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La France vue d'Irlande. L'histoire du mythe français de Parnell à l'Etat Libre
Ranger Pierre ; Comerford Richard Vincent
PU RENNES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782753514263
L'Irlande, une île à la périphérie de l'Europe, une île de "saints et de clercs", une île dont le mythe national et le récit d'indépendance s'écrivent de "glorieuses défaites", dont tout ou presque, histoire et culture, semblent être une affaire anglo-irlandaise. La France y paraît bien lointaine. Une force diffuse, profonde, difficile à calibrer, rapproche pourtant les deux pays. C'est celle d'un mythe, le "mythe français". Construit par l'image d'une France révolutionnaire, républicaine, ennemie de l'Angleterre, alliée de l'Irlande et des nations opprimées, inspiré par l'épopée des brigades irlandaises et par celle de quelques soldats français débarqués en 1798 pour soutenir la cause des Irlandais Unis, le "mythe français" s'ancre dans un réel hypothétique, et ce tout au long du XIXe siècle. Au coeur des quatre décennies qui précèdent l'indépendance du pays, il continue d'inspirer les revendications nationales, influençant la définition que les nationalistes irlandais se font d'eux-mêmes et de l'Irlande. C'est l'approche que nous propose Pierre Ranger de l'histoire irlandaise. Volontairement tournée vers l'Europe plutôt que l'Angleterre, elle renouvelle la connaissance que nous avons de la vie politique et culturelle irlandaise au tournant du XXe siècle.
Toutes les clés pour découvrir Marrakech avec Lonely Planet. Un guide tout en couleurs, concis et ultrapratique pour découvrir Marrakech. Tous les sites majeurs décryptés : Place Jemaa el-Fna, les souks, la Médersa Ali Ben Youssef, les tombeaux saadiens, le Palais de la Bahia... Un découpage de la ville en quartiers avec, pour chacun, un focus sur les sites incontournables et les meilleures adresses pour se restaurer, prendre un verre ou faire du shopping. Des itinéraires à travers le dédale des souks pour se repérer aussi facilement qu'un Marrakchi. Des itinéraires sur des zones moins touristiques de la Médina. Les meilleures expériences pour découvrir Marrakech selon ses envies : avec des enfants, vie nocturne, artisanat, cuisine... Des focus sur les riads et les hammams. Des encadrés pour mieux comprendre la riche histoire de la ville et les traditions locales. Un plan détachable de la ville avec les principaux sites et un index des rues pour faciliter les déplacements.
Histoire du monde contemporain en 100 dates : le titre peut surprendre. Peut-on encore appréhender l'histoire par des dates ? N'est-ce pas la réduire, la découper, lui faire perdre sens, rester à la surface d'une eau profonde ? Il nous a semblé au contraire qu'une telle démarche était aujourd'hui utile et même nécessaire. Cela tient d'abord au fait que certaines dates font désormais partie d'un patrimoine culturel commun : ne pas les connaître revient à ne pas saisir et comprendre les positionnements de certains acteurs. Mais, surtout, cela tient à la place renouvelée de l'"événement" dans la démarche historique. S'il ne s'agit plus décrire une histoire événementielle, il importe d'écrire l'histoire des événements. Au-delà des faits qui le constituent, il est nécessaire de comprendre comment un événement devient un fait social, en quoi il participe à construire ou déconstruire des représentations collectives. C'est tout l'objectif de cet ouvrage, par une sélection de dates qui interroge la France, l'Europe et le Monde à travers de nombreux thèmes (politique, économie, société, culture...).
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.