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Dépasser Darwin. L'évolution comme vous ne l'aviez jamais imaginée
Raoult Didier ; Dupont Véronique
PLON
8,00 €
Épuisé
EAN :9782259304634
Une partie de l'ADN humain est constituée de vestiges de gènes transmis par des virus. Le monde du vivant est une immense orgie collective, et l'homme, une chimère génétique. Les microbes sont partout : sur nos mains, dans nos veines... et jusque dans nos gènes. Cette découverte renverse les certitudes érigées par le darwinisme. Virus et bactéries sont nos très nombreux (et parfois encombrants) locataires, entre lesquels les interactions (et les luttes fratricides) sont constantes. Les êtres vivants échangent des gènes par la reproduction, mais aussi en les combinant avec ceux des virus et des bactéries. Aujourd'hui, on sait qu'une partie de l'ADN humain est constituée de vestiges de gènes transmis par des virus. Le monde du vivant est une immense orgie collective, et l'homme, une chimère génétique. Ces micro-organismes sont aussi nos voisins, copropriétaires de la planète : quand nous modifions nos écosystèmes, nous ouvrons la porte à de nouveaux virus et bactéries, pas toujours amicaux. Nos modes de vie - la mondialisation en tête - peuvent déclencher des guerres de voisinage meurtrières, dont le nom nous fait frémir : les épidémies. Cette peur, héritée des ravages de la peste au Moyen-Age, puis réveillée ces dernières années par le SRAS, Ebola, H1N1 et le Covid-19, n'a rien d'un fantasme. Le monde microscopique, mouvant et imprévisible, nous réserve bien des surprises ! C'est cet univers de l'invisible, qui nous entoure et vit en nous, que le professeur Didier Raoult nous propose de découvrir.
Résumé : Mondialisation, flux migratoires, fin de l'hégémonie de la pensée occidentale, réchauffement climatique, faune et flore en péril, épidémies venues d'ailleurs : quelle aubaine pour les prophètes de malheur qui affolent les populations ! Didier Raoult pose sur tous ces changements un regard scientifique, s'appuyant sur les exemples du passé et les découvertes récentes, pour balayer les idées reçues génératrices d'angoisse, d'aversion ou de haine. Ainsi, les " races " n'existent pas ; des destructions massives de plantes et d'animaux ont déjà eu lieu... suivies de renaissances inattendues ; certes, l'Homme véhicule nombre de bactéries, virus et autres micro-organismes, mais leur connaissance de plus en plus affinée permettra prochainement de guérir de nombreuses maladies, etc. Faisons confiance à la créativité du vivant, il pourrait nous surprendre et changer notre façon de penser !
Résumé : Une mise au point indispensable pour mieux appréhender notre avenir et retrouver la raison ! La force de divulgation de la réalité digitale, qui s'impose grâce à la télévision, Internet, Facebook et les autres réseaux sociaux, fait que l'Homme d'aujourd'hui prend pour des vérités des informations très éloignées de la réalité tangible. Dans ce monde " perçu ", on ne veut plus souffrir, oubliant que les antidouleurs font souvent mourir. On supprime les insecticides nocifs, mais on n'en cherche pas de nouveaux - sans danger - contre les maladies vectorielles qui prolifèrent. En plus, l'Homme occidental déprime. Il n'est plus le roi du monde, il souffre du paradoxe du " plus ça va, moins ça va ". Moins d'inégalités sociales ? Celles qui demeurent sont d'autant plus intolérables. On déteste les riches, on fuit les pauvres, et on fustige les immigrés, même si beaucoup ont contribué à la richesse de nombreux pays, dont le nôtre. Face à toutes ces distorsions qui suscitent la haine et la peur, Didier Raoult s'en tient aux faits et nous propose ici une série de chroniques qui remettent les choses à leur place. Qu'il s'agisse de notre santé, de ceux qui s'en occupent, du choix de nos gouvernants, de l'écologie ou de l'art de bien vivre, chacun trouvera ici de quoi affiner ses choix. Une mise au point nécessaire pour mieux gérer notre avenir
Résumé : À l'heure où l'information est malmenée plus que jamais, où des opinions plus ou moins fantaisistes s'affrontent dans des débats contradictoires qui achèvent d'égarer le public, un regard scientifique ne peut que nous éclairer. C'est pourquoi le Pr Raoult a regroupé dans cet ouvrage un certain nombre de ses rubriques. Son objectif : donner aux lecteurs des informations dûment contrôlées sur la santé en général, l'état de la médecine et de la recherche, et faire le point sur les grandes peurs entretenues concernant aussi bien les épidémies que les drames écologiques ou sociétaux. Vous trouverez dans cet ouvrage des mises au point édifiantes sur : - les craintes propagées à tort sur certaines bactéries prétendument résistantes ou sur divers virus, et en revanche les vrais problèmes négligés (retour du paludisme, recrudescence du sida, obésité, etc.) ; - l'état de la recherche, les grands espoirs (cancer par exemple), les nombreux remèdes à notre portée ; - les faux cadeaux de la grande distribution qui mettent en péril notre alimentation ; - les réformes urgentes que réclame l'hôpital public ; - une mise en garde sur la hantise du terrorisme ; - les dangers d'un racisme-réaction et les attitudes à éviter pour réussir un " vivre ensemble " inévitable. Sans compter une défiance persistante à l'égard des homosexuels et une lutte insidieuse contre les femmes appelées à prendre le pouvoir ! Un livre lucide mais mesuré, qui au final propage un optimisme raisonnable et apaise le stress ambiant, la peur étant assurément la plus grande maladie du siècle.
Résumé : Les Français " de souche ", ça n'existe pas. Les races non plus. Depuis l'homo-sapiens, qui était déjà le résultat de croisements avec Neandertal et les autres (arrêtons de pavoiser), nous sommes les produits de métissages permanents. Et tant mieux, car recevoir des gènes extérieurs rend plus résistant ! Ne pas croire non plus que l'évolution se fait de façon régulière, uniquement adaptative, en vue d'un être plus abouti ; elle est aussi la conséquence des catastrophes, des épidémies, et même des comportements : des rats stressés en laboratoire vont transmettre des " caractères " craintifs sur 3 générations ! Quant à la sélection des meilleurs, c'est un leurre. Les meilleurs s'imposent car on se soumet à eux dans l'espoir de les imiter ; mais les plus performants, les plus spécialisés vont devenir les plus vulnérables car ils auront perdu leurs facultés d'adaptation aux nouveaux changements. Le corps humain, de son côté, n'est pas une entité fixe. Pour une cellule humaine, on y compte 100 bactéries et 1000 virus : la médecine a fort à faire ! Sans compter que nous recevons des cellules de l'extérieur. Par exemple, une femme peut hériter de ses enfants mâles des cellules de garçon, et les transmettre? Maintenant, pour l'avenir, il est scientifiquement impossible de le prévoir : tout est en mutation permanente, en nous, autour de nous, sur la Terre et dans le Cosmos. La mondialisation nous apportera de mauvaises choses (épidémies, etc.) mais aussi des bonnes, et la disparition de la biodiversité n'est pas définitive : on l'a déjà vue disparaître dans le passé, et renaître. On a vu des civilisations mourir, et d'autres surgir ailleurs. Des phases de créativité intenses ont souvent succédé à des périodes d'étranglement. Le but de ce livre n'est donc pas de jouer les haruspices, ni même de démolir la genèse des religions (après tout, ironise le Pr Raoult, chacun est libre de définir comme il veut la source de l'ADN). Cet ouvrage nous incite seulement à nous appuyer sur les données vérifiées de la science pour éviter les caricatures anxiogènes du discours ambiant ainsi que leurs dangers, pour notre santé tant physique que morale et mentale.
Pour chaque « entrée », les auteurs ont également pris le parti de ne pas revenir sur les aspects classiques du proustisme (il existe de nombreux dictionnaires qui s acquittent déjà, et admirablement, de cette mission), mais de pointer des bizarreries, des « angles », des « curiosa » inédites: de « A » comme Agonie, à « Z » comme « Zinedine de Guermantes », de « Datura » à « Rhinogoménol », de « Kabbale » à « Asperge », de « Plotin » à « Schopenhauer » ou « Walter Benjamin », ils se sont ainsi amusés à parler du Proust qu'ils vénèrent depuis toujours, de sa biographie autant que de son génie d'écrivain, veillant chaque fois à apporter de la « valeur ajoutée » à leur texte. Les proustiens de c ur y trouveront leur compte, ainsi que les proustologues de tête. De nombreux extraits de correspondance et de l"uvre elle-même sont reproduits dans ce « D.A » volontairement facétieux, érudit et, espérons-le, aussi savant que divertissant."
Extrait Extrait du préambule Ma vie n'aurait pas le même sens si je ne m'étais pas initié à la vision des pianistes, tentant inlassablement de percevoir comment ces grands fous ont réfléchi, construit et incarné des oeuvres aussi belles et profondes que la dernière sonate de Schubert ou les Préludes de Debussy. Courageuse ascension solitaire vers une vérité inaccessible qui se révèle par fulgurances, l'art des valeureux interprètes éclaire le mystère de l'existence et apaise le désordre du monde. L'instrument piano me fascine en ce qu'il suffit pour contenir toute la musique, mais plus encore la prodigieuse littérature écrite à travers lui au cours des siècles. Je ne serais pas non plus le même si je n'avais pas écouté les sonates de Beethoven avec la même passion qu'en lisant À la recherche du temps perdu pour tenter de saisir les forces essentielles, souterraines et impalpables qui conduisent toute destinée humaine. À peu près ignare sur le plan de l'harmonie, du contrepoint et des lois qui régissent l'organisation des sons, j'ai appris la musique comme on parle peu à peu une langue étrangère en habitant dans un pays étranger, mais sans partager tout à fait les habitudes et les réflexes des autochtones. En rêvant ce langage plus qu'en le vivant, en le sentant plus qu'en l'étudiant, en l'aimant plus qu'en cherchant à le comprendre et à le maîtriser. C'est ainsi que j'ai développé de manière empirique une sensibilité à la musique sans passer par l'analyse. Probablement par paresse, mais surtout par une inclination fondamentale de ma nature qui tend à contourner chaque chose, comme un chat qui, bien qu'attaché à sa maison, demeure éternellement vagabond et préfère se réchauffer près d'un poêle que de le posséder. Je joue du piano chaque jour comme je cuisine chaque jour : en connaissant fort peu de règles, mais en y prenant un plaisir fou. Entrer quotidiennement, fraternellement, dans les nerfs d'un nocturne de Chopin, d'un impromptu de Schubert ou de la Fantaisie en ut mineur de Mozart m'aide à vivre. Ce ne sont pas des morceaux «faciles», mais ils me font assez tourner la tête pour que je trouve le temps et l'envie de les fréquenter intimement avec passion, repoussant ainsi les limites d'une technique rudimentaire. J'aime la sonorité du piano plus que tout autre instrument. Trois notes d'un vilain piano dans une chanson à deux sous suffisent à me faire tendre l'oreille, m'entraînent dans un monde à la fois infini, lointain et très familier. Je ne pourrais pas lire sans écrire ou écouter sans jouer, même imparfaitement, cela ne me semblerait pas complet dans un monde où tout est si douloureusement incomplet. Et, par quelque bizarrerie, obsession, je ne peux me résoudre à écrire sur autre chose que la musique, ce qui constitue une sorte d'impossibilité consubstantielle. Mettre des mots sur la musique ? Autant danser sur l'architecture ! pouffait Frank Zappa. Et peut-on réellement décrire ce qu'on aime depuis si longtemps et expliquer pourquoi on l'aime ?
Confrérie de notables, club de pensée, école de réflexion, ersatz laïque de la religion... que n'a-t-on écrit sur la Franc-maçonnerie? En fait, l'originalité de la Franc-maçonnerie tient à sa nature même de société initiatique et à ses méthodes. Elle n'est ni une secte car elle n'a pas de doctrine à imposer aux autres hommes, ni un parti car elle ne cherche pas à conquérir le pouvoir, ni une église car si elle se veut universelle, son prosélytisme est limité et surtout n'exclut aucune croyance. D'Abd El-Kader à Jean Zay, le choix des entrées consacrées à l'histoire, aux mots, à la symbolique mais aussi aux figures emblématiques de la Franc-maçonnerie est significatif de l'écriture de ce DictionnaireAmoureux. Il est tout à la fois didactique et personnel.
Bordeaux vu par l'artisan de son renouveau. "Je ne suis pas né à Bordeaux. Ma ville natale est Mont-de Marsan, le chef-lieu du département des Landes, à 120 km environ au sud de Bordeaux. J'y ai vécu toute mon enfance et mon adolescence. Et Bordeaux dans tout cela ? Mes grands-parents paternels habitaient Bordeaux. Nous leur rendions visite, mes parents, ma soeur et moi, de loin en loin. J'en garde peu de souvenirs. A chaque rentrée scolaire, ma mère nous traînait, ma soeur et moi, chez Mod, la boutique "chic" de la place de la Comédie où elle nous habillait pour l'hiver. Elle n'aimait pas vraiment Bordeaux. Nous nous sommes installés à Bordeaux, Isabelle et moi, en 1994. Nous trouvâmes la maison de nos rêves, dans un vieil immeuble de l'impasse des Tanneries. Nous y fûmes heureux. J'ai sottement vendu cette maison en 2004, sur un coup de tête. J'étais sous le choc de ma condamnation et j'avais besoin de rupture. Nous voici aujourd'hui en plein coeur de ville, entre deux sites stratégiques : la librairie Mollat et le Palais Rohan. Quel bonheur d'aller à pied, chaque matin, à mon bureau de l'Hôtel de Ville. Je repense à la ville telle qu'elle était il y a plus de deux décennies. Elle était certes déjà belle mais elle s'était assoupie. "La belle endormie", disait-on. Les touristes qui la traversaient sur le chemin du sud lumineux la trouvaient noire et ne s'y arrêtaient pas. Elle était noire en effet. Elle y mettait une sorte de coquetterie. Quand j'ai lancé ma première campagne de ravalement, je me souviens qu'un écrivain bordelais s'est affligé, dans la presse, de voir s'effacer la ville de suie... et sa poésie très particulière. Bien vite les Bordelais se sont aperçus que ravaler, c'était aussi restaurer des bâtisses qui en avaient souvent besoin ; que c'était surtout révéler les détails d'une architecture dissimulés sous la crasse. La contagion a vite joué et les Bordelais ont redécouvert leur ville. En présentant mon premier projet urbain, j'avais deux idées directrices : d'abord doter l'agglomération d'un transport collectif moderne et puissant pour prévenir la congestion naissante des déplacements ; et reconquérir ou conquérir les deux rives de la Garonne pour ouvrir résolument Bordeaux sur son fleuve. La rive gauche avait été désertée par le port qui n'y avait laissé que des hangars en ruine. Quant à la rive droite, c'était encore, pour les Bordelais "classiques", un espace quasiment inconnu, un autre monde qu'on ne fréquentait pas. "Obscur tabou ? Loi non écrite ?" se demande J.M. Planes dans son opuscule sur les Quinconces. Les temps ont changé. Le tramway est devenu une sorte de cordon ombilical entre la rive gauche et la rive droite qui n'est plus "le rognon racorni" dans le méandre du fleuve dont parlait J.M. Planes dans un autre texte. Le pont de pierre désormais réservé aux transports en commun et aux déplacements doux accueille jusqu'à 10 000 cyclistes par jour et une nuée de piétons. L'aménagement des quais est plébiscité. Il a transformé un no man's land en lieu de vie quotidiennement fréquenté tant par les habitants de la ville et de la métropole que par les touristes. Quel bonheur pour moi d'y rencontrer des citoyens heureux, et fiers de leur ville !".