre du plus grand commentateur d'Aristote, Alexandre d'Aphrodise (début du IIIe siècle), l'Université d'Alexandrie à la fin de l'Antiquité (Ve-VIe siècles) et la transmission des textes entre Byzance et l'Italie. Avec Alexandre, dont une série de textes inconnus, en grec et en arabe, sont ici exhumés pour la première fois, se produit l'achèvement du processus d'organisation des écrits d'Aristote : le système des écrits du Philosophe a vocation à devenir adéquat au système du Monde ; avec l'Université d'Alexandrie, et en particulier Jean Philopon, ce sont les premiers craquements dans l'édifice qui se font entendre et là encore, de nouveaux documents grecs et arabes permettent de mieux apprécier la portée exacte des divergences ; avec la transmission de Byzance à l'Italie, un chapitre majeur de l'histoire des textes philosophiques est abordé, nécessaire pour comprendre les modalités des appropriations du patrimoine aristotélicien par les médiévaux latins, du XIIe au XVe siècle. Ce livre est un ouvrage indispensable pour les historiens de la philosophie grecque, byzantine, arabe et médiévale.
Résumé : Entre le VIIIe et le XVe siècle, la recherche scientifique la plus avancée se faisait en arabe. L'arabe était alors la langue de la science, depuis l'Espagne jusqu'aux confins de la Chine. Ce livre en trois tomes entend replacer les sciences arabes dans l'histoire des sciences. C'est en fait la première synthèse jamais effectuée en ce domaine et dans cet esprit. Si, aujourd'hui, un tel panorama est possible, c'est en raison des recherches menées depuis le siècle dernier, et activées dans les dernières décennies. Les meilleurs spécialistes des multiples domaines des sciences arabes ont été sollicités pour restituer à la science arabe son visage et sa place en privilégiant l'analyse des sources anciennes (surtout grecques) et en consacrant quelques chapitres aux prolongements latins et hébraïques. C'est à un large public cultivé que s'adresse ce véritable livre de référence. Ce troisième volume porte sur la technologie et sur les sciences de la vie. Après un chapitre sur le génie civil et la technologie de précision, on y trouve l'histoire de la médecine, celle de l'alchimie et celle de la botanique. Une analyse du développement des institutions scientifiques dans le monde islamique et un exposé sur les diverses classifications des sciences clôturent le livre.
Entre le VIIIe et le XVe siècle, la recherche scientifique la plus avancée se faisait en arabe. L'arabe était alors la langue de la science, depuis l'Espagne jusqu'aux confins de la Chine. Ce livre en trois tomes entend replacer les sciences arabes dans l'histoire des sciences. C'est en fait la première synthèse jamais effectuée dans ce domaine et dans cet esprit. Si, aujourd'hui, un tel panorama est possible, c'est en raison des recherches menées depuis le siècle dernier, et activées dans les dernières décennies. Les meilleurs spécialistes des multiples domaines des sciences arabes ont été sollicités pour restituer à la science arabe son visage et sa place, en privilégiant l'analyse des sources anciennes (surtout grecques) et en consacrant quelques chapitres aux prolongements latins et hébraïques. C'est à un large public cultivé que s'adresse ce véritable livre de référence. Ce troisième volume porte sur la technologie et sur les sciences de la vie. Après un chapitre sur le génie civil et la technologie de précision, on y trouve l'histoire de la médecine, celle de l'alchimie et celle de la botanique. Une analyse du développement des institutions scientifiques dans le monde islamique et un exposé sur les diverses classifications des sciences clôturent le livre.
Résumé : La Chine vient à nous : des textes prestigieux sont désormais traduits, des tournées théâtrales nous introduisent dans la légende et dans l'Histoire, le fengshui arrive en Europe. Mais que savons-nous de la civilisation qui leur a donné naissance ? La Chine classique est extraordinairement vivante sous ses habits modernes. La méconnaître serait voyager en aveugle là où il y a tant à voir.
Résumé : Faire l'histoire de peuples et de pays qui jusqu'au XVIIIe siècle ont tout ignoré de l'Inde et des Indes, et dont beaucoup ont ignoré l'idée même de l'histoire, tel est le pari de ce livre. En 1888, John Strachey écrivait dans son India : "Il n'y a pas, et il n'y a jamais eu d'Inde, ou même un pays, l'Inde, qui, selon les idées européennes, aurait possédé quelque unité, physique, politique, sociale ou religieuse." L'inde était un artefact crée par l'impérialisme européen. Cela était vrai à la fin du XIXe siècle et pour le passé, mais aujourd'hui l'inde, partie des Indes, existe : être indien est à la fois une réalité et une prétention ; c'est aussi une exclusion, dont témoignent les violents débats historiques qui passionnent l'Asie du Sud. Pour retracer la longue histoire de ce pays promis à devenir une des grandes puissances du monde, Michel Angot réussit un véritable tour de force : embrasser plusieurs milliers d'années et un espace aux dimensions de l'Europe, avoir recours aux sources les plus étendues et tenir ensemble les traces du temps, de l'Antiquité à nos jours, qui font de cette histoire une fabrique de l'Histoire.
Aujourd'hui encore, l'or des Incas, les ruines mystérieuses de leurs cités et le mythe d'un empire juste et bienveillant nourrissent le rêve des voyageurs. Aux alentours de 1400 de notre ère, alors que la partie andine de l'Amérique du Sud est morcelée en de multiples royaumes et seigneuries, un petit peuple montagnard, les Incas, se lance dans une suite de conquêtes qui l'amène à constituer rapidement le plus grand État jamais connu dans l'Amérique précolombienne. L'empire inca représente l'étape ultime du développement d'une civilisation très ancienne, celle du Pérou antique, que son isolement, jusqu'à la conquête espagnole, a rendue particulièrement originale. Leur conception pratique permet à chacun de les utiliser de trois façons: soit les lire en suivant, comme un livre traditionnel, pour découvrir les divers aspects de la civilisation présentée, soit recourir directement à l'une des rubriques qui composent chaque chapitre grâce à une table des matières très détaillée, soit encore se servir directement de l'index très fourni afin de trouver rapidement une information précise. Les cartes, tableaux, schémas, permettent, en outre, d'aller à l'essentiel. Et une bibliographie choisie et récente offre à qui le souhaite d'amorcer une recherche plus approfondie.