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Sociétés contemporaines N° 125, 2022 : Le travail de la critique
Rambaud Elsa ; Siméant-germanos Johanna
SCIENCES PO
19,00 €
Épuisé
EAN :9782724637540
Le dossier que ce numéro consacre au travail de la critique se propose d'en renouveler la compréhension à partir d'une sociologie des mondes réels dans lesquels cette activité s'exerce. Sahar Aurore Saeidnia s'intéresse ainsi aux élus locaux bénévoles de Téhéran qui, en investissant les espaces du temps libre, parviennent à revendiquer des formes plus horizontales du pouvoir tout en se conformant à certaines valeurs. Florence Brisset-Foucault étudie la résistance ouverte et "par le haut" déployée par les critiques des élites politiques en Ouganda dans une presse supposée complaisante durant les années 1980. Bérénice Crunel montre les paradoxes d'univers à forte tradition contestataire tels que les syndicats, qui peinent à avoir des échanges avec leur hiérarchie, alors que leurs principales revendications ont été entendues. Nicolas Fischer explore le travail critique, supposé distancié, des membres du Contrôleur général des lieux de privation de liberté, alors qu'ils appartiennent à des institutions pénales ou répressives. En Varia, l'enquête d'Océane Perona dans un service d'investigation sur les violences sexuelles montre que le travail de qualification des récits des plaignantes consiste en l'écriture d'un script pénal de sexualité contrainte comportant une double dimension : situationnelle et relationnelle. Mathilde Darley analyse le procès pour traite des êtres humains comme ultime instance de qualification des faits et, surtout, de la qualité des victimes. La rubrique En lutte revient sur les différentes réformes de l'enseignement supérieur et de la recherche menée pendant le premier quinquennat d'Emmanuel Macron et leur remise en cause par un grand nombre chercheur·e·s au nom de la défense des libertés académiques.
Résumé : Le jour, Jessie vit un cauchemar. Au collège, on la harcèle. A la maison, ses parents se disputent. Et pour couronner le tout, à 13 ans, elle est myope comme une taupe. La nuit, Jessie est prisonnière d'autres cauchemars. Elle se "réveille" dans une maison qui grince, pleine de courants d'air et de portes fermées, qu'il lui faut à tout prix ouvrir. Mais au coeur des ténèbres, il reste pourtant un peu de lumière : dans une forêt au fond du jardin l'attendent, chaque mercredi, Alice et ses dingueries. Ici, les escargots font la course et les grenouilles savent compter. Et puis, il y a Gaspard...
Rien de mieux qu'un mot d'ordre, avait jugé le vieil excentrique, pour faire irruption dans le coeur d'un garçon, cette cire tendre que marque le doigt. Sans doute entendait-il trouver en l'adolescent timide qui les observait à la dérobée, lui et ses filles, l'étonnement nécessaire au premier de ses vices (au plus vif de ses plaisirs) : le goût du scandale. Et comme un que son panache empêche de penser jamais aux dégâts ni à la dépense, il avait jeté les deux soeurs en pâture sur le devant de la scène. La scène ? Le Paradis, un bar du continent, où le garçon travaillait comme serveur pour la saison d'été." Par goût de faire advenir ce qu'il redoute et pour se mettre face à ses propres contradictions, Jacques Dupréel invite l'étudiant épris de sa fille cadette à passer le mois d'août sur une ile étrangère, où lui et sa famille vivent parmi la population indigène. Désir de la chair et concupiscence de l'oeil... travaux pratiques.
En 1833, Balzac envisage d'écrire un roman racontant la bataille d'Essling, qui oppose en 1809 les soldats de Napoléon à l'armée autrichienne, mais il meurt sans avoir eu le temps de mener à bien son projet. Patrick Rambaud raconte cette première grande hécatombe de la guerre moderne dans un récit minutieusement documenté et vivant, où se côtoient grognards et officiers, médecins et maréchaux - Lannes, Masséna... - autour de la figure fascinante et inquiétante de Napoléon. Chaleureusement accueilli par la critique, La Bataille a été couronné par le Grand prix du roman de l'Académie française puis par le prix Goncourt 1997.
Résumé : "Notre Magnifique Majesté étudia de longues années au lycée jésuite de la Providence, à Amiens, où il cultiva sa façon de voir le monde. Les jésuites étaient en même temps autoritaires et bienveillants, distants et familiers, supérieurs et humbles, ni pour ni contre mais les deux à la fois. Quiconque a reçu leur éducation en reste marqué à vie". Un soleil nouveau s'est levé sur la France. Est-ce Austerlitz ? Ou bien le sacre ? Au printemps de l'an de grâce 2017, Emmanuel le Magnifique est entré dans l'histoire, costume de banquier et sceptre à la main : jeune prince à la voix grêle, aux régiments start-up, annonçant un monde rénové... Entre House of Cards et Game of Thrones, voici la chronique facétieuse et attendue d'un règne si neuf qu'il ressemble aux précédents. Un portrait infiniment cruel et savoureux. Jean-René Van der Plaetsen, Le Figaro magazine. Désopilant, drôle, par moments irrésistible. Jean-Claude Raspiengas, La Croix.
Monique Dagnaud est sociologue au CNRS, enseignante à l'EHESS et à l'INA. Sociologue des médias, elle a publié de nombreux ouvrages dont Les Artisans de l'imaginaire, La Teuf, Essai sur le désordre des générations.
Deux degrés, cela semble peu, mais c'est énorme. La température terrestre a déjà augmenté d'un degré depuis l'époque préindustrielle. Les émissions de carbone liées aux activités humaines en sont les premières responsables. Des bouleversements climatiques sont en cours et leurs impacts ne vont que s'aggraver. Il est presque sûr que nous ne tiendrons pas l'objectif, solennellement acté par les gouvernements du monde, de contenir le réchauffement climatique en dessous de 2 °C. La raison de cette incapacité tient à la triple dépendance de nos sociétés (technique, économique, culturelle) aux énergies fossiles, qui en constituent un soubassement aussi diffus que puissant. La science nous annonce qu'à ce rythme le pire est à craindre. Mais cela n'induit pas une fuite individuelle. Nous devons, au contraire, faire face collectivement. Constatant l'impossibilité actuelle de changer radicalement nos modes de vie et d'organisation, ce livre nous engage néanmoins à suivre plusieurs voies réalistes d'adaptation et de réforme pour préparer un futur moins sombre.
Résumé : La pratique diplomatique a connu plusieurs mutations majeures : elle n'est plus l'apanage de l'Etat et de ses agents, elle use d'instruments d'une technicité croissante, elle investit de nouveaux territoires de négociation. Ces changements ont suscité un regain d'intérêt pour l'analyse de la scène diplomatique par de nombreuses disciplines, de la science politique des relations internationales à l'histoire, en passant par la sociologie. Premier Manuel de diplomatie en langue française, cet ouvrage aborde toutes les dimensions de l'institution diplomatique au XXIe siècle, en la situant dans son évolution historique et en présentant ses aspects classiques comme ses nouvelles formes d'expression. Le livre s'organise en trois parties : vecteurs : bilatéralisme, multilatéralisme, négociation et médiation, nouvelles technologies de l'information et de la communication, diplomaties de clubs et de groupes, paradiplomatie, rituels et protocole ; acteurs : Etat, organisations intergouvernementales, régions (sub- et supra-étatiques), parlements et collectivités territoriales, individus ; secteurs : culture, entertainment, environnement, économie et entreprise, expertise, défense et humanitaire.
La crise des réfugiés qui secoue l'espace européen depuis 2015 a mis en lumière l'incapacité des institutions politiques à fournir des réponses satisfaisantes à tous les profils de migrants. Fruits de globalisations contradictoires, les flux migratoires s'accélèrent à travers le monde. Alors même que des frontières se ferment et que des murs s'érigent, les catégories de migrants et de réfugiés se brouillent, les pays de départ deviennent pays de transit et d'accueil et inversement, le contenu de la citoyenneté se diversifie, l'expression d'un droit à la mobilité des personnes émerge partout dans le monde. Réel enjeu planétaire, longtemps oubliées des grandes questions mondiales, les migrations transforment et affectent les relations internationales, redéfinissent la souveraineté des Etats. Elles disent surtout l'urgence d'une diplomatie nouvelle intégrant leur gouvernance mondiale et régionale.