Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
LA CRISE DU ROMAN. Des lendemains du Naturalisme aux années vingt
Raimond Michel
CORTI
24,75 €
Épuisé
EAN :9782714301086
Si la crise du roman avait une portée un peu profonde, c'est qu'elle était un des symptômes d'un drame intellectuel. On entrait, dès la fin du XIXe siècle, dans un monde où faisait défaut la certitude: la science paraissait avoir trahi beaucoup d'espoirs aux yeux des hommes de cette génération. Peu à peu, l'apport du bergsonisme, puis celui du freudisme et de la nouvelle physique remettraient en question toutes les structures sur lesquelles on vivait: psychologiquement, la guerre de 1914 portait le coup de grâce à un monde qui se croyait encore solide. De 1880 à l'après-guerre, on voyait se dissoudre la notion d'individu et de caractère: le moi apprenait bientôt qu'il s'échappait à lui-même et qu'il était miné de conflits souterrains. Il apprenait aussi qu'il usait d'une notion du temps qui lui était commode; mais qu'elle lui masquait ce qui faisait l'essence de sa vie: la durée. Et voici que la science se mêlait de rappeler à grands fracas ce que les moralistes avaient si souvent aperçu: que tout observateur est enfermé dans un point de vue limité; que nul ne peut prétendre posséder sur le réel une vue omnisciente: le contact était définitivement perdu avec l'absolu. Les romanciers n'avaient plus qu'à assimiler ces révélations et donner des images de ce monde cassé. Ils l'ont fait d'abord avec un culte de l'art et de la beauté qui reste la marque de ce temps que nous avons étudié: toute une culture entreprenait alors de rendre compte d'une crise de la culture. C'est à cette rare alliance qu'on doit les grandes ?uvres où s'affirmaient la complexité de la personne, la découverte de la durée intime, la relativité des points de vue et les déformations que font subir au réel ces légères aberrations d'optique si propres à susciter des merveilles. "Ulysse", "Les Faux-Monnayeurs", "A La Recherche du Temps perdu", "Contrepoint", témoignaient d'un drame intellectuel qui passait de beaucoup ces réussites littéraires, mais dont elles étaient le précieux reflet.
Discipline relativement récente, la médecine évolutionniste s’appuie sur l’approche darwinienne de la sélection naturelle pour comprendre comment celle-ci agit sur l’évolution du corps humain et de ses pathologies. Alimentation, maladies infectieuses, cancers, maladies mentales, procréation, sommeil, sénescence… autant de domaines dans lesquels une approche évolutive peut influencer la médecine (différence entre les femmes et les hommes, adaptations locales, etc.). Comme toutes les disciplines nouvelles, la médecine évolutionniste suscite des débats parfois vifs, voire idéologiques, alimentés par de nombreuses idées reçues. Au travers d’explications précises et d’exemples concrets, Frédéric Thomas et Michel Raymond nous font découvrir la médecine sous un jour différent et passionnant.
Dans cette nouvelle édition de Sur trois pièces de Jean Giraudoux, Michel Raimond a ajouté de précieuses données relatives à La guerre de Troie n'aura pas lieu (1935), Electre (1937) et Ondine (1939) : représentations, accueil critique, génèse et caractères généraux de l'oeuvre. Cet apport vient féconder l'analyse, qui se déploie suivant trois lignes de force : l'inscription de ces pièces dans le contexte social et politique de leur époque (les années précédant la seconde guerre), l'hypothèse psychocritique que ces oeuvres expriment un "mythe personnel", enfin le rapport de celles-ci avec leurs pendants dans le théâtre antique. Cette question est ici particulièrement approfondie : que représentaient au juste ces "classiques grecs" aux yeux de Giraudoux ? Plus que de simples "modèles" se prêtant à l'imitation, ces tragédies hantées par le thème du destin constituaient un "prétexte" pour Giraudoux : prétexte au développement de ses idées, de ses situations et de ses archétypes théâtraux si particuliers, si difficiles à cerner. Mythe contre mythe donc, mais pas "mot pour mot". Giraudoux, sur le plan stylistique, a forgé un langage vraiment nouveau, mais presque insaisissable. Michel Raimond étudie ce point crucial en recherchant l'inexprimé du langage giraldien et en montrant que la singularité extrême de celui-ci ne permet guère de considérer Jean Giraudoux comme l'un des précurseurs du formalisme littéraire, comme on a souvent été tenté de le faire.
L'idée que nous "descendions" du singe via des créatures aussi pittoresques que notre ancêtre Cro-Magnon n'est toujours pas pleinement acceptée. Nous sommes pourtant soumis, comme les autres animaux, au grand jeu de l'évolution. C'est ce que montre ici, en toute simplicité, mais avec toutes les références scientifiques requises, un spécialiste de "biologie évolutive". Pourquoi y a-t-il de plus en plus de myopes? Faut-il combattre la fièvre? La polygamie est-elle liée au régime politique? L'homosexualité a-t-elle des origines biologiques? La crise d'adolescence est-elle une invention récente? Pourquoi l'aîné est-il plus favorisé que le cadet? Les hommes et les femmes pensent-ils de la même façon? La théorie de l'évolution, en donnant des explications qui remontent parfois très loin dans le passé, apporte sur ces sujets comme sur bien d'autres un regard neuf et passionnant: nul doute qu'à la lecture de ce livre, Cro-Magnon serait devenu un adepte de la biologie évolutive. Biographie de l'auteur Michel Raymond est chercheur en biologie évolutive à l'institut des sciences de l'évolution de Montpellier.
Résumé : Voici un ouvrage élégant dans son écriture, pénétrant dans ses analyses, important dans l'histoire littéraire appliquée au roman : il a fait date. Autant de bonnes raisons de le republier. Ouvrage pionnier paru en 1967, qui propose une vision classique de l'histoire du roman. Classique au sens noble du terme : digne d'être enseigné dans les classes. Car le jugement de Michel Raimond est des plus sûrs : jamais il ne porte aux nues un romancier médiocre ; les textes qu'il retient forment bel et bien le canon du roman français.
Résumé : Ce livre est né de dix années d'affût, et d'un si long regard que l'oeil qui observait s'est peu à peu identifié à l'oiseau qu'il pourchassait. Chasseur pacifique, chasseur d'images, qui a épié les faucons pèlerins dans une vallée débouchant sur les marécages de l'estuaire de la Tamise, entre octobre et avril, quand les étangs désertés se chargent des brumes et des silences de l'automne, des soleils pâlis et des drames de la nature, et qui, à son tour devenu proie, s'est fondu dans le paysage mouillé, s'est fait lui-même roman, journal, livre de nature, poème-jeté, comme l'oiseau, point dans le ciel, parole dans le silence. Ce livre, d'abord publié au Mercure de France, en 1968, était épuisé, nous le rééditons enrichi d'une postface de Francis Tabouret, dans la traduction d'Elisabeth Gaspar, revue.
À la suite d'un chagrin d'amour, Aldo se fait affecter par le gouvernement de la principauté d'Orsenna dans une forteresse sur le front des Syrtes. Il est là pour observer l'ennemi de toujours, replié sur le rivage d'en face, le Farghestan. Aldo rêve de franchir la frontière, y parvient, aidé par une patricienne, Vanessa Aldobrandi dont la famille est liée au pays ennemi. Cette aide inattendue provoquera les hostilités... Dans ce paysage de torpeur, fin d'un monde où des ennemis imaginaires se massacrent, le temps et le lieu de l'histoire restent délibérément incertains dans un récit à la première personne qui semble se situer après la chute d'Orsenna. Julien Gracq entraîne son lecteur dans un univers intemporel qui réinvente l'Histoire et donne lieu à une écriture qui s'impose avec majesté, s'enflamme au contact de l'imagination. Pour Le Rivage des Syrtes Julien Gracq obtint en 1951 le prix Goncourt, qu'il refusa.
Voici rééditée pour la 4ème fois cette seule édition intégrale commentée de l'ensemble des 201 contes des frères Grimm auxquels sont joints les 28 textes qu'ils ont supprimés dans la dernière mouture de leur recueil, et 10 légendes pour les enfants. Nous l'avons cette fois réédité en 1 volume de 1175 pages. Extrait de la presse unanime et élogieuse à la sortie du livre en 2009. Enfin paraît en France la première édition intégrale des 239 contes collectés par les frères Grimm, y compris les censurés, y compris les retranchés. Cette édition est indispensable à tous ceux qui aiment les livres. (...) Il y a au fond du conte, continuant de rêver, en état de rébellion à l'état pur, en état de splendeur à l'état pur, un jadis animal aussi intraitable que l'enfant incorrigible. Pascal Quignard, Le Monde des livres Les contes des Grimm doivent leur magie à la souffrance qui les fixe et la liberté qui les porte. (...) La plupart des auteurs feraient de cet enfer des machines moralistes, des manuels édifiants, ou, pire encore, des romans psychologiques. Ici, rien de tel. Lire est un acte libre. L'imagination est l'action : elle va vite, comme une vie courte réduite à l'essentiel. Philippe Lançon, Libération Classées au patrimoine mondial de l'Unesco, les 239 histoires recueillies par les frères Grimm, " vivent encore aujourd'hui ", comme on dit de leurs héros. Cette nouvelle traduction leur rend fraîcheur et rugosité. Isabelle Rüf, Le temps Soit donc deux beaux volumes, copieusement annotés et soigneusement illustrés (...). Postface, notes copieuses, index précis : l'appareil critique est sans faille, mais jamais pesant ? libre au lecteur de choisir de l'oublier ou d'en faire son miel. Nathalie Crom, Télérama