Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Damia. Une diva française
Rapazzini Francesco
PERRIN
22,50 €
Épuisé
EAN :9782262034030
La vie de Marise Damien, dite Damia (1889-1978), fut romanesque et sulfureuse. Née à Paris dans un milieu populaire, Damia affirme très tôt son goût de l'indépendance; adolescente rebelle, elle fréquente les milieux interlopes qui se mêlent à Paris, joyeuse capitale de la fête et du plaisir à la veille de la Grande Guerre. Elle danse, chante. On la remarque, et cette beauté intemporelle devient au temps des Années folles une véritable idole dont la célébrité dépasse les frontières de l'hexagone. Sur scène, son jeu envoûte. Damia a inventé sa propre dramaturgie, marquée par l'expressionnisme allemand: elle a le geste épuré, son corps drapé de noir mis en lumière, le regard magnétique saisissant l'auditoire subjugué par sa voix grave et mélancolique qui fait merveille dans La Veuve ou Les Goélands. Juliette Gréco et Barbara lui doivent beaucoup, moins cependant qu'Edith Piaf qui a tout pris d'elle, surtout à ses débuts. Actrice, elle tourne avec Abel Gance et Sacha Guitry. Femme hardie, Damia est aussi vulnérable: elle s'adonne à l'opium, à la cocaïne et boit trop. Maîtresse de la danseuse Loïe Fuller, de la décoratrice Eileen Gray, elle s'étourdit avec des amants d'un jour, parfois pygmalions inspirés. Proust la connaît, Mauriac ira l'écouter à Bobino et Colette la fréquente, ainsi que Federico Garcia Lorca, Simenon ou Jean Genet qui s'en inspire pour camper sa Divine dans Notre-Dame des fleurs. Grâce à de nombreux inédits, Francesco Rapazzini dévoile dans cette première biographie de Damia le destin extraordinaire de la grande chanteuse réaliste. Sous sa plume surgissent une époque et un monde, le music-hall, où se côtoyaient sans façon artistes, hommes politiques, écrivains, peintres...
Résumé : Aucun lieu au monde n'a su fédérer autant d'artistes que le Moulin Rouge, l'une des gloires de Paris, pour ne pas dire de la France entière, et ce depuis sa création en 1889. Encore aujourd'hui, son french cancan, sa scène et ses murs nourrissent l'imaginaire de peintres, d'écrivains, de photographes, de sculpteurs, de cinéastes, d'illustrateurs et de musiciens les plus hétéroclites. Véritable pivot du monde artistique, y ont puisé leur inspiration non seulement Toulouse-Lautrec et Picasso, mais aussi Fernand Léger et les photographes Doisneau, Brassaï et Bettina Rheims, les écrivains Blaise Cendrars, Simenon, Christophe Donner et Daniel Picouly ? ainsi que Sacha Guitry et Georges Feydeau, Louis Aragon et Paul Éluard ?, sans oublier, enfin, les réalisateurs John Huston, Jean Renoir, Baz Luhrmann, Cédric Klapisch? Ils sont des centaines. Documents inédits, ?uvres célèbres ou oubliées, grands romans et petits navets : tout est ici raconté dans un rythme effréné et captivant qui met l'accent sur l'évolution des tendances et des avant-gardes, françaises comme internationales, ainsi que sur la vie de ceux qui les ont animées.
Oïl est passé le diadème d'Ombeline ? Pars à la recherche du monstre Coquet pour retrouver le précieux bijou avec l'aide des cousins Delombre, du majordome Arthur et de Matou Foufou.
Résumé : Nous sommes le 31 octobre 1926. Natalie Barney, poétesse américaine, a invité chez elle, à Paris, à l'occasion de son cinquantième anniversaire ses plus chers amis. Tout est prêt, ou presque pour accueillir Colette, Gertrude Stein, l'écrivain surréaliste René Crevel, la romancière bohémienne Djuna Barnes, les peintres Romaine Brooks et Marie Laurencin, la " duchesse rouge " Elisabeth de Gramont, la belle Lucie Delarue-Mardrus, le globe-trotter Paul Morand et la célèbre Liane de Pougy devenue princesse. Tous entourent Natalie, femme à femmes, qui anime un salon littéraire de grande renommée dans le Paris des années folles. Amours naissantes ou brisées, ragots mondains, batailles idéologiques, Coups de théâtre, suivons Natalie Barney dans les méandres de cette comédie de m?urs où, jusqu'au moindre détail, rien ou si peu n'a été inventé.
Résumé : Année trouble pour le président Raymond Poincaré qui ne retient que le doute qui saisit les Français, 1917 est aussi l'année décisive du conflit qui marque la véritable naissance du XXe siècle avec ces deux tremblements de terre que sont la révélation de la puissance américaine et la révolution bolchévique. La guerre, qui n'est plus nationale mais devient idéologique, est en train d'échapper aux Européens et un monde nouveau d'apparaître, coincé entre deux messianismes : l'idéalisme wilsonien et le communisme. 1917 est surtout l'année de l'épuisement où chacun cherche une porte de sortie honorable. Le gouvernement Français, autour de Joseph Caillaux, entame des pourparlers avec Berlin ; l'Autriche-Hongrie, en la personne de Charles Ier, approche les Alliés pour chercher une voie transactionnelle ; même le pape Benoît XV y va de son projet de paix. Jean-Yves Le Naour met son talent narratif au service de l'Histoire et raconte cette année de paix impossible. Se fondant sur des archives inédites et mêlant les expériences du peuple à celles des hauts fonctionnaires, il dresse un tableau complet qui n'épargne pas les grandes figures que la mémoire a statufié. De l'échec de Ribot, alors président du Conseil, lors des négociations avec l'Autriche aux basses manoeuvres de Clemenceau pour parvenir au pouvoir, tout est révélé. Quand l'histoire se raconte, elle est plus romanesque que la fiction.
Frappés par une sombre légende que chaque époque vient enrichir, les trois grands acteurs de la saga Borgia ? Alexandre, César et Lucrèce ? ne seraient qu'un empoisonneur, un assassin et une débauchée. Exceptionnellement romanesque, l'histoire d'une des plus fascinantes familles de la Renaissance est en réalité bien plus riche et plus nuancée. D'origine catalane, ces " Borja " vont réussir à imposer en trois générations deux papes à la chrétienté : en 1455, Calixte III, grand diplomate obsédé par le danger turc, puis en 1492, Alexandre VI, qui compromet sa fonction dans plusieurs scandales, sans néanmoins oublier sa haute mission : tailler à l'Eglise, par la force, un territoire comparable à ceux des Etats-nations contemporains. Son fils César, hidalgo flamboyant un moment égaré dans l'Eglise, lui en ménage donc un en Romagne, où sa politique expéditive lui vaut de devenir le modèle de Machiavel. A Rome, coupe-gorge où continuent à s'affronter les clans médiévaux, les rugueux Borgia rendent coup pour coup, jusqu'à l'effondrement final. C'est alors le temps de la revanche de la belle Lucrèce, plusieurs fois mariée selon les ambitions du clan. Devenue duchesse de Ferrare et l'une des plus belles figures féminines de l'époque, elle inaugure le temps de la repentance des Borgia, bientôt marqué par la personnalité torturée du jésuite Francesco, le saint de la famille. La saga des Borgia se lit ainsi comme l'aventure exemplaire et tragique d'une ambitieuse dynastie de gens d'Eglise, bien loin de l'image trop répandue d'une brillante et douceâtre Renaissance italienne.
Loin, comme ses prédécesseurs, de décrire la bataille telle qu'elle est jugée d'en haut, à la manière de l'état-major, John Keegan la restitue par le bas, telle qu'elle est vécue par les soldats. Cette nouvelle approche de l'histoire militaire, qui va au-delà des récits factuels, révèle toute la dimension humaine du combat. Pour illustrer son propos, Keegan raconte et décortique trois batailles charnières: Azincourt (1415), Waterloo (1815) et La Somme (1916). Un livre fondateur devenu un classique servi par une nouvelle traduction.
Résumé : "Messager de paix, artisan d'union, maître de civilisation, et, avant tout, héraut de la religion du Christ et fondateur de la vie monastique en Occident, tels sont les titres qui justifient la glorification de saint Benoît, abbé" : ainsi le pape Paul VI débute-t-il son bref par lequel, en octobre 1964, il proclame ce dernier "patron principal de toute l'Europe". De Benoît de Nursie, pourtant, né vers 480 en Italie centrale, souvent représenté vêtu d'une coule noire, tenant dans une main une crosse abbatiale et dans l'autre un livre, celui de la Règle dite "de saint Benoît", nous ne savons que peu de choses. Si depuis le VIe siècle des centaines de milliers d'hommes et de femmes, moines et moniales, ont vécu et vivent encore en suivant les principes émis dans ce texte qu'il a rédigé pour guider ses disciples dans la vie monastique communautaire, s'il a réformé le monachisme occidental et fondé plusieurs monastères bénédictins dont celui du Mont-Cassin, ce personnage clé du christianisme occidental demeure une figure mal connue. Odon Hurel , puisant aux meilleures sources et démêlant mythes et réalités, retrace l'histoire de cet homme couramment qualifié de "patriarche des moines d'Occident" et s'attache avec brio à cerner l'originalité de sa Règle et du modèle bénédictin.