Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Les mystères d'Udolphe
Radcliffe Ann
CULTUREA
28,01 €
Épuisé
EAN :9791041948628
Sur les bords de la Garonne existait en 1584, dans la province de Guyenne, le château de M. Saint-Aubert. De ses fenêtres on découvrait les riches paysages de la Guyenne, qui s'étendaient le long du fleuve, couronnés de bois, de vignes et d'oliviers. Au midi, la perspective était bornée par la masse imposante des Pyrénées, dont les sommets, tantôt cachés dans les nuages, tantôt laissant apercevoir leurs formes bizarres, se montraient quelquefois nus et sauvages au milieu des vapeurs bleuâtres de l'horizon, et quelquefois découvraient leurs pentes, le long desquelles de noirs sapins se balançaient, agités par les vents. D'affreux précipices contrastaient avec la douce verdure des pâturages et des bois qui les avoisinaient ; des troupeaux, de simples chaumières reposaient les regards fatigués de l'aspect des abîmes. Au nord et à l'orient s'étendaient à perte de vue les plaines du Languedoc, et l'horizon se confondait au couchant avec les eaux du golfe de Gascogne. M. Saint-Aubert aimait à errer, accompagné de sa femme et de sa fille, sur les bords de la Garonne ; il se plaisait à écouter le murmure harmonieux de ses eaux. Il avait connu une autre vie que cette vie simple et champêtre ; il avait longtemps vécu dans le tourbillon du grand monde, et le tableau flatteur de l'espèce humaine, que son jeune coeur s'était tracé, avait subi les tristes altérations de l'expérience. Néanmoins la perte de ses illusions n'avait ni ébranlé ses principes ni refroidi sa bienveillance : il avait quitté la multitude avec plus de pitié que de colère, et s'était borné pour toujours aux douces jouissances de la nature, aux plaisirs innocents de l'étude, à l'exercice enfin des vertus domestiques.
Anne Radcliffe est née en 1764 ; c'est en 1794 qu'elle publie The Mysteries of Udolpho, traduits en français en 1797 ; son quatrième roman, et le plus célèbre. Elle mourra en 1823. Si ce n'est pas le premier roman gothique, ou noir (Le Château d'Otrante d'Horace Walpole date de 1765), c'est le plus souvent cité (et imité). Les romantiques anglais, et les Victoriens, lui ont voué un culte. En France, Balzac, Hugo, Nodier, Féval, Sue, se souvinrent d'elle. On ignore ce qui a pu pousser cette petite bourgeoise à la vie ordinaire à raconter des histoires terrifiantes, qu'on appelle "gothiques" en Angleterre parce qu'elles se passent dans des châteaux médiévaux, ruinés ou non, et "noirs" en France parce qu'elles cherchent à provoquer la crainte chez les lecteurs (et d'abord chez les lectrices, seules à lire des romans en ce temps-là) : il est important d'avoir peur, de nuit, dans des paysages menaçants. Les poursuites effrénées, les rencontres horribles, les découvertes macabres prennent alors tout leur sens. Emilie explore le château mystérieux, chandelle à la main, à minuit. La menace (surnaturelle ?) est partout présente. Les séquestrations, les tortures ne sont pas loin. Quel est le dessein du maître des lieux ? Quels sentiments éprouve la jeune fille pour son tuteur et geôlier ? Qui épousera-t-elle, après cette quête de soi à travers les corridors du château, qui ressemblent à ceux de l'inconscient ? Ce n'est pas pour rien qu'un chapitre porte en épigraphe ces deux vers de Shakespeare : "Je pourrais te dire une histoire Dont le moindre mot te déchirerait le coeur." Il s'agit donc d'une grande date dans l'histoire du roman, dans un genre pour lequel la France n'a connu que des épigones maintenant oubliés.
Le Roman de la forêt conte l?histoire de la jeune Adeline, privée de mère et abandonnée par un père mystérieux, qui trouve un précaire refuge auprès de nobles ruinés, au c?ur de l?inextricable forêt de Fontanville, sans savoir qu?en chaque homme qu?elle rencontre se cache un potentiel persécuteur. Confrontée aux macabres secrets du passé et aux injustices du présent, l?héroïne entreprend un voyage où des ruines inquiétantes le disputent à d?effroyables précipices, mais qui lui ouvre aussi les portes de l?art et de l?amour. Publié en 1791, Le Roman de la forêt est le premier des trois chefs d??uvre qu?Ann Radcliffe écrit jusqu?en 1797, avant de s?enfermer dans le silence.
Dans ce deuxième tome envoûtant, Ann Radcliffe nous entraîne plus profondément dans les ombres de l'abbaye mystérieuse où secrets et terreur s'entremêlent. Suivez Adeline, dont le destin se trouve irrémédiablement lié à des chambres oubliées et à des révélations qui pourraient bien défaire son esprit. Tandis que des orages grondent et que des spectres du passé murmurent, chaque page vous plongera dans une atmosphère à la fois sombre et captivante, où le moindre bruit peut être le presage d'une vérité inattendue.
Jacques et son maître voyagent en discutant. On se ne sait qui ils sont, d'où ils viennent et où ils vont. Cependant, on est sûr d'une chose : Jacques est bavard et philosophe. Pour combler l'ennui, il promet à son maître de lui raconter ses aventures amoureuses. Sans cesse interrompu par les incidents du voyage et les nouvelles rencontres, Jacques prouve à maintes reprises, par son ingéniosité teintée de fatalisme, qu'il est le maître de son maître... Monument de la littérature française, "Jacques le Fataliste" influencera toutes le générations à venir et demeure aujourd'hui l'oeuvre la plus commentée. Tel un "Don Quichotte" philosophique, ce roman est une aventure drôle et cocasse où le valet prend l'ascendant sur le maître. De narrateurs en narrateurs, Denis Diderot y livre ses idées sur la liberté et le déterminisme. -
Les mystères de l'univers ésotérique se dévoilent à travers les pages de "La Science des Mages et ses applications théoriques et pratiques" . Ce traité, rédigé par Papus, figure emblématique de l'occultisme du XIXe siècle, nous transporte dans un monde où la science et la magie s'entrelacent. L'oeuvre se situe à une époque où la quête de la connaissance ésotérique était à son apogée, et où les frontières entre le visible et l'invisible étaient explorées avec une ferveur sans précédent. Papus, de son vrai nom Gérard Encausse, nous guide à travers les arcanes de la magie, en exposant des concepts qui mêlent philosophie, alchimie et mysticisme. Ce livre se distingue par sa capacité à rendre accessibles des notions complexes, en les ancrant dans des applications pratiques qui fascinent autant qu'elles intriguent. Les thématiques abordées, telles que l'initiation, l'évolution des rituels et l'interprétation des signes, sont autant de portes ouvertes sur un univers où la pensée rationnelle côtoie l'intuition. Papus, en tant qu'érudit, nous offre une perspective sur la manière dont la magie peut être perçue non seulement comme un art, mais aussi comme une science à part entière. En parcourant cet ouvrage, le lecteur est invité à réfléchir sur la place de l'homme dans l'univers et sur les forces invisibles qui l'entourent. Par l'étude des principes ésotériques, ce livre nous apprend à mieux comprendre les interactions subtiles entre l'esprit et la matière, et à envisager la réalité sous un angle nouveau. Une exploration qui promet de transformer notre perception du monde et de nous ouvrir à des dimensions insoupçonnées.
Résumé : Le docteur Jekyll est un homme bon et loyal. M. Hyde, lui, est un individu étrange, capable des pires crimes. Pourquoi alors Jekyll a-t-il fait son testament en faveur de Hyde ? Pourquoi le laisse-t-il venir chez lui à n'importe quelle heure ? Serait-il victime d'un chantage ? Le vieux docteur Lanyon aimerait bien savoir. Peut-on être à la fois homme de bien et criminel, Jekyll et Hyde ?
Epuis une vingtaine d'années déjà, sur la tombe de tel ou tel mort illustre, très fréquemment un orateur prononce cette phrase : "Il appartenait à la forte, à la vaillante génération de 1830. ". . Cette phrase est comme stéréotypée dans la plupart des oraisons funèbres. Aussi certains moqueurs la traitent-ils de "cliché" , d'observation banale, ou d'exagération de parti. Par le temps actuel, lorsqu'on se rit volontiers des convictions et des principes, ils s'égayent en la reproduisant. Nombre de gensfont chorus, sans savoir pourquoi, mais en suivant le courant des idées du jour. Il n'y a rien à redire à cela. Toute génération possède, incontestablement, le droit de juger, d'imiter ou de renier les actes de la génération qui la précède. A une condition, pourtant, selon la loi du progrès : c'est de faire mieux que sa devancière, c'est de la dépasser.