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Avignon à vie
Rambert Pascal
SOLITAIRES INT
10,00 €
Épuisé
EAN :9782846813266
On descendrait. À la vitre du TGVEncore apparaîtraient claires et climatiséesLes images. Quittant le Train Bleu gare de LyonLe ruban adoré jusqu'en gare d'AvignonTon cerveau excité le déroule à nouveau.Bercy Tuiles vernies. Hôtel Chinagora.Puis très vite il se pourrait Créteil je crois:Tours à coques blanches inversées vers le haut.À droite dans le reflet il y a en contrebasDes bassins. Cuves larges d'eaux usées et çaBrille. Déjà seront passés hôtels FormuleUn. Courtepaille. Échangeurs qui ondulent.Dans le carré Premières rayures rayées tennisClub duo ange à carte moins de vingt-cinq ansTablette ouverte et son corsage au goût d'anisSMS au bout des doigts qui dit toi quand?On descendrait. Déjà apparaîtraient au loinDes verdures. On aurait laissé les jardinsOuvriers adorés fûts de deux cents litresBleus où dans l'eau croupie flottent les élytres(...)
Grande salle. Ils entrent. Il dit:STAN. - je voulais te voir pour te dire que ça s'arrêteça va pas continueron va pas continuerça va s'arrêter làon peut pas continuer à toujours tu comprendstoi évidemment toi c'est quelque chose pour toi bienévidemmentde pasde ne pascomment direquelque chose quinon très clairement si tu ne vois pas tu vas le voir onva le voir très viteon le voit déjàtout cela saute aux yeuxça saute aux yeuxévidemment toi c'est quelque chose que tumais ontu ne vas pas pouvoir repousser éternellementc'est le genre de truc qui ne se repousse pason ne repousse pasbien sûr tu as beau diretu peux te camper
Résumé : Où est la nuit ? qui m'aimera ? et la girafe ? et le grand cerf ? et les abeilles ? et l'ours et les colonies de choses volantes et rampantes ? et le ciel ? et l'étendue ? qui peindra l'étendue ? qui parlera de peinture ? qui peindra ? et les étonnements ? et mon grand drap ? et l'amour de mon grand drap blanc ?
Les secrets intimes des désirs, tout cela à vue, sortis avec science et rythme du fond de la nuit noire et profonde qui nous habite. Voir les c?urs, d'une certaine manière donc, sous toutes leurs coutures, le mot est faible, et en rythme, ce qui veut dire en musique aussi, pour ne pas lasser. Raconter l'histoire d'un naufrage terrible et singulier: celui de l'humanité tout entière, ou du moins celui d'une de ses parties les plus irréversiblement et joyeusement prédisposée à disparaître, c'est un peu cela Les Parisiens. Dessinant soudainement sous nos yeux - comme un cauchemar, une nausée depuis toujours réprimée trouvant brusquement la sortie - l'image même de l'effrayante et diffuse certitude: celle d'être, à nous-mêmes et au monde, morts, depuis déjà si longtemps.PASCAL RAMBERT
SI l'art c'est prendre le réel, le déplacer et le montrer sous une forme nouvelle, alors à Gennevilliers, oui, nous allons pendant dix mille quatre-vingt-quinze jours tenter de faire de ; l'art avec la vie. Et voici comment.
Il y a du Bouvard et Pécuchet dans Pippo et Ricardo, les deux "savants" , protagonistes de cette Encyclopédie de phénomènes paranormaux. Le duo réinterroge les lois de l'univers, entre deux parties de ping-pong et la retransmission à la radio d'un match du Real Madrid. Radicalement pessimiste et fondamentalement drôle, l'écriture de Rodrigo García remue plus que jamais le fer dans les plaies du présent. Dans Désolé, mais là j'ai pas le temps, Rodrigo García revient sur la destinée de nos deux savants dont le génie fit même hésiter les membres de l'Académie suédoise : fallait-il leur accorder le prix Nobel de Chimie ou de Littérature ?
Résumé : La fécondité véritable d'Artaud est celle d'un discours qui porte en lui la force d'une pensée sur le théâtre visant à briser les frontières de ce qui est. Comme le rappelait Grotowski : " Artaud est un poète du théâtre, c'est-à-dire un poète des possibilités" . C'est cette ouverture des possibles qu'il faut chercher dans les textes d'Artaud, en n'oubliant pas de se rappeler sa vision de la force des mots, habités par une énergie capable de rejoindre la force des gestes. De cette fusion de moyens d'expression chargés de force naîtra, pour le théâtre, un pouvoir d'efficacité comparable à une authentique action magique. Une efficacité capable d'atteindre le spectateur dans son esprit mais aussi dans son corps. Peut-être pourrait-il en être ainsi pour certains lecteurs ... La beauté mais aussi la difficulté des textes d'Artaud vient aussi de l'importance de leur dimension poétique, de l'énergie d'une parole qui s'avance par métaphores et se charge de visions. Mais de visions dessinant pour le théâtre un horizon limite vers lequel se diriger, traçant ainsi un chemin vers la quête de réponses concrètes. En effet la pensée du théâtre qu'il propose n'en porte pas moins en elle, dans sa radicalité, l'ouverture aux enjeux concrets de la mise en scène dans son travail sur le langage, sur l'espace, sur le jeu de l'acteur, sur la relation au spectateur. Artaud n'ignore rien de la matérialité scénique, mais il la charge d'une signification qui doit dépasser cette simple matérialité. Les textes d'Artaud tracent le chemin vers un modèle rituel que les grandes expériences des années soixante (Brook, Grotowski, le Living theatre, Barba) se sont réapproprié et qui habite encore certaines expériences contemporaines comme celle de Romeo Castellucci.
Résumé : Quand un cri d'indignation traverse péniblement le brouhaha que le mal entretient, une meute d'experts s'empresse d'assourdir ce cri. Quand un citoyen met en évidence l'ignominie d'une pratique, on lui répond que cette pratique, bien qu'ignominieuse, est légale. Nous, les ligués, ne croyons pas que la loi justifie. Nous défendons une justice supérieure, et c'est l'oeil fixé sur les vérités éternelles que nous égorgeons un démon. C'est le coeur tranquille que nous poursuivons et punissons et purifions les cavaliers qui sèment la misère dans leur course effrénée. Après sept ans d'absence, Zarkariya de Sortes profite des funérailles de sa grand-mère pour revenir dans la maison de son enfance. Le jeune homme - membre d'une ligue religieuse meurtrière - fait son retour pour rétablir la justice au nom des innombrables victimes silencieuses du laboratoire pharmaceutique dont Adrien - son oncle, puis père adoptif - est l'actionnaire majoritaire.