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La règle de trois
Radoman Vladan
TABLE RONDE
14,39 €
Épuisé
EAN :9782710327554
Belgrade, après le Kosovo. Belgrade, après le Jour des Morts. Belgrade, mauvaise conscience de l'Europe de la bonne conscience... Au retour d'exil, un étrange héros, dément puisque serbe, retrouve les cafés et les ripailles, les filles et les nuits de la ville la plus bombardée de l'histoire. Appelez-le comme vous le désirez, Raka le fou ou Valdjo le dingue. Dites-le ancien écrivain à succès, survivant de guerres oubliées, ex-agent du Parti. Sachez-le surtout assassin impitoyable. Car, si les temps ont changé, les méthodes demeurent. Depuis l'éclatement de la Yougoslavie, guidé par un calendrier connu de lui seul, il erre, obéissant aux ordres de sa vieille maîtresse, cette Voix qui lui commande de tuer sans cesse. Rappelé par l'un de ses amis pour célébrer le souvenir de leur bac, le voilà donc qui retrouve les lieux, les goûts, les senteurs de son enfance. Mais qui rencontre aussi la corruption, l'argent, la débauche... Saoulé d'excès, cédera-t-il à l'abîme des démons ? Ou au vertige des anges ?
Résumé : Comment, après avoir choisi de se retirer au fond d'une forêt d'Europe centrale, se retrouve-t-on aux sources vives de la modernité ? Pourquoi, au croisement des routes, prend-on l'une et pas les autres ? Si Radovan Ivsic a attendu le plus tard possible pour tenter de répondre à ces questions qui l'auront hanté pendant près de cinquante ans, c'est d'abord par souci de ne tirer aucun profit d'une trajectoire qui l'aura conduit d'une solitude délibérée à une ultime proximité d'André Breton. Mais c'est aussi afin d'avoir le plus de recul pour considérer ce qu'auront dessiné les chemins empruntés.
Retarder l'apparition des maladies pour nous faire vivre plus longtemps en bonne santé. L'un des meilleurs biologistes généticiens au monde a trouvé la clef avec laquelle nous allons pouvoir remonter notre horloge biologique et ralentir le vieillissement des cellules. Depuis quarante ans, ce spécialiste en génétique moléculaire et cellulaire analyse les raisons profondes de la corrosion de notre organisme et dévoile les mystères de l'Evolution : pourquoi par exemple l'homme a plus de risques d'avoir un cancer que la baleine et moins que la souris. Tel un Christophe Colomb de la science, ce fils de pêcheurs croates qui a appris à lire en déchiffrant sur la coque le nom des bateaux, a toujours fait ses découvertes en empruntant de nouvelles routes. Cet essai passionnant et accessible dessine aussi le portrait d'un savant hors normes, auteur d'une théorie scientifique qui pourrait révolutionner la médecine.
Cascades regroupe une vingtaine de petits essais qui reflètent les préoccupations de Radovan Ivsic depuis sa jeunesse. La plupart, inédits en français, ont déjà fait l'objet d'une publication dans des journaux, des revues ou proviennent de préfaces d'ouvrages divers ou de catalogues d'exposition. Radovan Ivsic nous rappelle ses positions en matière d'esthétique et de politique, il pratique le contraire de la langue de bois et montre son amour des mots. Il règle au passage quelques comptes avec les surréalistes belgradois qui ont failli en cédant aux sirènes « titistes ». Eluard lui-même n'est pas épargné, qui déclare après-guerre, à Belgrade, que la Yougoslavie « est une forteresse de la liberté ». « Du poète, déclare Ivsic, il ne faut exiger qu'une seule chose : ne pas cesser d'être poète. Mais il cesse d'être poète dès qu'il consent à écrire la langue qui ment, la langue de bois, la langue morte, même s'il aligne des milliers de vers. » Et, justement, ces petits essais illustrent bien la parole de Saint-John Perse, selon laquelle « le poète est la mauvaise conscience du monde ».
Le narrateur est yougoslave, de souche serbe. Enfance à Belgrade, marquée par la guerre. Jeunesse à l'étouffée dans un climat politique... pesant. Soudain, il décide d'interrompre ses études de médecine et de débarquer à Paris, le havre ou l'oasis des "Yougos" candidats à l'exil. Il se retrouve à l'hôpital de Nanterre. En Mai 68, il tombe amoureux d'une baronne, égérie rouge des insurgés de la Sorbonne : ça le change des proxénètes "yougos" de Pigalle. Le tempo s'accélère lorsqu'à la fin de ses études, sanctionnées enfin par un beau diplôme français, il part en Afrique, pendant la guerre du Biafra, avec des confrères qui vont fonder Médecins sans frontières. Après un retour difficile à la vie dite normale, il connaîtra une nouvelle forme de marginalité avec l'amitié-haine d'un Croate dont les délires préfigurent la guerre civile en Yougoslavie. C'est la ballade d'un émigré yougoslave dans les années 60. L'auteur a mêlé fiction et autobiographie, avec une poésie et un humour féroce qui définissent son style. Ce hussard serbe est un honnête homme : trop d'impostures l'ont rendu sceptique. Mais un fond d'idéalisme le sauve du désespoir.
Cette nuit de novembre, il fait 35 degrés à Lille ; le président du Kazakhstan, furieux de voir son pays abandonné par la communauté internationale, a fait exploser ses installations nucléaires et un nuage atomique progresse lentement vers l'Europe de l'Ouest ; Inde et Pakistan s'emploient activement à se rayer mutuellement de la carte à coups de missiles nucléaires ; des bombes sales éclatent de par le monde ; un virus nommé Marburg 2 ravage la France et, en trois semaines, a déjà tué un Parisien sur cinq ; des réfugiés venus de villes submergées par la montée des eaux, telle Copenhague, pillent, violent, tuent, et se font eux-mêmes massacrer par les Forces spéciales mises en place par l'Elysée. (...) Un quadragénaire un petit peu replet, professeur dans un lycée de Roubaix, romancier à ses heures (...). Le livre raconte, entre autres choses, ses belles amour avec... une lieutenante de gendarmerie.
Médée, terrible Médée ! Femme révoltée qui trahit son père, tua son frère pour l'amour de Jason et la conquête de la Toison d'or. Dix ans après, Jason se déprend de Médée et s'apprête à épouser la fille de Créon, roi de Corinthe. Refusant la fuite et le "bonheur, le pauvre bonheur", Médée va continuer à semer le feu... Je t'ai aimée, Médée. J'ai aimé notre vie forcenée. J'ai aimé le crime et l'aventure avec toi. Et nos étreintes, nos sales luttes de chiffonniers, et cette entente de complices que nous retrouvions le soir, sur la paillasse, dans un coin de notre roulotte, après nos coups. J'ai aimé ton monde noir, ton audace, ta révolte, ta connivence avec l'horreur et la mort, ta rage de tout détruire. J'ai cru avec toi qu'il fallait toujours prendre et se battre et que tout était permis", Jean Anouilh.
4e de couverture : Miguel de Cervantès a raconté la vie de don Quichotte jusqu'à son retour au village après sa troisième sortie. À peine le chevalier a-t-il rédigé son testament qu'il rend l'âme, entouré de sa gouvernante Quiteria, du curé don Pedro, du barbier Nicolas, de son écuyer Sancho Panza et de sa nièce Antonia, tourmentée par les nombreuses dettes que lui lègue son oncle et les attentions masculines peu louables dont elle est l'objet, alors qu'elle n'a d'yeux que pour le bachelier Samson Carrasco. Chacun se souvient de l'ingénieux hidalgo et s'interroge sur les intentions profondes qui ont guidé son âme. Mais l'action continue, qui donne à Andrés Trapiello, à Sancho Panza et au lecteur l'occasion de se venger de la bêtise de ceux qui, profitant de sa folie, se sont moqués du chevalier à la Triste Figure.
Quand débute la Seconde Guerre mondiale, Muguet vient à peine de découvrir les plaisirs de la chair et de quitter le nid familial. Bientôt prisonnier des Allemands, il s'évade malencontreusement puis cherche à nouveau le gîte et le couvert, sillonnant l'Europe de cachots en salons princiers, de rencontres fortuites en insolentes conquêtes. Une foule de personnages parcourt les aventures débridées de ce Don Quichotte, qui revient de la guerre comme d'une escapade. L'Europe buissonnière, premier roman d'Antoine Blondin, a reçu le prix des Deux Magots en 1950.