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Etaix dessine Tati. Portrait d'une collaboration
Ramirez Francis ; Rolot Christian
ACR
75,00 €
Épuisé
EAN :9782867701870
De 1954 à 1956, Jacques Tati prépare Mon oncle. Pour son troisième long métrage, il réunit autour de lui quelques fidèles des Vacances de Monsieur Hulot ou de Jour de fête. Entre aussi dans l'équipe un inconnu de vingt-sept ans, Pierre Etaix. Sous la houlette de Tati, il cherche tout le jour, ainsi qu'une bonne partie de la nuit - comme ceux dont le travail est la raison d'espérer - des idées comiques. Il est, en fait, ce que la grande tradition du burlesque américain appelait un gagman, c'est-à-dire un prospecteur de gags. Situation de rêve pour un jeune homme qui allait consacrer sa vie à l'art comique. Or Etaix, s'il sait écrire, n'est pas un homme d'écriture. Il est, en revanche, un dessinateur exceptionnellement doué. Un gag n'est pas une histoire drôle. Raconté, expliqué, il n'est le plus souvent que le dérisoire mécanisme d'une scène sans vie. Mais dessiné, mais construit en trois croquis, il prend des couleurs, il s'anime. Mieux : il peut faire rire. Jour après jour, pendant toute la préparation et le tournage de Mon oncle, Pierre Etaix fera ainsi pour Jacques Tati des milliers de dessins, arrachant de ses calepins des silhouettes drolatiques, des projets de décors, des épures de gags, des mises au point de personnages. Du beau dessin élaboré au croqueton percutant, ces feuilles de route d'un grand film n'ont pas été perdues. Par miracle, Pierre Etaix les a préservées de la destruction, témoignage de la belle aventure d'un film saisi au plus près de sa source. C'est cet arrière-monde du film que le livre présente. Mais il voudrait le faire sans que des idées basses en polluent le projet. Les dessins sont d'Etaix, le film est de Tati. Comment dire ces choses simples et complexes à la fois ? Nous l'avons tenté à travers ce titre sobre : Etaix dessine Tati. Etaix et Tati, Tati et Etaix, il fallait bien qu'un jour les noms des deux cinéastes qui perpétuèrent en France la plus haute tradition comique fussent réunis dans un même livre. Avec ce bouquet de dessins et de croquis, avec cette belle moisson de gags en herbe ce sera chose faite.
Francis Ramirez et Christian Rolot sont maître de conférences à l'Université Sorbonne Nouvelle-Paris III et professeur à l'Université Montpellier III. Comptant parmi les meilleurs connaisseurs des arts traditionnels du Maroc, ils ont publié aux éditions ACR: Tapis et tissages du Maroc, une écriture du silence (1995), Arts et traditions du Maroc, introduction à l'esthétique des arts traditionnels (1998) et Jean Cocteau, l'?il architecte (2000).
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Dans le présent Cahier Jean Cocteau, Francis Ramirez et Christian Rolot nous proposent un parcours chronologique des principaux faits cinématographiques qui ont marqué la vie et l'oeuvre de Jean Cocteau. Ce riche inventaire permet bien entendu de retracer l'ensemble de sa carrière filmique et de découvrir les influences subies, les collaborations avortées, les rencontres et les connivences avec les personnalités du cinéma les plus importantes du XXe siècle. Pour la période suivant le décès de Cocteau, l'inventaire relève systématiquement l'impact de ses films sur les réalisations cinématographiques du monde entier, et ceci jusqu'à l'époque actuelle. Citations et bibliographie font de cet ouvrage un document de travail unique et indispensable à toute recherche dans le domaine filmique.
Ackerman Gerald M ; Parrish Graydon ; Diebold Chri
Extrait de l'introductionL'histoire du Cours de dessinLe Cours de dessin de Bargue-Cérôme, reproduit ici dans son intégralité, est un célèbre et légendaire ouvrage publié à la fin du XIXe siècle. Divisé en trois parties, il renferme 197 planches lithographiques en feuillets mobiles représentant des modèles dessinés avec précision d'après la bosse et d'après les maîtres ainsi que des académies (nus masculins), organisées selon un ordre de difficulté croissante. Le cours était conçu pour préparer l'élève débutant en arts plastiques, par la copie de ces planches, à dessiner d'après nature, c'est-à-dire d'après des objets naturels ou artificiels du monde réel. Son but, à l'instar de celui du programme d'études de l'École des Beaux-Arts de Paris au XIXe siècle dont il partageait les idéaux, était que l'élève qui l'étudiait puisse en définitive choisir d'interpréter la nature à sa guise, d'une manière idéaliste ou bien réaliste. À l'époque de la publication du Cours de dessin, à la fin des années 1860, il était encore généralement admis que l'imitation de la nature constituait l'objectif principal de l'artiste et que son sujet le plus important était le corps humain. L'expression du sujet dépeint n'avait pas encore était supplantée par l'expression de soi.En dépit de sa rareté et de son caractère aujourd'hui singulier, le Cours de dessin de Bargue-Cérôme est l'un des témoignages les plus importants du dernier grand épanouissement de la composition à figures à la fin du XIXe siècle. L'ambition de cette nouvelle édition est d'enseigner le dessin de figure aux élèves de notre époque, de présenter aux historiens un document essentiel du XIXe siècle et d'édifier le grand public sensible à l'art, les collectionneurs et les amateurs.Les planches du Cours de dessin sont des modèles à reproduire par la copie. Le cours se conforme aux habitudes de l'enseignement artistique du XIXe siècle; il débute par la copie de moulages en plâtre, se poursuit par le dessin d'après les maîtres et s'achève sur les modèles masculins nus (dits académies). Cette division tripartite des activités étant implicite dans les programmes d'études de l'époque, les planches furent publiées sans instructions. Comptant sur la compétence des enseignants et praticiens actuels du dessin de figure académique, les éditeurs du présent ouvrage se sont efforcés d'indiquer comment ces planches pourraient être enseignées aujourd'hui dans un cours de dessin ou utilisées par un élève travaillant seul, tout en saisissant chaque occasion pour expliquer la théorie et la pratique du dessin au XIXe siècle.Cet ouvrage présente également la figure de Charles Bargue (1826/7-1883), un lithographe et peintre connu seulement d'un petit groupe de connaisseurs, de collectionneurs et d'étudiants en arts. On a tenté de dégager sa vie de la légende et de rédiger une biographie sur la base des témoignages peu abondants parvenus jusqu'à nous. Son oeuvre peint est limité: seule une cinquantaine de titres est attestée, dont seulement la moitié a été localisée, la plupart se trouvant dans des collections privées. Son Cours de dessin n'est connu que de quelques-uns, à travers le petit nombre de feuillets isolés et épars qui subsistent ainsi que par l'unique ensemble complet du Cours de dessin qui était connu jusqu'à présent, celui de la National Art Library. Deux autres ensembles complets ont été rendus publics en 1991, à la suite de la fondation du musée Goupil, à Bordeaux. Les planches reproduites dans le présent ouvrage ont été extraites de ces deux ensembles. Afin de compléter cette introduction à Bargue, un inventaire illustré et annoté de son oeuvre peint connu a été également inclus.Les deux premières sections du Cours de dessin étaient destinées aux écoles d'arts appliqués, d'art commercial et décoratif de France. On estimait que, dans le cadre de la production d'articles de commerce et d'industrie susceptibles d'être concurrentiels sur le marché international, les dessinateurs d'objets utilitaires tireraient profit de la connaissance des principes directeurs du bon goût. (Tel était du reste l'argumentaire de la brochure publiée par Goupil et Cie pour promouvoir le cours intitulé Des modèles de dessin). Le bon goût, ou «grand goût», reposait sur la forme classique telle que la définissait le style raffiné de la statuaire antique. De l'association du «grand goût» et de l'étude de la nature résultait le «beau idéal» - l'interprétation de la nature dans sa manifestation la plus parfaite - parfois appelé plus explicitement la «belle nature».